Le procès du Colonel Togbace Maomi et sa mère Gnana Mara, s’est poursuivi hier, jeudi 13 février 2020, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ils sont poursuivis par une citoyenne nommée Maïmouna Soumah, pour des faits de coups et blessures volontaires, menace de mort et enlèvement de bornes. Des infractions qu’ils auraient commises en mai 2018, au quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, a appris un reporter de Guineematin.com qui était au tribunal.

A l’ouverture de ce procès, le jeudi 6 février 2020, les deux prévenus qui comparaissent libres, ont tous rejetés les faits mis à leur charge. De son côté, la plaignante, Maïmouna Soumah, a soutenu tout le contraire. C’est pourquoi, l’audience de ce 13 février, a été consacrée à la comparution des témoins cités dans cette affaire. Dans son témoignage, Siaka Camara, agent commercial, a expliqué devant le tribunal, qu’il a entendu le Colonel Togbace proférer des menaces de mort à l’encontre de madame Maïmouna Soumah.

« Ce jour, j’étais avec le maçon Nako Diop, nous sommes partis pour déposer des agrégats sur le terrain de Maïmouna Soumah. Elle était alors en Angleterre, elle nous a demandé d’amener du sable et du gravier sur son terrain. Mais quand nous sommes arrivés sur les lieux, madame Gnana Mara est sortie de leur cour pour nous dire qu’on ne versera pas quoi que ça soit là-bas, parce que la parcelle appartient à son fils Togbace Maomi ».

Ainsi, poursuit-il, madame Gnana Mara a pris son téléphone pour passer un coup de fil. « Deux Pick-up immatriculés AG (Armée Guinéenne, ndlr) sont arrivés sur les lieux. Quelques temps, après c’est le Colonel qui vient dans un autre véhicule pour nous dire de quitter immédiatement les lieux. J’ai directement appelé Maïmouna Soumah pour lui dire qu’elle m’a envoyé sur un terrain conflictuel. C’est en ce moment que j’ai passé le téléphone au Colonel Togbace pour qu’il échange avec Maïmouna. Le Colonel a dit : si je vois ton pied ici, je vais te mettre à l’agonie. Tu n’as pas les papiers de la parcelle, si tu viens ici je vais te tuer », a témoigné Siaka Camara.

De son côté, le maçon Nako Diop a laissé entendre que lorsque la plaignante est revenue en Guinée, il est parti avec elle sur le terrain pour prendre des mesures au niveau du soubassement. « Dès que nous sommes arrivés, j’avais le centième en main, madame Gnana Mara est sortie pour appeler sa famille. Plus d’une dizaine de personnes sont sorties pour violenter Maïmouna Soumah. Elle a été blessée par un couteau suivie d’injures. Ce jour, le Colonel Togbace n’était pas présent, mais son jeune frère qui est aussi gendarme était présent. Sa maman Gnana Mara et ses enfants et les autres membres de la famille ont administré des coups à Maïmouna Soumah », a-t-il expliqué.

Après avoir écouté ces témoignages, le tribunal a estimé qu’il est nécessaire d’effectuer un transport judiciaire sur le terrain pour mieux être édifié sur cette affaire. Ce transport judiciaire est prévu le vendredi 21 février 2020. Mais avant, les témoignages vont se poursuivre le jeudi prochain, 20 février, devant le tribunal correctionnel de Dixinn.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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