Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée

Alors que le syndicat des enseignants, SLECG, est en grève depuis le 9 janvier dernier, le gouvernement guinéen risque d’être confronté à un autre débrayage dans les prochains jours. L’USTG, centrale syndicale à laquelle est affilié le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, menace aussi de déclencher une grève générale et illimitée à partir du mercredi, 22 janvier 2020.

C’est Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée, qui a confié la nouvelle à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi, 17 janvier. Le leader syndical indique que la seule chose qui peut empêcher cette grève, c’est la libération des enseignants membres du SLECG, détenus depuis quelques jours, à la maison centrale de Conakry.

« Si et seulement si on ne libère pas les syndicalistes, les enseignants injustement arrêtés et détenus à la maison centrale, nous irons en grève. Ces enseignants n’ont rien fait. Si on ne les libère pas, nous serons obligés d’être solidaires d’eux. Le délibéré est attendu le mardi, 21 janvier prochain. Si on ne les libère pas ce jour, nous allons déclencher une grève générale et illimitée à partir du mercredi, 22 janvier 2020 », a annoncé Abdoulaye Sow.

Ces mouvements sociaux coïncident avec la protestation engagée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)- structure composée de partis politiques d’opposition et d’acteurs de la société entre autres- contre le projet de nouvelle Constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Ce front prévoit de reprendre la « résistance citoyenne active et permanente », entamée en début de cette semaine, le mardi 21 janvier 2020.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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