Le Groupe scolaire Hadja Habibata Tounkara, situé au quartier Foula Madina, dans la commune de Ratoma, a été la cible d’une attaque ce lundi, 24 février 2020, par des élèves venus d’une école publique de la place. Après des dizaines de minutes de jet de cailloux entre les deux camps, la police est intervenue en tirant du gaz lacrymogène pour ramener le calme. Au moins trois (3) élèves ont été mis aux arrêts dans la foulée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les explications reçues sur place, des élèves qui seraient venus du lycée Sonfonia sont auteurs de cette attaque. C’est ce qu’a confié à notre reporter le directeur général du Groupe Scolaire Hadja Habibata Tounkara, Thierno Ousmane Diallo. « Nous étions en plein cours. Certainement, c’est un groupe du lycée Sonfonia, puisqu’ils étaient en tenue, ils sont venus nous attaquer. Ils nous ont lapidés, ils ont lancé des projectiles sur les toits de l’école. Ça a créé la panique. Ensuite, les élèves sont sortis, ils ont répliqué. »

Devant la violence des accrochages, le directeur général de l’école a fait appel aux forces de l’ordre. « J’ai appelé la police de Sonfonia. Dans le brouhaha, nous avons pu attraper 3 élèves. La police est venue, elle s’est activée et nous a trouvés sur le terrain. On a pu maîtriser la situation. Ensuite, nous avons remis les trois élèves arrêtés à la disposition de la police qui est partie avec eux. A l’heure où je vous parle, nous sommes en train de faire le rapport que nous allons déposer à l’autorité de tutelle, à savoir la Direction Communale de l’Education de Ratoma. Ces élèves étaient venus pour nous empêcher de tenir normalement les cours », a expliqué Thierno Ousmane Diallo

Pour sa part, Alpha Ibrahima Diallo, élève en classe de 10ème année, a dit sa colère contre leurs agresseurs, mais aussi contre la police qui aspergé du gaz lacrymogène sur tout le monde. « Je me demande, quand eux ils sont en grève, pourquoi ils viennent ici pour nous perturber ? S’ils n’étudient pas, ce n’est pas notre faute à nous nous quand même. S’ils n’étudient pas, c’est la faute à l’Etat. On n’a rien à faire dedans. Quand ils sont venus, on les a repoussés jusqu’à la station. Mais, ce que je n’ai compris aussi, pourquoi les policiers viennent jeter du gaz lacrymogène sur nous ? »

Selon nos informations, aucun cas de blessé n’a été enregistré sur place.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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