La grève générale et illimitée, déclenchée depuis le 09 janvier 2020 par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), se poursuit sur le terrain. Pendant que le collège de Kipé, dans la commune de Ratoma, a entamé les évaluations ce jeudi, 23 janvier 2020, le proviseur du lycée Kipé se montre hostile aux médias qu’il accuse d’envenimer la situation, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lancée il y a juste deux semaines, la grève du SLECG se poursuit à travers le pays. Malgré tout, au collège de Kipé, les évaluations du premier semestre ont débuté ce jeudi avec 43 surveillants.

Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal du collège Kipé

L’information a été donnée par Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal dudit collège. « Par rapport au calendrier national, le 23 janvier on devait commencer les compositions du premier semestre au secondaire. Si vous avez constaté, les enseignants sont en classe, entrain d’évaluer les élèves. Nous sommes en phase de composition du premier semestre ».

Parlant des présents, le principal a fait savoir que le taux tourne ente 70 et 95 %. « Depuis le 09 janvier, entre 70 et 95 % des professeurs programmés sont toujours présents. Par rapport aux surveillants, nous en avons programmé 53, et c’est 43 qui ont répondu présent. Aujourd’hui jeudi, sur les 424 élèves programmés, 418 sont présents. Ce matin, ils sont entrain de se faire évaluer au compte de la première matière : Dictée et Questions », a fait savoir Abdoulaye Fatoumata Traoré.

Alghassimou Diallo, élève en classe de 10ème année au collège Kipé

Selon Alghassimou Diallo, élève en classe de 10ème année au collège Kipé, la première épreuve s’est bien passée. Il invite ses amis à réviser s’ils ne parviennent pas à venir en classe tout en demandant au gouvernement d’augmenter le salaire des enseignants. « Aujourd’hui, nous sommes en composition. La première épreuve de Dictée-Questions s’est bien passée. Les élèves sont présents, même si on remarque quelques absents. Nous on étudie ici, même s’il y a quelques professeurs qui s’absentent parfois. Je demande aux élèves qui sont affectés par la grève du SLECG d’apprendre à la maison, même si ça n’étudie pas dans leurs écoles. Je demande également au gouvernement d’augmenter le salaire des professeurs pour qu’ils viennent nous enseigner », a lancé le candidat au brevet.

Par contre, le proviseur du lycée de Kipé, Balla Diarra, n’a pas caché son aversion pour la presse. « C’est vous qui nous vendez ici, parce que quand on vous reçoit et qu’on vous dit que tout va bien au lycée Kipé ; le lendemain, les gens viennent pour faire la pagaille ici ».

Balla Diarra, ancien proviseur du lycée Senghor de Yimbaya, a laissé entendre qu’il ne va plus répondre aux questions des journalistes.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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