Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts

Fonctionnaire au ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Pierre Lamah est poursuivi au tribunal de première instance de Kaloum pour faux et usage de faux et usurpation de titre. Le prévenu est accusé d’avoir imité la signature du ministre de tutelle, Oyé Guilavogui, en fabriquant un faux ordre de mission pour assister à un colloque à l’étranger, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 08 novembre 2019, Pierre Lamah s’était fait passer pour le ministre Oyé Guilavogui en signant un faux ordre de mission de voyage qu’il avait envoyé au Système des Nations Unies. Il avait imité la signature du puissant ministre, suite à sa non-désignation parmi les cadres du ministère de l’Environnement qui devaient prendre part à un colloque international. A cause de son attitude, la délégation guinéenne avait été finalement recalée.

Après les débats dans cette affaire, le ministère public, représenté par le Procureur Ousmane Sankhon, a demandé au tribunal de retenir Pierre Lamah, qui serait un récidiviste, dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, il a demandé au tribunal de condamner le prévenu à 3 ans de prison ferme et au payement d’une 5 millions de francs guinéens. « Il a imité la signature d’un ministre de la République. Ce n’est pas la première fois qu’il fait ça. Dans ce pays, nos lois sont bafouées, nos lois ne sont pas respectées et ce sont les cadres de l’administration qui le font au même titre que les autres citoyens ordinaires. N’ayant pas été choisi par son département pour aller représenter la Guinée à un colloque international, monsieur Pierre Lamah a imité la signature de son ministre pour faire un ordre de mission en se faisant chef de la délégation. Les personnes qui ont été officiellement retenues par le Système des Nations Unies n’ont pas pu se rendre au colloque à cause du faux ordre de mission qu’il avait envoyé. Monsieur le président, je vous prie de faire application des dispositions de l’article 585 et suivant du Code Pénal, en le retenant dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, vous allez le condamner à 3 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens », a requis le procureur, Ousmane Sankhon.

Pour son dernier mot avant la délibération, Pierre Lamah, qui avait reconnu les faits à la barre, a demandé pardon au tribunal. Il a plaidé coupable tout en demandant des circonstances atténuantes pour l’intérêt de ses enfants.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 29 janvier 2020 pour décision être rendue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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