Les enseignants de Boffa ont massivement répondu à l’appel du SLECG, dirigé par Aboubacar Soumah, à une grève générale et illimitée à partir d’hier, jeudi 09 janvier 2020. La plupart d’entre eux ont boudé les classes pour se donner rendez-vous à la devanture de la DPE. Ils ont barricadé la rentrée de la direction préfectorale de l’éducation, empêchant les travailleurs d’y accéder, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Minkaïlou Sylla, le secrétaire général préfectoral du SLECG à Boffa, ce mouvement de protestation vise à mettre la pression sur les autorités pour que celles-ci accèdent à leur revendication. C’est-à-dire, leur donner un salaire mensuel de 8 millions de francs. « Ça fait 12 mois qu’on a fait le recensement des enseignants, mais c’est les gens du ministère de l’Education qui sabotent ce recensement et ne veulent pas que les conditions de vie des enseignants soient améliorées.

Donc nous avons jugé nécessaire non seulement d’arrêter les cours, mais aussi de venir barricader le portail de la cour de la DPE pour empêcher les travailleurs d’accéder à leurs bureaux. C’est une grève et illimitée que nous venons d’entamer sur toute l’étendue du territoire national, pas de service minimum. Et tout enseignant qui s’oppose à ça, on va le laver avec ses urines », a laissé entendre le responsable du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée à Boffa.

De leur côté, les membres du SLECG dans cette préfecture affichent leur détermination à mener cette lutte jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Nous sommes là juste pour réclamer notre droit. Comme tout le monde le sait, ce droit c’est l’augmentation de notre salaire. Nous leur avons donné le temps pour qu’ils puissent satisfaire nos besoins, ils ne l’ont pas fait. Tous les Guinéens savent que les enseignants vivent péniblement. On veut que cela change maintenant », a déclaré un professeur d’Anglais.

Il a fallu l’intervention du préfet de Boffa, qui est allé sensibiliser les enseignants, pour que ces derniers acceptent de quitter les lieux. Mais ce vendredi matin encore, ils sont repartis au même endroit pour empêcher les travailleurs de la direction préfectorale de l’éducation d’accéder à leurs bureaux. Ils ont campé sur les lieux jusqu’à 12 heures, avant de se disperser d’eux-mêmes.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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