Conakry : un espion du pouvoir pris en flagrant délit au siège du FNDC

Mohamed Soumah, membre de la Coordination de la Basse Guinée (COBAG)

Un espion du pouvoir a été démasqué et interpellé ce lundi, 27 janvier 2020, au siège du FNDC, à Kipé Dadia. Après avoir reconnu les faits, l’intéressé a été mis à la disposition des services de sécurité, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Mohamed Soumah, membre de la Coordination de la Basse Guinée (COBAG), a été surpris en train de fouiller des documents et des sacs des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, alors que ces derniers s’entretenaient avec Mohamed Ibn Chambas, le représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’ouest. Les opposants au projet de nouvelle Constitution du président Alpha Condé l’ont pris d’abord pour un voleur. Mais, quand ils l’ont fouillé, ils ont constaté qu’il avait sur lui une carte de membre de la COBAG.

Ils ont constaté également qu’il était en train d’enregistrer tout ce qui se disait sur les lieux à travers son téléphone portable. C’est ainsi qu’ils l’ont forcé à donner son identité et les raisons de sa présence à leur siège. L’homme a reconnu avoir été envoyé par Malick Sankhon, le directeur de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour espionner le FNDC.

« Je suis membre de la COBAG qui est une organisation de la Basse Guinée, dirigée par Malick Sankhon. On m’a envoyé ici pour recueillir tout ce qui passe au sein du FNDC et le rapporter à mes responsables. Moi, je ne sais pas ce qu’ils font de ces informations, je ne fais que les recueillir et rapporter. S’il y a des rencontres du FNDC, ils mandatent quelqu’un pour venir assister. Mais moi, c’est ma première fois de venir ici pour assister à une rencontre », a expliqué l’espion.

Mohamed Soumah précise qu’ils sont nombreux à travailler comme espions sous les ordres de Malick Sankhon et qu’ils n’ont aucun rapport avec les services de sécurité. Il dit avoir accepté de faire ce travail dans le seul but de se faire de l’argent, et demande pardon au FNDC. « Moi, je ne peux que vous demander pardon pour l’acte commis. Parce que votre combat est noble, vous le faites pour tout le monde.

Mais parfois, quand on n’a pas les moyens, on est obligés de faire certaines choses qui ne sont pas normales. Donc, comme chaque fois que nous leur rapportons quelque chose on peut avoir entre 200 000 et 300 000 francs comme prime, on le fait. Parfois même, on peut mentir en disant je suis passé à un endroit et ils ont dit ça et ça. Tout cela pour gagner de l’argent », a-t-il laissé entendre.

Les responsables du FNDC ont mis l’espion à la disposition du commissariat de police de Ratoma.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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