Dr. Dansa Kourouma, président du CNOSC

A l’issue d’une assemblée générale organisée à Dabola le samedi, 28 décembre 2019, Dr Dansa Kourouma a été reconduit à la tête du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG). Cette réélection a entraîné des grincements de dents au niveau de certaines structures à la base, notamment au Conseil Régional des Organisations de la Société Civile (CROSC) de Conakry.

Abdoul Sacko, président du CROSC, dénonce cette réélection qu’il qualifie d’illégal et menace de porter plainte contre Dansa Kourouma. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, hier, jeudi 02 janvier 2020, Amara Noké Diabaté, président du CROSC N’Zérékoré, qui a officié les travaux de Dabola, a mis en doute la capacité d’Abdoul Sacko de faire annuler lesdits.

Amara Noké Diabaté

Amara Noké Diabaté, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de N’zérékoré a tenu à apporter des précisions sur la tenue de l’assemblée de Dabola. « Quand vous êtes dans une structure et que vous avez l’intention de communiquer avec vos membres statutaires, vous allez vous réunir pour discuter de façon très approfondie des points qui intéressent le fonctionnement et l’avenir de ladite structure. Cela veut dire que vous allez terminer par une assemblée qui peut être convoquée soit immédiatement ou rejetée à une date ultérieure. Et si les membres statutaires décident de délibérer sur une question, l’assemblée est souveraine et la décision est prise », a-t-il expliqué au bout du fil.

Pour monsieur Diabaté, la présence d’une quarantaine de réseaux affiliés au CNOSCG, des membres du bureau sortant du CNOSCG, des présidents des conseils régionaux ne peuvent que légitimer la rencontre de Dabola. « A Dabola, on a adopté une position qu’il fallait renouveler le bureau. L’assemblée a opté pour l’élection. Il y a eu une lecture du rapport moral et financier du bureau sortant. Et, à la lecture de ces deux documents, l’assemblée a décidé de les approuver sous réserve de quelques amendements. La deuxième étape a consisté à la mise en place du bureau. Comme dans toute démocratie, il y a deux ficelles : ou le consensus, ou le vote. Consensuellement, il y a eu une liste et nous, en tant que président de l’assemblée, nous ne sommes pas limités à cette liste. Nous avons demandé aussi aux réseaux de se retrouver et de faire une autre liste. Ce qui est tout à fait normal. A la reprise, on a confronté les deux listes. Si les autres postes secondaires ont été beaucoup convoités, le poste de président sur les deux listes n’a pas été convoité. Tout le monde a décidé que Dansa Kourouma se succède à lui-même et à l’unanimité avec approbation et acclamation. Le préfet était là et nous lui avons confié un message pour le gouvernement », a-t-il détaillé.

Pour Amara Noké Diabaté, le président du CROSC de Conakry aurait dû participer à la rencontre de Dabola pour porter ses griefs au lieu de s’attaquer à Dr Dansa Kourouma. « Puisque nous sommes tous ensemble, on l’a invité à être à Dabola. Ce qui était normal chez lui. S’il a des griefs, c’est à l’assemblée qu’il faut s’adresser et non au président. Il n’est pas venu à l’assemblée. Donc, je vois mal comment il peut remettre en cause ce qui a été fait. Je ne sais pas de quoi il est fort ; mais, pour nous, en tant que structure du CNOSCG, nous avons mis en place un bureau pour un mandat de 5 ans ».

Pour finir, le président du CROSC de N’zérékoré dit que la réaction d’Abdoul Sacko est un non-événement. « La question est de savoir s’il est dans la légalité pour remettre en cause ce que les autres ont décidé. Posez-lui la question de savoir pourquoi il n’a pas renouvelé son conseil. Est-ce qu’il est dans la même situation que nous ? Je crois que c’est un non-évènement. Nous avons mis en place un bureau et nous allons l’installer officiellement à Conakry », a-t-il martelé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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