Manifs du FNDC : « nous voulons que toute la Guinée dise stop à monsieur Alpha Condé »

Dans le cadre de la bataille engagée contre le changement de la constitution guinéenne et la tenue des législatives au 16 février 2020, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) remobilise ses troupes. C’est dans cette dynamique que le principal parti de l’opposition, à travers une délégation du bureau politique, a conféré avec l’ensemble des responsables des fédérations, des sections et des comités de base de l’UFDG de la commune de Ratoma.

La rencontre, présidée par l’honorable Cellou Baldé, a eu lieu hier lundi 30 décembre 2019, au domicile de feu Souleymane Taran Diallo, ancien maire de Ratoma, a constaté sur place Guineemation.com à travers un de ses reporters.

Cellou Baldé, coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays

Dans son intervention, Cellou Baldé, coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays, a expliqué que cette rencontre avec les responsables du parti à la base vise à les préparer pour les prochaines manifestations du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC), programmées à partir du 6 janvier prochain. « Vous savez que l’UFDG et les partis de l’opposition politique ont décidé de ne pas participer à la mascarade électorale en cours, en tout cas avec le président de la CENI, invitant les Guinéens à aller aux élections le 16 février 2020. Le président de l’UFDG et ses partenaires de l’opposition ont décidé non pas de boycotter les élections ; mais, d’user par tous les moyens et par toutes les voies légales pour empêcher la tenue du scrutin à la date du 16 février 2020. Donc, nous au niveau de la direction nationale du parti, nous avons pris des dispositions pour traduire dans les faits cette décision du président du parti. Nous sommes en train d’organiser dans les fédérations de Conakry et de l’intérieur du pays des animations, des sensibilisations pour faire prendre conscience aux militants et aux guinéens sur la nécessité de lutter pour empêcher la tenue du scrutin à la date du 16 février. Parce que c’est un contournement pour monsieur Alpha Condé afin d’obtenir un 3ème mandat et de soumettre une nouvelle constitution aux guinéens ».

Cellou Baldé a également salué la mobilisation qui a caractérisé cette rencontre. Il a invité l’assistance à faire des campagnes porte-à-porte afin que les manifestations prévues par le FNDC connaissent le succès escompté. « Vous avez vu qu’il y a eu une grandiose mobilisation, toutes les fédérations de Ratoma se sont nobélisées ici, y compris les sections. Nous avons en perspective de rééditer la même chose pour Matoto, pour Matam, pour Dixinn et pour toutes les fédérations de l’intérieur du pays ; mais également, nous allons déployer à partir du vendredi, des missions dans toutes les sections, dans tous les comités de base. Nous voulons que toute la Guinée bouge, nous voulons que toute la Guinée dise stop à monsieur Alpha Condé. C’est son deuxième et dernier mandat, nous n’accepterons pas un fichier bâclé, taillé sur mesure pour donner une majorité de plus de 70% du corps électoral à monsieur Alpha Condé et asseoir une dictature dans notre pays », a-t-il lancé.

Cellou Baldé, coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays

Interrogé sur la stratégie que l’opposition politique compte utiliser pour empêcher la tenue du scrutin du 16 février prochain, l’honorable Cellou Baldé reste évasif. « Les élections, c’est pour les guinéens. Nous allons empêcher la tenue des élections, vous avez vu ça, c’est déjà une mobilisation d’une portion de Conakry. Quand tous les guinéens vont se mobiliser de cette manière-là, et nous en avons l’expérience en 2013, Alpha Condé avait pris un décret pour appeler à la tenue des élections législatives le 30 juin, ce n’était qu’une utopie parce que finalement les élections n’ont eu lieu que le 28 septembre. Et cette fois-ci également, nous allons travailler de manière à influencer le chronogramme en cours », a-t-il prévenu.

D’ailleurs, Cellou Baldé soutient que la priorité aujourd’hui ne devait pas être la tenue des élections législatives pour un président en fin de mandat. « Qu’est-ce qu’un président en fin de mandat a à se préparer à avoir une Assemblée nationale pour une année ? Pourquoi ne pas se mobiliser pour aller à des élections présidentielles avec un fichier biométrique qui reflète le corps électoral guinéen ; après cela, le président qui sera élu, pourra organiser des élections législatives. D’une manière ou d’une autre, en tout état de cause, nous allons nous mobiliser pour que les quatre conditions posées par l’opposition politique guinéenne, à savoir la mise en place des quartiers, des districts et des conseils régionaux, l’assainissement du fichier électoral pour qu’il reflète le corps électoral guinéen, le départ de Me Salif Kébé à la tête de la CENI, et le renoncement de monsieur Alpha Condé à soumettre une nouvelle constitution aux guinéens une nouvelle constitution et à briguer un 3ème mandat, pour que ces quatre conditions-là soient acquises », a-t-il martelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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