La Structure Publiez Ce Que Vous Payez Guinée (PCQVPG) et ses partenaires continuent le combat contre la corruption dans le secteur minier pour que les communautés puissent bénéficier pleinement des revenus des ressources naturelles. C’est dans cette dynamique que cette Coalition, appuyée par OSIWA, a entamé une campagne de vulgarisation du contenu de la loi L/2017/041 AN du 4 juillet 2017, portant prévention, détection et répression de la corruption et infractions assimilées en Guinée. La rencontre de deux jours s’est ouverte ce vendredi, 31 janvier 2020, à Kindia et regroupe plusieurs acteurs, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr Alpha Abdoulaye Diallo de Publiez Ce Que Vous Payez

Dans son discours, Dr Alpha Abdoulaye Diallo de la Coalition Publiez Ce Que Vous Payez Guinée est revenu sur le bien fondé de l’intervention de sa structure dans les zones d’exploitation minière. « Notre principal rôle est d’accompagner la Guinée à accomplir l’initiative de transparence… Maintenant, en fonction de cette mission principale, nous avons aussi une mission d’information, de sensibilisation, et d’accompagnement des acteurs locaux dans les zones impactées. Les acteurs locaux, ce sont les élus communaux à la base, les services déconcentrés au niveau de la base, les ONG et les associations, opérateurs et travailleurs à la base. Donc, notre rôle c’est d’accompagner tous ces acteurs pour le renforcement de leurs capacités, leur donner de bonnes informations pour que les ressources minières soient gérées au bénéfice de la population en construisant des infrastructures scolaires et sanitaires de qualité pour la population, mais aussi des routes et tout le bien être qui accompagne la qualité de vie, pour que véritablement, les zones impactées soient des zones de qualité de vie appréciable ».

Sekouba Nanssoko au service préfectoral de développement à la préfecture de Kindia

Pour sa part, Sékouba Nansoko, en service à la préfecture de Kindia, fonde l’espoir que le contenu d’une telle rencontre fera l’objet de restitution à la base, pour que chaque citoyen puisse comprendre désormais que la lutte anticorruption est une lutte ouverte à tous. « Aujourd’hui, les zones minières qui reçoivent les contributions et développement, les taxes superficiaires, doivent les utiliser à bon escient. Nous pouvons nous baser sur cette Loi pour attaquer n’importe qui sur le chemin de la corruption. Donc, j’ose dire au nom des autorités, que nous nous sommes mis sur le bon chemin. Ce chemin, il nous appartient à tous de s’en approprier. Parce que rien ne sert d’élaborer une loi quand elle n’est pas vulgarisée. Rien ne sert d’élaborer une loi, quand elle n’est pas appliquée. Je pense que les élus présents ici œuvreront inlassablement au respect strict du contenu de la présente Loi portant sur la lutte anticorruption. Nous fondons l’espoir au retour dans vos structures respectives que vous procéderez à une large diffusion de ce contenu pour que chaque citoyen puisse comprendre désormais que la lutte anti-corruption est une lutte ouverte », a lancé monsieur Nansoko.

Pour Gnama Condé, sous-préfet de Friguiagbé, participante à la rencontre, l’idée de lutter contre la corruption dans le secteur minier est d’une grande importance. « C’est une grande importance que cela représente pour moi, parce que nous sommes envahis par notre population sur les méfaits de l’exploitation des mines dans nos différentes localités et vous savez que Friguiagbé est une grande zone de production et on peut dire que 90% de la population est purement agricole. Cette exploitation du côté de Débélé, dans Mambia, par RUSAL, impacte nos cultures, pollue la nature, avec les poussières qui nous créent énormément de problèmes. Cet atelier qui vient maintenant pour lutter contre la corruption est salutaire. Les montants donnés par les exploitants sont éparpillés à cause de cette corruption. Au lieu que ça soit orienté vers les zones impactées qui sont en train de subir ces problèmes, ça sert à autre chose. Donc, les fonds qu’on vient d’énoncer dans la salle, si ces fonds là sont orientés vers nous, les zones impactées, je crois que ce serait une raison pour nous de sauvegarder ces fonds, pour bannir la corruption afin de chasser la pauvreté ».

A l’issue de cette formation, 4 points focaux de veille et d’alerte précoce sur la corruption dans les communes impactées par les activités minières de la préfecture de Kindia seront mis en place.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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