Gestion du CNOSCG : Abdoul Sacko annonce une plainte contre Dansa Kourouma

Abdoul Sacko, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) a organisé une assemblée générale à Dabola, au centre de la Guinée, le 28 décembre 2019. Au terme des travaux, Dr Dansa Kourouma a été reconduit à la tête de l’organisation faitière de la société civile guinéenne pour un nouveau mandat de cinq ans. Des voix discordantes se font déjà entendre pour dénoncer la tenue de cette assemblée générale qui violerait les textes de la structure.

C’est le cas d’Abdoul Sacko, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry (CROSC) qui a annoncé des poursuites judiciaires contre Dansa Kourouma. Il l’a dit dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce mardi, 31 décembre 2019.

D’entrée de jeu, Abdoul Sacko, président du CROSC a fait savoir que Dr Dansa Kourouma l’avait contacté pour lui faire part de l’organisation d’un pré-congrès sobre au niveau des régions. Ce qui n’est pas conforme, dit-il, aux textes qui régissent le CNOSC. « Les pré-congrès ne sont pas prévus par nos textes de loi. Il ne s’agit pas dans des moments d’organisation de l’Assemblée Générale, d’inventer des termes qui n’existent pas. Quand nous avons reçu un mail partagé avec les démembrements à l’intérieur du pays où il est mentionné que le 28 décembre prochain, le CNOSCG entend organiser une AG portant pré-congrès, quand nous avons vu portant pré-congrès, nous avons pris la peine d’écrire au CNOSCG. La question de pré-congrès n’est pas prévue par les textes de loi. Deuxièmement, l’AG au niveau du CNOSCG obéit à un processus qui part de la base au sommet. Il se trouve que le renouvellement au niveau des régions n’est pas terminé, parce qu’il est prévu que c’est le bureau national qui supervise la mise en place des conseils régionaux ; les conseils régionaux supervisent la mise en place des conseils communaux et les conseils préfectoraux ; les conseils communaux et préfectoraux supervisent la mise en place des conseils de zone et les conseils sous-préfectoraux. Alors, comment vous pouvez organiser un congrès pour des électeurs qui ne sont pas d’abord conformes à nos textes de loi ? Ça, c’est une violation des documents statutaires », a-t-il dénoncé.

Fustigeant cette violation des textes de loi qui régissent le fonctionnement du CNOSCG, Abdoul Sacko pense que « cela n’honore pas les acteurs de la société civile qui s’évertuent à faire le monitoring des processus électoraux, qui veulent que les processus électoraux suivent des dynamiques de transparence, de crédibilité et d’inclusion. Mais, si nous-mêmes pour nos petites assemblées générales, nous sommes prêts à tordre le cou à la loi, comment voulez-vous que nous soyons un modèle, un exemple ? ».

Abdoul Sacko, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry

Au regard de toutes ces violations qui ne leur permettent pas de donner une crédibilité au bureau élu à Dabola, avec à sa tête Dr Dansa Kourouma, Abdoul Sacko annonce une série d’actions. « On a averti tout le monde par rapport à la situation. La deuxième étape, nous avons informé les partenaires et les autorités. D’abord, nous ne reconnaissons pas ce qui a été mis en place à Dabola. Ce n’est pas une question de personne, mais une question de violation des principes qui régissent le fonctionnement de l’institution. Par rapport à cela, nous allons passer encore à d’autres actions les 12 jours à venir en interpellant les autorités compétentes par rapport à la chose ; pour annulation de ce qui a été fait. Mais, la personne qui est le chef d’orchestre de cela, nous allons partir avec elle encore, ce n’est pas exclu, en justice », a annoncé Abdoul Sacko.

Enfin, Abdoul Sacko soutient que le CNOCS est une institution qui ne va pas tomber si bas à travers les agissements de certains individus. « Des crapauds habillés en peau de lion ne nous intéressent pas. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’institution là. Le CONSCG est un patrimoine national, il est venu de loin. Il y a eu des guinéens qui se sont sacrifiés, les guinéens ont cru au CNOSCG pendant près de 20 ans, on ne doit pas, journalistes, citoyens moyens, et tout guinéen conscient du parcours démocratique de la Guinée, nous devrons tous nous lever pour que le CNOSCG réponde à son objectif de création qui consiste à être un patrimoine social national », a -t-il lancé.

Contacté pour avoir sa version des faits, Dr Dansa Kourouma s’est abstenu de tout commentaire à propos de cette assemblée générale contestée par une frange de la société civile guinéenne. « Non, je ne peux pas me prononcer sur ça. Si vous voulez équilibrer l’information, c’est celui qui a officié les choses qui est mieux placé pour apporter des éléments », a-t-il lancé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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