Ces dernières années l’immigration clandestine et ses effets négatifs polarisent les attentions des décideurs et des partenaires au développement, décidés à faire face au phénomène. C’est dans cette dynamique que l’ONG Terre Des Hommes (TDH) a procédé ce vendredi, 21 février 2020, au lancement du projet « Amélioration de la protection des enfants et jeunes migrant(e)s sur les routes migratoires ».

La démarche vise essentiellement à contribuer à la création d’un environnement protecteur pour les enfants et jeunes migrant(es) sur les routes migratoires en leur fournissant une assistance et une protection de qualité, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters

La rencontre de ce vendredi a mobilisé une quarantaine de participants issus de divers secteurs d’activités, venus de Conakry et de l’intérieur du pays, notamment de Mamou, Labé, Pita et Koundara.

David Bridier, représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes en Guinée

Dans son discours, le représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes en Guinée, David Bridier, a rappelé que de nos jours, l’Afrique de l’Ouest est l’un des principaux pourvoyeurs de migrants, dont plus d’un tiers sont des enfants et des jeunes. Sur la cause de cette mobilité, il a cité les crises politiques et sociales ainsi que la paupérisation. « Pour répondre à ces défis, il faut des actions conjuguées de toutes les institutions de protection de l’enfant qui travaillent dans la région en vue de construire l’expertise nécessaire pour faire face à ce contexte et répondre correctement aux besoins des bénéficiaires en nous adaptant à leurs profils ».

Par ailleurs, le représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes a précisé que le projet ainsi lancé va couvrir quatre pays dont la Guinée, le Sénégal, la Gambie et la Côte d’Ivoire pour une période de 3 ans. Prenant l’exemple sur la Guinée, David Bridier a indiqué que la région du Fouta est la plus affectée, et sera prioritaire dans l’intervention. « Au niveau de la Guinée, ce projet sera déployé sur l’axe Conakry-Koundara en passant par les préfectures de Mamou, Pita et Labé. Notre objectif principal est de garantir environs 30.000 enfants et jeunes de 0 à 24 ans au respect de leurs droits et un environnement protecteur durant tout leur parcours migratoire en vue de réduire leur vulnérabilité face aux multiples risques liés à la migration, notamment la violence et la traite », a-t-il fait savoir.

Togba Césaire Kpogomou, ancien ministre et conseiller technique principal ministère des Affaires sociales

Quant au représentant du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Togba Césaire Kpoghomou, il a rappelé aux participants que jusqu’à un passé récent, le phénomène migratoire était banalisé dans notre pays, surtout sur ses côtés négatifs. « Aujourd’hui, l’inversion du paradigme des conséquences de la migration est devenue une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics et les institutions et ONG », souligne-t-il avant d’exprimer tout le soutien de son département à la réussite du projet.

Selon les organisateurs, les résultats attendus de ce projet sont entre-autres : l’accès à des services institutionnels et communautaires par les enfants et les jeunes migrant(e)s ; la sensibilisation et l’information des acteurs clés de la protection sur les besoins et vulnérabilités des jeunes et enfants migrant(e)s ainsi que le renforcement de leurs capacités.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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