Entamée depuis quelques jours, l’opération de payement des primes d’incitation des enseignants se poursuit à travers le pays. C’est dans ce cadre qu’une délégation du Ministère de l’Education Nationale séjourne à Mamou pour procéder au lancement des opérations de payement de la prime d’incitation aux enseignants de la ville carrefour. C’est la salle de conférence de la Direction Préfectorale de l’Education qui a servi de cadre à cette opération hier, jeudi 20 février 2020, en présence des autorités éducatives, administratives, du représentant de la Fonction Publique, du Syndicat, des délégations du ministère de l’Education Nationale et de l’Administration du Territoire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La prime, dite « prime d’incitation et d’encouragement », a été proposée aux enseignants en situation de classe par le gouvernement alors que la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) se poursuit sur le terrain.

A l’occasion de cette rencontre de Mamou, Elhadj Mohamed Diané, directeur des ressources humaines au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a dégagé l’objectif de cette mission avant de citer le montant à payer par enseignant et par zone. « Nous sommes à Mamou pour superviser la remise des primes d’incitation et d’encouragement aux enseignants qui sont en activité pour la région de Mamou. La situation du payement a commencé par les écoles du Centre.

Il s’agit de payer les primes d’incitation et d’encouragement aux enseignants en situation de classe, conformément au protocole signé entre les syndicats et le gouvernement. C’est une prime qui varie entre 600 mille francs guinéens et 1 million 300 mille francs guinéens. La prime de 600 mille, c’est pour ceux qui sont aux centres urbains et les 1 million 300 mille, c’est pour ceux qui sont dans les sous-préfectures. Nous avons les deux équipes qui sont partis à Dalaba et à Pita. Cette situation vise seulement les enseignants qui sont dans les classes, qui donnent des cours. Elle est aussi mensuelle. C’est le mois de janvier que nous sommes en train de payer comme ça », a-t-il fait savoir.

Plusieurs enseignants, qui n’observent pas la grève déclenchée le 09 janvier dernier par le SLECG d’Aboubacar Soumah, se sont mobilisés pour prendre cette prime. Mais l’un d’entre eux, qui s’est exprimé sous anonymat au micro de notre reporter, a estimé que celle-ci ne résout pas leurs problèmes.

« Nous sommes là depuis 12 heures pour recevoir une somme de 600.000 GNF comme prime d’incitation. C’est une honte pour nous. Nous sommes payés mensuellement à au moins deux (2) millions et nous sommes toujours sur notre faim. Il fallait au moins mettre ça sur le salaire mensuel. Nous demandons au gouvernement de jouer sur le salaire indiciaire s’il veut trouver une solution. L’enseignant guinéen n’a pas sa place dans ce pays. Combien les autorités de ce pays, notamment les ministres, dilapident par mission, les frais d’hôtels, le carburant et autres ? C’est vraiment une ironie. »

A noter que certains enseignants, qui disent être en situation de classe, n’ont pas reçu cette prime. Ces derniers ont décidé d’aller à la Direction Préfectorale de l’Education de Mamou pour dénoncer leur « exclusion » et réclamer leur dû.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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