Surprise et indignation, ce sont les sentiments qui animent aujourd’hui les enseignants de la préfecture de Tougué. Plus de 400 d’entre eux n’ont pas perçu leur salaire du mois de janvier. Ces derniers dénoncent des représailles suite à la grève appelée par le SLECG et annoncent qu’ils ne laisseront pas faire, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Mamou.

Après avoir appris le virement des salaires du mois de janvier, les enseignants concernés sont partis comme d’habitude à la banque pour récupérer leur argent. Mais, ils ont trouvé que leurs salaires n’ont pas été virés cette fois. Même s’ils n’ont reçu encore aucune explication sur cette situation, les intéressés pensent qu’elle est liée au fait qu’ils ont observé la grève appelée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, dirigé par Aboubacar Soumah.

Une situation que regrette et déplore Mamadou Saliou Diambar Baldé, l’un des enseignants concernés, joint au téléphone par Guineematin. « C’est un acte qu’on ne va pas tolérer, qu’on ne va pas accepter. Quelle que soit la situation, nous sommes prêts à aller jusqu’au bout. Nous pensons ce n’est pas la bonne manière de nous convaincre de revenir en classe. Il faut que les deux parties (l’Etat et le SLECG, ndlr) se comprennent. Nous, nous sommes prêts à enseigner, c’est notre vocation. Mais, chercher à nous intimider ou bloquer nos salaires ne va pas nous dissuader. Cela ne nous fait ni chaud ni froid », a-t-il déclaré.

L’enseignant annonce que lui et plusieurs de ses collègues dont les salaires n’ont pas été virés sont en réunion pour discuter des dispositions à prendre face à cette situation.

A suivre !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin