En grève depuis plusieurs jours, les employés du groupe CIS Médias ont repris partiellement le travail à partir de ce mardi, 11 février 2020. Ils ont décidé d’assurer le service minimum en attendant la décision de leur patron par rapport à leur revendication, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Fraîchement rentré d’une mission à l’étranger, Mamadou Antonio Souaré, le patron de CIS Médias, a rencontré les travailleurs, en grève. Deux réunions ont eu lieu le lundi, 10 février 2020, entre lui et les grévistes : la première (avec l’ensemble des grévistes) s’est tenue dans les locaux du groupe de médias, sis au quartier Lambanyi, et la seconde (avec une délégation restreinte) au bureau du patron, situé à la cité chemin de fer, à Kaloum.

Les travailleurs ont expliqué à leur patron les griefs qu’ils ont à l’encontre d’Aboubacry Bâ, le directeur général exécutif de CIS Médias, dont ils réclament le départ. Ils lui ont remis également la pétition signée dans ce sens et contenant toutes les raisons de leur débrayage. Antonio Souaré a promis de leur répondre dans 48 à 72 heures. En attendant, il leur a demandé de reprendre le travail. Une demande acceptée par les grévistes, qui ont décidé d’assurer un service minimum, le temps pour leur patron de bien analyser la situation pour prendre sa décision.

A noter que cette grève, observée par la quasi-totalité des travailleurs de CIS Médias, a déjà fait ses effets. Le directeur de production du groupe, jusque-là non concerné par le débrayage, a rendu sa démission ce mardi, 11 février 2020. Oginau Keuvi dit avoir pris cette décision après s’être rendu compte des mauvais agissements de son plus proche collaborateur, le directeur général exécutif, Aboubacry Bâ. Une première victoire pour les grévistes.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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