Mamadou Baldé, président de la chambre de commerce de Conakry

La Foire Internationale de Kaolack (FIKA), ouverte depuis le 25 janvier dernier, se poursuit au Sénégal. En marge des activités de cette rencontre internationale, s’est tenue le vendredi dernier, 07 février 2020, la 7ème assemblée générale de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie d’Afrique de l’Ouest (FEWACCI). Elle a regroupé les chambres de commerce des 15 pays d’Afrique de l’Ouest et a porté sur les mécanismes de facilitation des échanges pour une intégration réussie, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial au pays de la Téranga.

Selon nos informations, la FEWACCI a été créée en 1976 dans le but de représenter les intérêts du secteur privé au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de plaider en faveur d’une plus grande participation du secteur privé dans les décisions politiques. La démarche vise à améliorer le climat socioéconomique pour les investissements privés, les partenariats publics-privés dans le développement des projets d’infrastructures régionales et de bonne gouvernance des entreprises.

Mme Aminata Touré, présidente du conseil économique social et environnemental du Sénégal (CESES)

La cérémonie d’ouverture de cette assemblée générale a été présidée par madame Aminata Touré, présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental du Sénégal (CESES). « Il faut rappeler que la CEDEAO c’est quand même 750 milliards de dollars USD de richesses produits chaque année. Donc, nous produisons de la richesse. Il faut que les chambres de commerce et d’industrie soient au cœur de la planification de notre espace communautaire. Et pour qu’elles soient efficaces, il faut régler un certain nombre de problèmes. Je crois que les textes législatifs sont clairs. Maintenant, il y a ce qu’on appelle de la techni-qualité à réguler et les questions logistiques sont importantes, les questions infrastructurelles. Et pour cela, je voudrais saluer vraiment les efforts énormes que le président Macky Sall a eu à accomplir depuis 2012 qui vont dans le sens d’une meilleure intégration. Je voudrai citer quelques problèmes, dire qu’une des ses priorités sera le train Dakar-Bamako. Il n’est plus à démontrer de l’utilité d’une telle infrastructure. Mais, il y a également d’autres infrastructures…».

Serigne Mboup, président de l’Union des chambres régionales de commerce d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS)

Le président de l’Union Nationale des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal (UNCCAS), Sérigne M’boup, s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre à Kaolack avant d’inviter les Etats et le secteur privé à se battre pour les échanges entre pays africains. « Nous, on a une appréciation de fierté en tant Saloum, en tant que Sénégalais par le fait d’avoir abrité la 7ème assemblée générale annuelle qui regroupe les présidents des chambres de commerce… Le plus important de cette assemblée générale, c’est comment entre africains, on peut faire le commerce. Le président Moustapha Lô dit que les textes sont déjà faits politiquement. Mais, on ne les applique pas. C’est le manque de communication qui nous amène à mal interpréter les textes. Je vois la nécessité de ce genre de réunions. L’Afrique doit être exportatrice en Afrique avant de penser d’exporter ses produits en Europe ou bien aux Etats Unis », a laissé entendre Sérigne M’boup.

Pour sa part, Mamadou Baldé, président de la Chambre Régionale de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Conakry, a exprimé sa satisfaction de prendre part à cette assemblée générale avant de dire qu’elle offre beaucoup d’opportunités dans le cadre de l’intégration sous-régionale. « C’est un sentiment de joie et de satisfaction du fait que ces pays de la CEDEAO doivent ensemble discuter de tous les problèmes qui concernent les secteurs privés de l’Afrique de l’Ouest. La Guinée a été invitée à cette rencontre avec tous les honneurs. Les opportunités sont énormes. Si vous prenez la Guinée, à l’occasion de la journée des chargeurs, nous avons discuté des problèmes de gestion des corridors qui facilitent le transport entre la Guinée et le Sénégal. Avant-hier mercredi, nous avons tenu une réunion aussi avec le Conseil Malien des Chargeurs… Il a été question de la mise en place d’une plateforme à Kaolack qui doit gérer les corridors des pays de l’Union, c’est-à-dire la Guinée, la Gambie, le Mali et le Sénégal pour l’élargir aux autres pays de la CEDEAO. Nous avons aussi discuté avec le directeur général de COSAMA qui gère les navires pour la mise en valeur de la société maritime qui va relier Dakar-Kaolack, Conakry-Freetown et d’ailleurs au besoin, jusqu’à Douala, au Cameroun… ».

Depuis Kaolack (Sénégal), Amadou Baïlo Batouala Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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