La sous-préfecture de Lansanaya, située à une vingtaine de kilomètres de Dinguiraye, dans la région administrative de Faranah, est restée pendant six mois sans administrateur territorial. L’actuel sous-préfet, Fonton Konaté, nommé récemment à ce poste, regrette cette situation et se plaint de nombreuses difficultés qui assaillent la localité où tout est refaire, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Fonton Konaté, interviewé le 13 janvier 2020 sur place par notre reporter, la sous-préfecture est passée six mois sans administrateur territorial. « Moi, je suis muté ici le 7 octobre 2019 en remplacement de Sidiki Traoré, affecté dans les mêmes fonctions à Doako. Mais avant, la sous-préfecture est restée six mois sans sous-préfet. Le sous-préfet adjoint qui était là est décédé entretemps. Donc, je ne connais aucune situation d’ici. De tous les papiers, je ne vois rien. C’est petit-à-petit que je suis entrain de reconstituer les archives et par personne interposée », a fait savoir monsieur Konaté.

Par ailleurs, le sous-préfet a expliqué qu’il n’y a pas eu de passation à service entre lui et son prédécesseur. « Ici, on n’a pas fait de passation de service. C’est une prise de fonction. Le sous-préfet sortant n’a pas fait le déplacement », a-t-il révélé.

Toutefois, le nouveau sous-préfet de Lansanaya se réjouit du climat de paix et de sécurité qui règne dans sa juridiction. « Ici, les gens sont préoccupés de leur quotidien. Voyez-vous, les agents de l’Etat sont tous en poste, le marché hebdomadaire est bondé de monde et il y a la paix et la quiétude partout. Et tout marche à merveille. Si non, vous-mêmes vous l’auriez compris en arrivant ici. Pour le moment, on se réjouit de cette entente entre toutes les communautés », a indiqué Fonton Konaté.

S’il se félicite d’avoir la télévision, la radio nationale et le réseau téléphonique, le sous-préfet déplore la divagation des animaux, notamment les bœufs, qui empêche le développement de l’agriculture. « Les bœufs ne sont pas retenus à temps. Ils divaguent partout. Ce qui empêche les cultivateurs de labourer leurs champs à temps. Et du coup, l’absence de production fait la place à la pauvreté », a déploré Fonton Konaté.

De retour de Dinguiraye, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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