La Guinée s’achemine vers les contestées élections législatives et le référendum constitutionnel tout aussi décrié du 1er mars 2020. Les partis représentatifs de l’opposition en Guinée boycottent le scrutin et menacent d’empêcher sa tenue. A l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG de ce samedi, 15 février 2020, des voix se sont élevées pour inviter les militants à empêcher la distribution des cartes d’électeurs en cours en détruisant le matériel électoral, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les partis représentatifs de l’opposition en Guinée ont dit leur volonté d’empêcher la tenue des législatives et du référendum constitutionnel. C’est dans cette dynamique madame Bah Maïmouna Diallo, membre de l’UFDG et présidente des femmes du FNDC, a invité les militants de son parti à se mobiliser pour « détruire » tout matériel électoral déposé dans les quartiers. « Refusez qu’il ait des élections dans vos quartiers. Mobilisez-vous, allez détruire tout le matériel électoral qu’on va déposer chez vous. On a dit qu’il n’y aura pas d’élections, parce qu’on n’ira pas. C’est une mascarade électorale. Donc, refusons qu’il y ait élection. Dans un bureau de vote, il y a plus de 300 personnes, mobilisez-vous, sortez tout le matériel et brûlez », a-t-elle lancé.

Par ailleurs, madame Bah Maïmouna Diallo a félicité les femmes de l’UFDG qui se mobilisées les mercredi 12 et jeudi 13 février lors de la manifestation du FNDC contre le 3ème mandat pou Alpha Condé. Elle estime que la sortie des femmes dans certains quartiers de Conakry et de l’intérieur du pays est un signe annonciateur de la fin du règne d’Alpha Condé. « Par leurs actions lors de la dernière manifestation, les femmes ont prouvé que c’est tout le peuple de Guinée qui est contre ce programme de 3ème mandat. Je vais simplement dire que c’est le début de la fin du règne de monsieur Alpha Condé parce que les femmes se sont réveillées. Elles se sont levées et nous savons que la fin est proche. »

En outre, la vice-présidente nationale des femmes de l’UFDG a dénoncé l’assassinat par balle d’Idrissa Barry, le jeudi à Wanindara, suite à la marche du FNDC. En tant que mère, elle a déploré la perte de cette énième victime à travers les manifestations dans le pays. « En tant mère, nous sommes passés par tous les moyens pour qu’Alpha Condé arrête de tuer nos enfants. Malheureusement, cette semaine, Idrissa Barry, âgé de 15 ans, a été tué. Ce n’est pas le fait d’être tué, mais, c’est la façon dont on l’a tué. Il a été blessé par balles et Alpha Condé a donné l’ordre de ne plus recevoir les blessés dans les hôpitaux publics. Le petit aurait pu être sauvé ; mais, comme on n’a pas voulu le recevoir dans les hôpitaux, il s’est vidé de son sang », a-t-elle expliqué.

Pour madame Bah Maïmouna Diallo, c’est « une honte » d’interdire l’accès des hôpitaux aux personnes blessées. « Même en tant de guerre, la croix rouge est là, personne ne la touche. Aujourd’hui, c’est comme s’il n’y a pas de croix rouge dans notre pays. Il y a un blessé, vous appelez la croix rouge, ils n’osent pas venir. Il faut qu’on le dise au monde entier. C’est inadmissible et c’est en Guinée seulement où la croix rouge ne joue pas son rôle régalien parce qu’ils ont peur et qu’ils ont été inféodés par le pouvoir en place », a-t-elle fustigé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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