Conakry, le 12 février 2020- En date du 31 janvier 2019, le Gouvernement de la République de Guinée a créé une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), pour faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale, conformément à l’engagement pris en ce sens par le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale.

Cette agence, qui est une innovation guinéenne et bénéficie de très nombreux et solides partenariats techniques et financiers, nationaux comme étrangers, anime des débats et suscite l’enthousiasme des populations. En vue de continuer à renforcer la transparence qui a toujours caractérisé le pilotage de l’ANIES, l’Agence estime nécessaire d’apporter des clarifications sur un certain nombre de points :

  1. Sur la charte graphique de l’ANIES

L’ANIES a appris, avec beaucoup d’étonnement, que l’Agence aurait un contrat de charte graphique à 100,000 euros. Outre qu’elle est ridicule, cette information est totalement infondée.

L’ANIES n’a pas de contrat de charte graphique. L’ANIES a un contrat de communication avec un cabinet de communication internationale et la conception d’une charte graphique est incluse dans ce contrat, de même que la réalisation d’un site web, l’accompagnement médiatique nationale et internationale, la conception du logo, l’appui technique et les créations média, l’accompagnement sur les réseaux sociaux, les partenariats médias, etc. Même le contrat global de communication de l’ANIES, qui inclut de très nombreuses prestations, est de très loin inférieur à 100,000 euros.

  1. Sur l’ouverture des postes à la concurrence et la prétendue « vague » de départs de cadres de l’ANIES

À la création de l’ANIES, en janvier 2019, il avait été fait le choix de placer dans l’Agence le Projet Filets Sociaux Productifs, qui devait être clos quelques mois plus tard, en septembre 2019. Tout l’effectif de ce projet, une quarantaine de personnes, a été repris par l’ANIES, y compris les chauffeurs et les secrétaires.

À l’achèvement de leurs contrats le 31 décembre 2019, l’ANIES a fait le choix assumé d’ouvrir leurs postes à la concurrence et, ainsi de ne pas renouveler leurs contrats en leur demandant de faire acte de candidatures aux différents postes. Depuis environ trois semaines, douze (12) postes ont été ouverts à ce titre à la concurrence (huit responsables d’accompagnement communautaires, un économiste, un gestionnaire des réclamations, un administrateur base de données et un administrateur réseaux).

À ce jour, plus de 700 candidatures ont été reçues pour ces douze (12) premiers postes et les services sont en train de traiter les demandes. Aussi, il est prévu d’ouvrir à la concurrence dans les prochains jours quinze (15) nouveaux postes dans l’ANIES, et l’ensemble des demandes sera traitée avec la plus grande transparence. Dans les discussions avec la Banque mondiale, l’ANIES avait accepté, à la demande de ladite institution, de ne pas ouvrir à la concurrence les postes des personnels fiduciaires (responsable administratif et financier, responsable passation de marchés, auditeur interne, comptable). En contrepartie, l’ANIES a exigé qu’un cabinet international de supervision fiduciaire soit recruté pour s’assurer de la rigueur et de la transparence dans la gestion des financements dont bénéficie l’Agence. L’ANIES a en particulier inclut dans le contrat du cabinet de supervision fiduciaire que celui-ci procédera à un état des lieux approfondi des huit années de gestion des Filets sociaux, considérant que l’Agence se doit de prévenir toute situation qui serait susceptible d’abîmer la réputation du programme majeur de partage de la prospérité porté par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale.

Ces deux dernières semaines, le Responsable passation des marchés, le Responsable des affaires financières, l’auditeur interne, l’expert environnementaliste et la responsable communication ont fait d’eux-mêmes le choix de partir. Il s’agit, là, de cinq (5) personnes sur la quarantaine (40) de personnes initialement du Projet Filets Sociaux. Il n’y a donc aucune « vague de démissions » dans l’ANIES.

  1. Sur le contrat d’identification biométrique

Pour le déploiement de ses programmes, l’ANIES a lancé en novembre dernier une identification de ses futurs bénéficiaires. Cette identification prend la forme d’une collecte des données économiques et sociales, en partenariat avec l’Institut national de la statistique (INS), suivie d’un enrôlement biométrique de six (6) millions de Guinéens, avec l’entreprise multinationale IDEMIA.

L’ANIES informe, avec fierté, l’opinion que le contrat d’identification biométrique qu’elle a conclu avec IDEMIA est le contrat d’identification biométrique le moins cher d’Afrique, et l’un des moins chers du monde. En effet, selon un rapport de la Banque mondiale, le coût unitaire d’une identification biométrique se situe entre 4$ et 11$. Le coût unitaire de l’identification biométrique de l’ANIES est de 2,3$, soit très en dessous de la moyenne estimée par la Banque mondiale.

Le contrat biométrique de l’ANIES est le moins cher d’Afrique. Au niveau mondial, seule l’Inde fait mieux que la Guinée. Avec l’Aadhaar, l’Inde a développé la plus grande base de données biométriques au monde (1,23 milliard de personnes enrôlées), pour un coût unitaire de l’enrôlement biométrique à 1,9$, ce coût plus faible s’expliquant par le volume important de personnes. Il convient de rappeler également que c’est IDEMIA, le partenaire choisi par l’ANIES, qui a réalisé l’Aadhaar à 65%. Enfin, le contrat d’identification biométrique de l’ANIES comporte des clauses de réversibilité et des garanties d’interopérabilité, qui placent la Guinée à l’abris de toute dépendance technologique, puisque l’entreprise partenaire aurait l’obligation de garantir, en cas de rupture du contrat, le plein accès et la pleine gestion des données biométriques de l’ANIES.

L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) espère que ces informations vont permettre d’éclairer davantage la lanterne de l’opinion publique et remercie le peuple de Guinée pour son soutien constant depuis la création de l’ANIES. L’ANIES est fière de ses choix et décisions, en particulier de la rigueur et de la transparence de sa gestion technique et financière.  L’ANIES s’étonne, cependant, que des informations aussi aberrantes que celles de ces derniers jours puissent se retrouver dans des médias sans vérification préalable auprès des services de l’ANIES, et ce en violation des principes les plus élémentaires de la déontologie journalistique. L’ANIES se réserve le droit, dorénavant, d’actionner tous les outils juridiques à sa disposition pour agir en diffamation, et préserver ainsi l’intégrité et la réputation de l’Agence.

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Source : ANIES

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