Quatre véhicules dont une citerne ont été incendiés à l’aube de ce mercredi, 19 février 2020, dans la sous-préfecture de Kolaboui, relevant de la préfecture de Boké. Sur l’origine de ces violences, le sous-préfet de Kolaboui et les responsables locaux du FNDC donnent des versions tout à fait divergentes.

Selon Mamadouba Yakha Camara, le sous-préfet de Kolaboui, cet incident qui a eu lieu dans le village de Baganda, n’a aucun lien avec les manifestations du FNDC. Il explique que c’est un accident mortel causé par un camion dans cette localité qui a provoqué la colère d’un groupe de citoyens, qui sont allés incendier ces véhicules. Mais, Amara Wouteme Camara, alias Exon, coordinateur du FNDC à Kolaboui, dément cette version.

« Ce n’est pas lié à un accident. Ce que le sous-préfet est en train de dire comme ça, c’est uniquement pour garantir son petit fauteuil d’administrateur. Toutes ces manifestations sont en lien avec les manifestations du FNDC. Car, notre objectif était de bloquer toutes les activités minières dans la région. Donc, je suis très satisfait de la journée d’aujourd’hui. Notre objectif a été atteint ; car, tout est bloqué ici ! Il n’y a eu aucune activité à Kolaboui aujourd’hui », a-t-il dit.

Cet opposant au projet de nouvelle Constitution qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat promet que ces manifestations vont se poursuivre demain encore, conformément au programme du FNDC. « Demain, ce sont les femmes qui seront dans la rue. Nous demandons à Alpha Condé de renoncer à son projet machiavélique de nouvelle Constitution. Alpha Condé a été élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. Il a fait 10 ans, il n’a qu’à aller. S’il persiste, il ne veut pas quitter, nous sommes en train de prendre des dispositions. Demain, nous allons faire pire qu’aujourd’hui. Parce que nous avons fait appel à toutes les sensibilités, à toutes les ethnies, de se réunir à Kolaboui. Nous allons non seulement fermer les mines et demander le départ du sous-préfet de Kolaboui et du préfet de Boké ; nous allons demander leur départ parce que ce sont eux les émissaires du président de la République dans la région. Nous allons demander leur départ ; car, ce sont eux qui devaient dire au président de la République que le Kakandé n’est pas favorable à son projet de nouvelle Constitution et du 3ème mandat et n’est pas favorable aux élections truquées de la CENI en faveur du RPG Arc-en-ciel », a annoncé Amara Wouteme Camara.

A rappeler que les promoteurs des mines sont accusés d’être des soutiens (notamment financiers) de ce projet de changement constitutionnel. Il se raconte d’ailleurs que les responsables au plus haut niveau sont directement concernés, s’ils ne sont pas actionnaires de certaines sociétés, notamment dans la région de Boké.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin