Labé : un feu d’origine inconnue ravage 10 cases et fait 2 blessés

18 février 2020 à 9 09 57 02572

La série noire des incendies se poursuit à travers la Guinée avec quelquefois des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Un feu d’origine inconnue a ravagé dix (10) cases et fait deux blessés au secteur Louggoudhi, du quartier Safatou 1, dans la commune urbaine de Labé. Le sinistre s’est produit entre le samedi 16 et le dimanche 17 février 2020, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’incendie d’origine inconnue a fait d’énormes ravages. C’est ce qu’a confié à notre reporter Boubacar Demba Diallo, président du conseil de quartier de Safatou 1. « C’est un feu d’origine inconnue qui a ravagé presque tout le village de Falo Kansi, dans le secteur Louggoudhi. Si je prends chez Thierno Imrana, l’ancien chef de quartier, six cases et leur contenu ont été consumés, même la clôture n’a pas été épargnée. Ensuite, chez Thierno Abdoul et chez Mamadou Saliou, juste à quelques mètres, quatre cases et leur contenu ont été réduits en cendre. En plus de cela, plusieurs arbres fruitiers ont été consumés. Cinquante caféiers, trente-cinq orangers, vingt-huit avocatiers, quinze mandariniers et trente manguiers sont partis en fumée », a-t-il expliqué.

A ces dégâts matériels, s’ajoutent des blessés qui ont été évacués à l’hôpital, précise Boubacar Demba Diallo. « Au delà de ces dégâts matériels, certaines personnes ont eu des malaises dans ce sinistre. L’un des sinistrés du nom d’Amadou Falo a eu la vie sauve de justesse. Les habits qu’il portait ont été brûlés en partie par le feu. Il avait aussi inhalé beaucoup de fumée. Il a fallu qu’il soit évacué d’urgence à l’hôpital régional de Labé. La femme de l’un des muezzins de Louggoudhi aussi avait eu un malaise. Elle aussi se trouve actuellement à l’hôpital. Bref les dégâts sont énormes. »

Pour le président du conseil de quartier de Safatou 1, ses concitoyens passent la nuit chez les voisins. « Actuellement, les sinistrés passent la nuit chez le voisinage par ce qu’ils ont tout perdu. C’est pourquoi nous sollicitons auprès des personnes de bonne volonté et aux autorités de venir en aide à ces sinistrés », a-t-il lancé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Arrestation de Robert Kaliva : le CSDF et des défenseurs des droits humains condamnent et exigent !

18 février 2020 à 9 09 34 02342

Le Comité de Prévention et de Règlement des Crises en Guinée Forestière, Organe du Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière (CSDF)

En partenariat avec les ONGs les Mêmes Droits pour Tous (MDT) et Avocats Sans Frontière Guinée (ASF)

COMMUNIQUE DE PRESSE SUITE A L’ARRESTATION ET LA DETENTION ARBITRAIRE DE ROBERT KALIVA GUILAVOGUI

Le samedi 15 Février 2020, 6 gendarmes, à bord d’une pick-up, sans mandat, ni droit, ont débarqué brutalement dans un Café-Bar, aux environs de 9 heures, à Macenta pour contraindre monsieur Robert Kaliva GUILAVOGUI alias Junior Pkapkataki de les suivre.

Par la suite, Robert Kaliva GUILAVOGUI a été conduit devant Monsieur Mohamed Cheick DIALLO, Préfet de Macenta, qui, séance tenante, a aussitôt ordonné son arrestation et sa déportation vers Faranah.

Cette interpellation se déroule dans un contexte politique particulièrement tendu consécutif à l’annonce le 05 Février 2020, par le Président de la République M. Alpha Condé, du couplace des élections législatives avec le référendum en vue de l’adoption d’une nouvelle constitution, ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat.

C’est dans ce contexte de menace grave à la paix, à la stabilité et à la démocratie guinéenne, que le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), regroupant des partis d’opposition, les mouvements syndicaux et les principales organisations de la société civile en Guinée, a été créé pour sauver les acquis démocratiques de la République de Guinée.

Le seul crime de Robert Kaliva GUILAVOGUI se résume à son appartenance active au FNDC et à son militantisme contre l’adoption d’une nouvelle constitution permettant à Monsieur Alpha CONDE de se garantir un pouvoir à vie en violation des lois de la République.

Les agissements de l’Etat de Guinée sont attentatoires aux libertés individuelles, d’expression et d’opinion consacrées aux articles 6 et 9 de la Charte africaine des Droits de l’Homme, 9 et 19 du Pacte International Relatif au Droit Civil et Politique (PIDCP) et 3, 9 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH).

Monsieur Robert Kaliva GUILAVOGUI est un des leaders du mouvement ELAZOGA de la Guinée Forestière et Membre du FNDC.

L’arrestation à Nzérékoré, le 31 Janvier 2020, suivie de la déportation à Conakry de Fassou GOUMOU du MORUDEG est un autre cas de violation grave des libertés des personnes.

Ainsi, il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’arrestation et la déportation subséquente sont le résultat des prises de position ferme de Robert Kaliva GUILAVOGUI contre le tripatouillage de la constitution et à son appel à s’opposer par tous les moyens légaux à cette forfaiture à travers la plateforme citoyenne FNDC.

Cette situation honteuse est l’illustration parfaite d’un recul de la démocratie et de l’Etat de Droit en Guinée.

NOUS PRENONS à témoin l’opinion nationale et internationale du comportement dangereux et violent du gouvernement de la République de Guinée

NOUS RAPPELONS que la liberté d’opinion et d’expression sont garanties par la Constitution du 07 Mai 2010 et les instruments juridiques internationaux signés et ratifiés par la Guinée.

Nul ne doit être interpellé, détenu, déporté ou inquiété en raison de son opinion.

NOUS CONDAMNONS les arrestations et toutes les formes d’intimidation orchestrées par le gouvernement et ses hommes de main contre des paisibles citoyens à cause de leur opinion.

NOUS REGRETTONS la confiscation par l’Etat des droits et libertés fondamentaux garanti aux citoyens par les détentions arbitraires et la déportation récurrente des opposants à l’adoption d’une nouvelle constitution et qui sont originaires de la Guinée Forestière.

NOUS DEPLORONS ce climat de terreur et de déni de la légalité volontairement entretenu et imposé par l’Etat et dont certains cadres de la Guinée Forestière soutiennent aveuglement.

NOUS INVITONS l’Etat de la République de Guinée au respect de la Constitution du 07 Mai 2010 et de ses engagements internationaux en matière de droits de l’Homme.

NOUS INVITONS également les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO, l’Union Européenne, les Etats Unis, la France, l’Allemagne et toutes les organisations internationales, régionales, sous régionales et nationales de défense des droits de l’Homme

  • exiger de la Guinée le respect de l’alternance démocratique et des droits de l’Homme.

NOUS EXIGEONS A PRESENT la libération immédiate et sans condition de Robert Kaliva GUILAVOGUI alias Junior Pkapkataki.

NOUS RECLAMONS en fin des poursuites judiciaires à l’encontre de Mohamed Cheick DIALLO, Préfet de Macenta, et de tous ses acolytes responsables de l’enlèvement, de la déportation et de la détention arbitraire de Robert Kaliva GUILAVOGUI !

Fait à Conakry, le 17 Février 2020

 

Le Comité de Prévention et de Règlement des Crises en Guinée Forestière.

 

Lire

Subvention pour la campagne des législatives : « on ne voit pas la bonne volonté de la CENI et du ministère du budget »

18 février 2020 à 8 08 34 02342

Comme annoncé précédemment, les Guinéens doivent se rendre aux urnes le 1er mars prochain pour renouveler leur parlement et donner leur avis sur le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Alpha Condé. Pour ce scrutin que l’opposition jure d’empêcher, une trentaine de partis politiques sont en lice. Ces partis sont d’ailleurs en campagne depuis le 16 janvier ; ce, malgré les dysfonctionnements notoires qui ont été constatés dans ce processus. Cependant, plusieurs d’entre eux se plaignent du retard de la subvention qui devrait leur être versée pour la campagne électorale. Certaines formations interprètent ce retard comme un « mépris » de l’Etat à l’égard des partis politiques.

Rencontré ce lundi, 17 février 2020, par un reporter de Guineematin.com, le président de l’alternance démocratique pour le changement (ADC-BOC), Dr Ibrahima Sory Diallo, a pointé doigt la « mauvaise foi » de la CENI (commission électorale nationale indépendante) et le ministère du budget.

« Nous avons envoyé pas mal d’émissaires au niveau de la CENI. Ces émissaires ont rapporté des informations selon lesquelles la CENI a reconnu qu’elle doit aux partis politiques ; et, qu’elle a adressé un courrier au ministère du budget. Mais, ce dernier tarde à réagir. C’est pourquoi nous, nous allons demander pourquoi un ministre peut vraiment empêcher le paiement d’une subvention. Parce que l’argent (la caution) a été versé par les partis politiques ; et, c’est 30% de ce montant qu’on devait nous reverser. Donc, on ne voit pas la bonne volonté de la CENI et du ministère du budget. Raison pour laquelle nous allons encore relancer la CENI dans la semaine ; et, si rien n’est fait, nous allons certes prendre des dispositions à l’unanimité des partis politiques d’opposition qui compétissent à ces élections », a indiqué Dr Ibrahima Sory Diallo.

Le retard de cette subvention met à rude épreuve les portefeuilles de la plus part des partis politiques qui ont présenté des candidats pour les élections législatives. Mais, à en croire le leader de ADC-BOC, son parti qui a déjà effectué « des dépenses énormes » est encore prêt à serrer la ceinture. Cependant, soutient-il, cette subvention est un droit qu’on restituer aux partis politiques. « On a planifié ces élections depuis trois ans. Donc, on savait ce qu’on allait faire… Nous sommes sur le terrain pour faire la campagne ; mais, comme c’est un droit (la subvention), on doit nous la restituer… Je précise que nous allons participer à ces élections ; et, nous allons sortir victorieux de ces élections », a déclaré Dr Ibrahima Sory Diallo.

Au-delà des soucis causés par le non versement de la subvention pour la campagne, le report des élections législatives (initialement prévues pour le 16 février) à la date du 1er mars a occasionné dommages financiers au pour les partis en lice pour ce scrutin. Et, l’alternance démocratique pour le changement ne fait pas l’exception. Ce parti menace d’ailleurs d’assigner la CENI en justice pour être rétablit dans ses droits.

« Il y a une voie de recours qui en cours contre la CENI par rapport au report de la date du scrutin. Parce que nous avons programmé tout ce qu’on devait faire jusqu’au 16 février dernier. Mais, aujourd’hui, les missionnaires qu’on a envoyés à l’intérieur du pays n’ont plus d’argent. Ils doivent revenir à Conakry si on ne leur envoie pas de l’argent. Cela veut dire déjà que la CENI nous doit des dommages et intérêts. Et, si la CENI ne réagit pas en fonction de ça, on n’a pas d’autres voies de recours que de porter plainte. Et, cette plainte est déjà rédigée et déposée à qui de droit. Un huissier, dans les heures à venir, va assigner la CENI en justice », a indiqué Dr Ibrahima Sory Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

Lire