La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc a rendu public le bilan de ses réalisations en 2019. Dans son communiqué relayé par l’agence officielle Maghreb Arabe Presse (MAP), cette direction a annoncé l’arrestation de 27 317 candidats à la migration irrégulière, dont 20 141 individus de nationalités étrangères au cours de l’année qui s’écoule.

Depuis quelques années, le Maroc est considéré comme un leader international en matière de migration, à cause du nombre important de candidats à l’immigration clandestine vers l’Europe, qui prennent le départ sur ses côtes. Pour inverser la donne, le pays est aujourd’hui en train de déployer de gros efforts pour lutter contre ce phénomène, devenu actuellement une préoccupation mondiale. Et, pour y arriver, le royaume chérifien procède à des arrestations de candidats à cette pratique et au démantèlement des réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains et l’organisation de la migration clandestine.

Selon un communiqué de la direction générale de la sûreté nationale marocaine, 505 organisateurs d’opérations de la migration clandestine soupçonnés d’être impliqués dans 62 réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains et l’organisation de la migration clandestine ont été arrêtés au cours de l’année 2019 dans le pays. Le même communiqué précise que 27.317 candidats à la migration irrégulière, dont 20.141 de nationalités étrangères ont été arrêtés, et 3.021 faux documents de voyage ou pièces d’identité ont été saisis au cours de cette année qui s’achève.

Des Guinéens dans le lot 

Dans son communiqué, la direction générale de la sûreté nationale marocaine ne cite pas expressément les pays d’origine des 20.141 migrants irréguliers de nationalités étrangères, qui ont été arrêtés au cours de l’année. Mais, il n’y a pas de doute que des guinéens soient parmi ce groupe.

Au cours du mois de septembre dernier, près de 200 guinéens avaient été arrêtés à Nador, une ville située au nord-est du Maroc et à quelques kilomètres à l’est de l’enclave espagnole de Melilla. Ces arrestations avaient eu lieu après la mort suspecte d’un ressortissant guinéen dans la forêt de Nador, où étaient retranchés plusieurs migrants qui voulaient rallier les côtes européennes.

En plus, au cours de l’année 2019, des guinéens (en majorité des candidats à l’immigration clandestine) vivant dans le royaume chérifien, ont alerté à plusieurs reprises sur des cas de chasse à l’homme des services de sécurité marocains, visant des migrants dont des guinéens qui se trouvent en grand nombre dans ce pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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