Etat civil de Faranah : 855 naissances, 202 mariages enregistrés en 2019

A l’image de nombreuses communes urbaines de la Guinée, les services d’état civil de notre pays ont enregistré une certaine crue courant 2019. C’est le cas à Faranah, où l’on a connu une hausse du taux de fréquentation par rapport à l’année 2018. De 803 cas de naissances enregistrés à l’état civil en 2018, on s’est retrouvé avec 855 cas pour 2019. C’est le même scénario qui a été constaté pour la même période par rapport aux mariages, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un entretien accordé à notre reporter, ce mercredi 08 janvier 2020, le chargé de l’état civil de la commune urbaine de Faranah, Moussa 1 Kéita, est revenu sur les statistiques de l’année 2019. « Du 1er janvier au 31 décembre 2019, à l’état civil de Faranah, on a pu enregistrer comme naissance au total 855 enfants, dont 383 filles. Pour le mariage, on a eu à célébrer 202 mariages durant la même période. Comparativement à l’année 2018, et au niveau de mariage et au niveau de naissances, il y a eu de l’amélioration. Pour 2018, nous avons enregistré 803 déclarations de naissances et 163 de mariages. Donc, il y a eu une forte mobilisation de la population en 2019 vers la commune », a-t-il fait savoir.

Toutefois, l’officier d’état civil de Faranah regrette les retards accusés par les parents dans les déclarations de naissance des enfants. « Je lance un appel à toute la population de Faranah, de déclarer les naissances, mais surtout à temps parce que déclarer une naissance à l’état civil il y a un délai que les gens ignorent. Il est dit qu’après une naissance, les parents ont 6 mois pour venir faire la déclaration de naissance. Mais, ils ne sont pas informés de ça. C’est un problème à notre niveau, si non il y a beaucoup de naissances, mais les gens ne sont pas informés. Quand vous venez en retard, on vous dit de partir à la justice parce qu’après 6 mois, l’état civil n’est plus habilité à faire un extrait de naissance. L’enfant n’aura maintenant que le jugement supplétif, et on ne prend ça qu’à la justice, ensuite vous venez l’état civil transcrire. Si non, votre jugement supplétif ne sera pas valable aussi ».

Par ailleurs, Moussa 1 Kéita a rappelé l’importance d’établir les actes de naissances et ce qui est fait à Faranah pour couvrir les villages reculés de la préfecture. « L’extrait de naissance, c’est le premier acte de l’enfant. En principe, on devrait enregistrer plus que ce qui est enregistré comme ça. Mais, si les gens ne viennent pas et nous aussi on a des difficultés pour aller vers la population parce qu’il y a des districts qui sont éloignés de la mairie. L’année surpassée, on avait mis en place des AC (agents communautaires) dans les districts qui sont dotés de cahiers de village qui servent à enregistrer les naissances dans les villages. Quand ils ont un nombre important dans le cahier, ils viennent vers nous afin d’établir les extraits de naissance à ces enfants qui se trouvent dans ces cahiers de village. Mais, depuis la mise en place de ces AC, ils ne nous ont pas donné satisfaction peut être par manque de motivation. C’est quelque chose dont nous allons parler avec le maire pour que ça change en 2020 ».

En outre, l’officier d’état civil de Faranah regrette la non-déclaration des cas de décès à la commune par les citoyens. « Pour ce qui est des décès, les gens ne viennent pas les déclarer, si non les décès se font en longueur de journée, mais les gens ne viennent pas les déclarer. Imaginez-vous une ville comme Faranah, en une année on n’a pu enregistrer durant une année que seulement 10 décès, dont 3 masculins. Ça veut dire à ce niveau que les gens ne viennent pas déclarer. Donc, on a quelques soucis là-bas. Je demande à la population de prendre au sérieux les déclarations des décès parce que généralement, ceux qui viennent déclarer les décès sont les fonctionnaires qui sont morts, dont les parents ont besoin de leur argent à la banque. Ce sont ceux-là qui viennent nous déclarer les décès », a expliqué monsieur Kéita.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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