Des responsables de l’Union des Forces Démocratique de Guinée (UFDG) de Mamou, interpellés ces derniers jours par les forces de sécurité, ont été libérés dans la soirée d’hier mardi, 21 janvier 2020. Ils étaient soupçonnés d’avoir déchiré et brûlé les listes électorales provisoires affichées dans certains quartiers de la commune urbaine, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Il s’agit de quatre (4) responsables de l’UFDG de Mamou, principal pari de l’opposition en Guinée, qui étaient soupçonnés d’avoir déchiré et brûlé les listes électorales provisoires affichées à Pétel, Télico, Almamya terrain, Horé Fello, Loppé, Thiewngol et d’autres lieux de la commune urbaine.

L’information sur leur libération a été confirmée par le maire de la commune urbaine, Elhadj Amadou Tidiane Diallo. « Les détenus sont libérés sans condition. Ils étaient au nombre de quatre (4) ».

Le maire en a profité pour demander aux citoyens d’éviter tout acte de vandalisme ou de destruction. « Je demande aux citoyens de Mamou d’éviter toute destruction. Mamou nous appartient, c’est notre bijou ».

S’adressant aux forces de l’ordre, Elhadj Amadou Tidiane Diallo les invite à faire preuve de responsabilité. « Aux forces de défense, qu’elles sachent qu’elles étaient civiles avant d’être policiers ou gendarmes ou militaires. Ils retourneront à la vie civile aussi. Que les agents considèrent donc les civils comme leurs frères et sœurs. Nous leur demandons de considérer les citoyens de Mamou et de les traiter sans violences », a lancé le maire.

Thierno Ibrahima Sow, fraîchement libéré, a fait la prière du crépuscule à la mosquée d’Abattoir 2. Il a saisi l’occasion pour raconter sa mésaventure. « Depuis le samedi 18 janvier, un certain monsieur Barry est venu me trouver à Télico pour m dire qu’il est venu afficher les listes électorales. Mais, il a dit que vous les Peulhs, vous êtes opposés à ça. Je lui ai dit étant un responsable, il doit éviter des propos incendiaires. Le lundi 20 janvier, vers 19 h, les gendarmes m’ont trouvé devant ma boutique, ils m’ont dit de monter dans le pickup. Nous sommes allés à la gendarmerie. Un certain Traoré m’a auditionné, mais concrètement il n’a rien trouvé », a expliqué monsieur Sow.

Pour finir, Thierno Ibrahima Sow invite les dirigeants de notre pays à agir avec intelligence. « Je demande aux guinéens de s’unir pour éviter de subir. Aux responsables, qu’ils comprennent que le pouvoir est éphémère, luttez tous pour la vérité. Il faut que tout le monde, en commençant par le chef de quartier, accepte de faire un ou deux mandats, jusqu’au chef de l’État. Il faut penser à la jeunesse », conseille-t-il.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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