Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La grève générale et illimitée, déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) le 09 janvier 2020, continue de paralyser les cours dans plusieurs écoles publiques du pays. Malgré les combines, menaces et autres coups bas du pouvoir, le SLECG reste droit dans ses bottes. Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, l’a réaffirmé ce samedi 15 février 2020, à l’occasion de l’assemblée hebdomadaire où il a tiré à boulets rouges sur le régime Alpha Condé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Accueilli en héros par une foule d’enseignants au siège national du SLECG à Donka, dans la commune de Dixinn, Aboubacar Soumah a commencé son discours par féliciter ses collègues syndicalistes qui font confiance à sa structure malgré toutes les actions entreprises par le gouvernement pour faire échouer la grève. « Mon devoir est de vous remercier, vous féliciter pour avoir prouvé jusqu’à maintenant que le SLECG est le seul syndicat responsable du sort des enseignants de Guinée. Vous l’avez prouvé à travers tout ce qui s’est passé depuis le début du paiement de la fameuse prime et vous avez prouvé que vous ne connaissez que le SLECG. Dans toutes les préfectures, avant d’arriver à Conakry, les enseignants ont dit non à cette prime. Lola en première ligne a fait une vidéo rejetant les primes, pour dire que seul le bureau exécutif national du SLECG pourrait les faire plier par rapport au mot d’ordre de grève qui ne peut être suspendu que sur la décision du bureau exécutif. Dans beaucoup de préfectures, la décision a été la même. Donc pour cela, je vous remercie ».

Par ailleurs, Aboubacar Soumah a dit sa fermeté devant les revendications du SLECG, à savoir une proposition concrète sur les huit millions GNF pour chaque enseignant et l’engagement des contractuels à la fonction publique. Il invite les enseignants à maintenir le cap jusqu’à nouvel ordre. « J’en appelle à votre conscience, votre détermination pour que cette fois-ci qu’on en finisse, qu’on aille jusqu’au bout, que notre métier soit aussi un métier attrayant. Aujourd’hui, personne ne veut enseigner et nous qui sommes là, on est complètement découragés. C’est cette situation que nous voulons changer. C’est pour cela qu’on s’est engagés dans ce combat et tant qu’on n’arrive pas au bout de ce combat nous ne reculerons pas. C’est le moment ou jamais. Ne reprenez jamais le chemin de l’école tant que nos besoins ne sont pas satisfaits. Continuons à rester à la maison », a-t-il martelé sous les applaudissements nourris des enseignants.

En outre, Aboubacar Soumah s’est félicité de la paralysie des écoles publiques suite à la grève du SLECG avant de tirer à boulets rouges sur le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. « Le ministre Mory Sangaré qui est en train de poursuivre sa tournée à l’intérieur du pays a dit que les cours se tiennent à 99%. Pourquoi il fait la tournée alors ? Ce n’était pas la peine de faire la tournée si les cours se tiennent à 99%. Pourquoi menacer les enseignants grévistes si la grève n’était pas suivie ? Chers camarades, n’écoutez pas ce ministre menteur. C’est en Guinée seulement qu’on peut avoir un tel ministre. Dans notre pays, le mensonge est devenu légion. Quiconque ne ment pas, ne peut avoir aujourd’hui de la promotion. Comme je ne trouve pas un autre mot que je dois utiliser lorsqu’un haut responsable ment ou donne des informations fausses, je ne peux dire que c’est un menteur. Je n’hésite pas de dire à un ministre menteur. Mory Sangaré est un menteur », a martelé Aboubacar Soumah.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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