Cellou Baldé, député uninominal de Labé et coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays

Les élections législatives et le référendum constitutionnel auront-ils lieu le 1er mars 2020 en Guinée ? L’incertitude reste totale autour de cette question. Alors que la CENI continue de dérouler le chronogramme électoral, les opposants promettent d’empêcher la tenue de ces scrutins. L’honorable Mamadou Cellou Baldé, membre du bureau exécutif de l’UFDG et député uninominal de Labé, se dit convaincu que son camp va réussir à empêcher la tenue de ces élections.

Pour éviter donc d’en arriver là, l’opposant demande au pouvoir de mettre fin au processus électoral en cours et de travailler d’abord à réunir les conditions nécessaires à des élections inclusives et équitables. Il l’a dit au micro d’un correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Ce qui est demandé au pouvoir, c’est de suspendre le processus de mascarade électorale en cours, que l’ensembles des partis prenantes se retrouvent pour qu’on puisse finaliser d’abord le processus des élections locales à travers l’installation des conseils de quartiers, de districts et des conseils régionaux, assainir totalement le fichier électoral pour qu’on ait un fichier électoral consensuel et qui reflète le vrai corps électoral guinéen. En ce moment, nous allons nous asseoir, nous projeter pour dire est-ce que ce sont les élections législatives qu’il faut organiser ou bien il faut organiser les élections présidentielles et que le président qui sera issu de cette alternance démocratique puisse organiser après les échéances législatives.

Voilà la vraie question aujourd’hui. Mais, monsieur Alpha Condé cherche une fuite en avant. Il veut juste coupler les élections législatives et le référendum constitutionnel pour obtenir sa nouvelle constitution et son troisième mandat. Mais il nous trouvera sur son chemin. Il n’y aura pas d’élections à la date indiquée du 1er mars en République de Guinée », a promis le député uninominal de Labé.

De son côté, le président Alpha Condé a promis récemment de faire passer coûte que coûte son projet de nouvelle Constitution. Le chef de l’Etat guinéen a d’ailleurs fixé au 15 février prochain le début de la campagne pour le référendum constitutionnel.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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