Les procès pour viol, notamment sur mineures, se multiplient dans les tribunaux de notre pays. C’est dans le cadre de la répression de ces actes criminels que le procès de Boubacar Bah, alias Jordan, accusé de viol et séquestration, a connu son dernier virage au tribunal de Dixinn. Dans la journée du lundi dernier, 03 février 2020, le procureur a requis une peine de 10 ans de prison contre lui, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Boubacar Bah, alias Jordan, est jugé au tribunal criminel de Dixinn depuis quelques jours pour viol et séquestration sur la personne de M.S en juin 2017. A l’époque, la victime était âgée de 14 ans. Lors des audiences précédentes, ce chauffeur de profession avait reconnu les faits de viol tout en niant la séquestration mise à sa charge. Les audiences du lundi dernier ont été consacrées aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

A l’entame de ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a rappelé d’abord les faits qui ont conduit cet accusé à la barre. « Ces faits se sont produits au mois de juin 2017, au quartier

Foulamadina, dans la commune de Ratoma. C’est au marché de Foulamadina que le chauffeur Boubacar Bah a trouvé la fille M.S assise, aux environs de 23 heures. Aussitôt, Boubacar Bah l’a interpellée en la conduisant dans la chambre de son compagnon Souleymane, où la fille a été violée avant d’être séquestrée pendant 9 jours. Après l’avoir violé, Boubacar Bah l’a laissée à la disposition de ses petits, dans la chambre. Ceux-ci ont maintenu la fille pendant 9 jours. Donc, la fille a été séquestrée pendant 9 jours à Foulamadina par la faute de Boubacar Bah », a dit le procureur.

Par ailleurs, Daouda Diomandé a fait remarquer que l’accusé n’a pas nié les faits et devrait bénéficier de circonstances atténuantes. « Boubacar Bah a reconnu les faits de viol. Donc, il est de bonne foi. Il a facilité la tâche au tribunal. C’est pourquoi je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité de crime de viol en le condamnant à 10 ans de réclusion criminelle. Dix ans, parce qu’il a reconnu les faits, sinon c’est au-delà. Mais, comme il est de bonne foi, il doit bénéficier de circonstances atténuantes », a requis le procureur.

De son côté, le collège d’avocats constitué pour assurer la défense de l’accusé trouve cette demande du procureur très élevée. Tout en plaidant coupable, les avocats ont demandé au tribunal de ne pas suivre les réquisitions du parquet. « Notre client est un délinquant primaire. Il est honnête et il est de bonne foi. Il a facilité la tâche au tribunal en reconnaissant les faits depuis sa première comparution. On vous demande de ne pas suivre les réquisitions du procureur. Accordez-lui de larges circonstances atténuantes en le condamnant au minimum à une peine de 3 ans », a plaidé maître Emanuel Bamba.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 17 février 2020.

Boubacar Bah est reparti à la maison centrale de Coronthie où il est détenu depuis le 1er août 2017, il ya de cela deux ans et demi.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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