Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

Le RPG Arc-en-ciel a attendu la dernière minute pour déposer ses listes de candidature pour les élections législatives prévues pour se tenir le 16 février 2020. Le parti au pouvoir a déposé ses listes ce vendredi, 27 décembre 2019, dernier jour de cette étape du processus électoral. Et, la formation politique se montre rassuré de remporter largement ces élections pour avoir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale.

C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé et coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce vendredi, le candidat du parti au pouvoir sur la liste nationale, au compte de la commune de Matam, estime que le bilan du président de la République plaide largement en faveur de son parti.

Décryptage !

Guineematin.com : lors de la dernière convention nationale du RPG Arc-en-ciel, vous avez été désigné candidat sur la liste nationale du parti au pouvoir aux élections législatives du 16 février prochain, au compte de la commune de Matam. Selon vous, qu’est-ce qui a motivé pour choix ?

Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

Souleymane Keita : ça a été une grande surprise pour moi, parce que je n’étais là lorsque les primaires se tenaient. J’étais en mission à Faranah dans le même cadre, c’est-à-dire, faciliter l’arbitrage dans le choix des responsables à la base. C’est surtout les jeunes du parti qui ont insisté à ce que je sois candidat sur la liste nationale. Donc tout a été fait à mon insu. Alors, j’ai accueilli la nouvelle avec beaucoup de ferveur, avec beaucoup d’enthousiasme et surtout avec beaucoup de réconfort moral. Parce que ça signifie que de près ou de loin, les militants se rendent compte de ce que nous apportons modestement pour le rayonnement du parti sur l’échiquier politique national. Donc, je suis très heureux et je l’accepte volontiers. J’ai constitué mes dossiers pour les déposer au niveau de la commission mise en place à cet effet.

Maintenant pour le reste, je crois que la fonction de député est une fonction extrêmement digne. Et en ce qui me concerne, au-delà du fait que je vais travailler conformément à la vision du président e la République et du parti, qui a toujours été une vision progressiste qui consiste à faire en sorte que la jeunesse se porte mieux dans un cadre inclusif, c’est-à-dire de faire en sorte que le vivre ensemble soit davantage encré dans la commune, je travaillerai pour que nous puissions créer des opportunités pour permettre à notre commune de régler les questions à la fois de l’insalubrité mais aussi de l’occupation des jeunes. Vous savez, Matam c’est la commune économique de la Guinée. Et conséquemment, les jeunes n’ont pas suffisamment d’espaces de jeu, de centres où ils peuvent exercer des activités pour assurer leur épanouissement.

En tant que député, j’œuvrerai dans le sens de négocier avec toutes les bonnes volontés, tous les partenaires qu’il faut, en collaboration avec les autres cadres de la commune, pour qu’o puisse attirer ces opportunités au bénéfice des citoyens de Matam, notamment les jeunes, en vue de leur insertion socio-professionnelle ; mais aussi les femmes. Assurer également la salubrité au niveau de la commune. De concert avec les autorités communales, nous ferons en sorte que tout ce qui est bon puisse être attiré vers la commune. Vous savez qu’un député n’a pas d’argent à donner, il n’a pas de budget, mais il peut négocier de bonnes choses au compte de la circonscription pour laquelle il est élu. Et je crois que sur ce plan, ma porte sera grandement ouverte, et je serai à la disposition des populations de Matam pour faire ces démarches.

Guineematin.com : quelles sont les chances du RPG Arc-en-ciel de remporter les élections législatives dans la commune de Matam ?

Souleymane Keïta : on a toujours gagné à Matam. Les dernières élections communales, on a gagné. Nous avons été premier avec 14 conseillers sur les 35. Les autres n’avaient que 8, 9, 10… Par contre, lors des législatives de 2013, l’UFR avait gagné à l’uninominal. Mais, c’était une coalition UFR-UFDG. Mais même avec ça, il n’y avait eu que 300 et quelques de voix entre eux et nous. Et cet échec peut s’expliquer par beaucoup de facteurs : d’abord, on n’a pas fait de bons choix sur les candidats. Ensuite, la campagne n’avait pas été bien organisée. Donc on a tiré les leçons de tout ça, et on est convaincus qu’avec le candidat Mikael Conté, qui est un natif de la localité et qui jouit d’une grande légitimité surtout dans les milieux jeunes, nous sommes convaincus de remporter les élections dans cette commune.

Et sans compter au-delà de tout, sur le bilan du président de la République. Aujourd’hui, le président constitue une garantie pour la victoire du RPG. Parce que les candidats qui vont sur liste du RPG partent au compte de la gouvernance du Professeur Alpha Condé, dont le bilan est éloquemment positif, et pour lequel les populations ont souscrit et continuent de souscrire. Donc, nous sommes convaincus, forts de tout ça, et surtout que nous avons en face une opposition déboussolée, une opposition qui n’a plus le droit d’exister, à cause des figures qui animent cette opposition. Donc, le peuple est conscient que le changement que nous cherchons aujourd’hui est en train de se mettre en place de manière satisfaisante avec la gouvernance du Professeur Alpha Condé. Donc, les gens vont nous suivre, nous sommes convaincus.

Guineematin.com : on apprend que pour gagner le maximum de communes, le pouvoir compte présenter plusieurs ministres au scrutin uninominal dans leurs villes d’origine. Qui sont les membres du gouvernement qui seront candidats à ces législatives ?

Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

Souleymane Keita : il n’y a pas que des ministres. Moi, je suis conseiller chargé de missions du président de la République, et je suis candidat. Nous sommes un parti démocratique, nous sommes n parti structuré. Nous avons des militants et nous faisons des alliances avec d’autres partis. Et cela fait partie de notre façon d’aborder les élections.

Qu’un ministre soit candidat à une élection dans une circonscription, ce n’est pas contraire à la loi. La loi dit que quand vous êtes élu député sous la bannière d’un parti politique pendant que vous occupez une fonction autre, la loi vous donne souvent huit (8) jours pour renoncer soit à votre poste de député, soit à votre fonction ancienne.

Donc, il n’y a aucune incompatibilité. Il appartiendra aux personnes concernées de réunir les autres critères pertinents qui peuvent assurer la victoire du parti et c’est ce qui compte. Et là-dessus, aucune hypothèse n’est écartée, aucune perspective n’est écartée à notre niveau. Nous allons passer par toutes les stratégies gagnantes pour assoir notre légitimité définitivement à travers ces élections législatives. Je crois que c’est tout ce qui effraye l’opposition.

Guineematin.com : quels sont ministres candidats et dans quelles circonscriptions ?

Souleymane Keïta : si tout se passe conformément à ce qui est prévu, le ministre Bantama Sow (ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique) sera par exemple candidat à Mamou ; le ministre Zakaria Koulibaly (ministre des hydrocarbures) sera certainement candidat à Mandiana et ainsi de suite. Il y beaucoup d’autres comme ça. Mais je ne m’empresse pas, par ce qu’il y a un travail de derniers réglages qui va être fait et tout va se jouer à ce niveau-là. Mais ne soyez pas étonnés de voir des ministres candidats au compte du RPG au compte de ces législatives.

Guineematin.com : récemment, le président de la République a rendu public le projet de nouvelle constitution, qui est décrié par de nombreux guinéens, amenés par le FNDC. Est-ce que vous croyez que ce texte a des chances de passer, malgré les protestations engagées dans la rue ?

Souleymane Keita : nous, nous sommes convaincu que la majorité des Guinéens souscrivent à l’idée d’une nouvelle constitution. C’est pourquoi nous pensons que ce débat est un débat qui a tout son sens. Maintenant, si vous vous n’êtes pas d’accord sur l’idée d’une nouvelle constitution, vous avez tout le droit d’user les moyens que vous offre la démocratie pour exprimer votre position. C’est le référendum qui nous départage. Le président étant le président élu et jouissant dans toutes ces conditions de la légitimité nécessaire, est dans son plein droit de proposer au peuple de Guinée, une constitution conformément à la loi.

Aujourd’hui, tout le monde sait que la Guinée, en tirant les leçons des neufs (09) ans de gouvernance du Professeur Alpha Condé, nous sommes un espace institutionnel déliquescent. Et nous, en tant que gouvernants, nous pensons que c’est un devoir, au même titre que les grands chantiers qui sont en train d’être réalisés par le président de la République, c’est aussi son devoir de doter le pays d’un espace institutionnel plus abouti, plus assaini et qui garantit la continuité de l’Etat, l’avenir de la Guinée mais aussi, qui prend en compte les aspirations profondes, tout en prenant soin de les faire approuver par référendum comme le veut la démocratie.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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