Depuis plusieurs semaines, les populations de la commune urbaine de Kankan font face à un véritable manque d’eau potable dans les robinets. Pour l’instant, la Société des Eaux de Guinée (SEG), chargée de la desserte en eau, reste surtout muette sur le sujet alors que les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’eau, source de vie, est devenue une denrée rare dans les quartiers de la commune urbaine de Kankan. Une situation qui affecte sérieusement les femmes de ménage, plus que jamais désemparées.

C’est le cas de Salématou Keïta, rencontrée au quartier Sogbè, qui se plaint des bagarres qui éclatent quelquefois au niveau des points d’eau où la desserte est très lente. « Dieu seul sait combien de fois on souffre du manque d’eau. Ça fait deux mois que ça dure. L’eau ne vient à la pompe qu’un jour sur deux. Mais quand ça vient, si tu arrives à recueillir le contenu d’un seul bidon, c’est que Dieu t’a sauvé. Avec ça, tu te demandes s’il faut cuisiner ou prendre ton bain ou l’utiliser pour boire. Il arrive quelquefois qu’on se bagarre à la pompe ici à cause de l’eau », a expliqué la dame.

Ce manque d’eau affecte également d’autres citoyens qui dénoncent la surfacturation dont ils sont victimes. C’est le cas de Yakuba Keïta, un homme de métier rencontré au quartier M’balia. Pour lui, en plus d’être une denrée rare, l’eau est surfacturée par la SEG. « D’abord, l’eau ne nous parvient pas normalement. On en a besoin à tout moment, mais ce n’est que pour quelques instants qu’on nous donne de l’eau. Deuxièmement, c’est au niveau de la facture d’eau. On est surfacturé de façon forfaitaire. On paye plus que ce qu’on consomme. Il faut trouver la stratégie pour qu’on puisse payer l’équivalent de ce que nous consommons », a expliqué monsieur Kéita.

Les citoyens du quartier Dalako, plus précisément ceux du secteur Tabanikôrô, sont les plus affectés par ce manque d’eau. C’est ce qu’a laissé entendre Naman Koulibaly qui soutient que c’est la 4ème année qu’il y a manque d’eau sur les lieux

Sollicité à maintes reprises pour des fins d’explication, Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la SEG, est resté injoignable.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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