Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 15 février 2020, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de la formation politique, a répondu au président de la CENI. Maître Amadou Salif Kébé a annoncé, il y a quelques jours, que ce sont les cartes d’électeurs éditées pour les élections législatives du 1er mars, qui serviront aussi à voter à la présidentielle d’octobre prochain. L’opposant a dénoncé une décision illégale et honteuse, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Quand le président de la CENI dit à haute et intelligible voix et avec beaucoup de fierté que ce sont les mêmes cartes d’électeurs qui vont servir à voter aux élections législatives et à l’élection présidentielle prochaine, on se pose des questions. Il est dit dans notre loi, que quand quelqu’un a 18 ans, il doit être dans le fichier électoral ; quand quelqu’un est décédé, on doit enlever son nom dans le fichier électoral. Mais le président de la CENI décide que tous ceux qui vont mourir de maintenant jusqu’au mois d’octobre seront dans son fichier, ceux qui auront 18 ans pendant cette période sont exclus, les Guinéens qui n’ont pas été enrôlés sont exclus, ça c’est le fichier d’Alpha Condé et Kébé. On ne peut donner aucun nom à ce fichier sauf le fichier Alpha Condé 1er et Kébé, le président de la CENI. Mais c’est une honte ! ».

Pour Fodé Oussou Fofana, cette décision a été prise uniquement parce que les principaux partis d’opposition, absents de la course aux législatives du 1er mars, ont demandé à leurs militants de ne pas retirer leurs cartes d’électeurs. L’opposant a réitéré justement cet appel, tout en rassurant les militants de l’opposition que les cartes d’électeurs, en cours de distribution, n’ont aucune importance pour eux. Il a expliqué aux militants de l’UFDG que le FNDC a appelé à de nouvelles manifestations les 19 et 20 février prochain, les invitant à se mobiliser massivement pour répondre à cet appel pour empêcher la tenue des élections prévues le 1er mars.

« A partir du mercredi (le 19 février) jusqu’au 1er mars, il faut qu’on arrête tout pour être dans la rue. Il faut qu’on soit dans la rue comme au Soudan. Chacun va prendre une pancarte, tu sors pour dire je ne veux pas d’une nouvelle Constitution. Le problème du 1er mars ne se règle pas le 1er mars, il se règle avant le 1er mars. A partir du mercredi, nous rentrons dans la désobéissance totale dans ce pays. Personne ne peut vous interdire de sortir dans la rue. Nous sortirons dans la rue, on va préparer dans la rue, on va manger dans la rue, on va prouver au monde que nous sommes contre Alpha Condé », a dit le vice-président du principal parti d’opposition du pays.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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