Travaux sur les 4 ponts : le casse-tête chinois des usagers du tronçon Conakry-Tanènè

Des travaux sont en cours ce lundi, 10 février 2020, sur les quatre (4) ponts de la route Nationale 2, Conakry-Boké, à l’entrée de la ville Tanènè, dans la préfecture de Dubréka. Ces travaux ont sérieusement ralenti la circulation sur cette voie très fréquentée de la Basse Côte, créant une longue file d’attente d’au moins deux kilomètres. La tension est montée d’un cran sur les lieux cet après-midi d’autant plus que l’attente devient de plus en plus insupportable, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis 7h du ce lundi matin, les usagers du tronçon Dubréka-Tanènè traversent un calvaire indescriptible. Les travaux d’entretien sur les 4 ponts, sur le fleuve Konkouré, situés à la rentrée de Tanènè, ont fait que de nombreux citoyens sont bloqués des deux côtés.

Ibrahima Sory Camara, directeur technique de la Société Métal qui exécute les travaux

Ibrahima Sory Camara, directeur technique de la Société Métal qui exécute les travaux, a expliqué les raisons de la rupture du trafic. « Nous remercions les citoyens pour leur compréhension. Aujourd’hui, nous faisons ce travail, on n’est pas dérangé. Mais, le véritable problème de ces ponts, c’est leur vétusté, ensuite le non-respect des normes. Il y a des grands camions de plus de 100 tonnes qui passent par là, alors que les ponts sont faits pour des poids ne dépassant pas 45 à 50 tonnes. Nous sommes entrain de nous battre avec beaucoup de difficultés pour que les citoyens passent avec moins de retard ».

Pourtant, ce retard est bien une réalité et provoque un véritable calvaire chez les usagers. C’est le cas chez Moussa Soumah qui doit se rendre à Boffa mais qui n’arrive pas à sortir de ce piège. « Vraiment, cette situation nous agace. Moi, je devais aller à Boffa pour travailler et revenir mais je suis bloqué ici et je n’ai même pas pu arriver à mon chantier. Normalement, la société qui travaille ici devait aménager un petit passage pour les véhicules pour qu’ils puissent passer petit-à-petit au lieu de bloquer complètement ».

Mohamed Camara vient de Conakry. Il se rendait à son village pour assister à un enterrement. Déboussolé par ce contretemps, il n’a pas caché sa colère. « Les gens devaient informer les citoyens en donnant l’intervalle de temps de travail. Mais, ils ne sont pas organisés. Ils pénalisent tout le monde. Il y a certains qui vont à des cérémonies très importantes, d’autres ont des programmes chargés, il y a des malades qui ont besoin de soins d’urgence. Mais, tout ce monde est bloqué ici. Je crois que les gens ne respectent pas la dignité des autres et j’accuse l’Etat pour tout ça. »

Devant cette attente interminable, la tension est montée d’un cran. Une dispute a éclaté entre un travailleur de la société Métal et un usager de la route. Il a fallu l’intervention des gendarmes pour calmer les nerfs du passager, décidé à en découdre.

Depuis les 4 ponts, à la rentrée de Tanènè, Abdourahmane N’Diâré Diallo pour Guineematin.com

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