La détermination du président Alpha Condé à changer la constitution guinéenne par une autre qui lui permettrait de rester à la tête de la Guinée continue de susciter des grincements des dents. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG ce samedi, 08 janvier 2020, le député Ben Youssouf Kéïta a alerté l’opinion sur ce qui pourrait arriver aux Guinéens au cas où on laisserait les tenants du pouvoir aller jusqu’au bout.

Tout d’abord, le parlementaire a tenu à rappeler que « l’heure est grave en Guinée », avant de rappeler les différentes péripéties traversées par notre cher pays dans son processus de démocratisation.

L’honorable Ben Youssouf Kéïta a également déploré le nombre de victimes des manifestations politiques depuis 2011. « Nous avons consenti d’énormes sacrifices depuis 2011. Il y a eu plus de 140 morts. Certains ont perdu leurs enfants, d’autres leurs épouses ou époux. Donc, on ne peut plus reculer », estime le député qui dit ne pas être contre le président Alpha Condé ; mais, contre sa politique de vouloir s’éterniser au pouvoir.

Face au référendum prévu le 1er mars prochain, ce médecin et président de la Commission Santé à l’Assemblée nationale prévient. « Le 1er mars, c’est la date limite ! Si le référendum se tient, c’est fini pour l’UFDG, c’est fini pour nous tous et c’est fini pour la Guinée », prévient-il.

Enfin, honorable Ben Youssouf Kéïta a appelé à la mobilisation de tous contre ce projet de 3ème mandat. « Chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour empêcher ce référendum. Ne laissons pas le problème dans les mains des jeunes ou des femmes seulement. C’est une affaire de tous », a-t-il insisté.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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