Lors de son récent passage à Kankan, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives et le référendum constitutionnel, le Président Alpha Condé a annoncé l’interdiction la fabrication artisanale de briques le long du fleuve Milo. En retour, il a promis l’octroi de machines à ces fabricants de briques pour plus de rentabilité dans leur travail. Les avis des fabricants de briques divergent quant à la tenue d’une telle promesse. Ils l’ont exprimé dans une interview accordée à Guineematin.com hier, mardi 25 février 2020, au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le long du fleuve Milo, la fabrication artisanale de briques est une activité très pratiquée, malgré son impact négatif sur l’environnement. La vie des fabricants de briques n’a pas échappé au président Alpha Condé le weekend dernier. A la place des Martyrs, le président Alpha Condé, avait menacé d’interdire cette activité génératrice de revenus mais nuisible à l’environnement. Il avait également promis la venue prochaine de machines en faveurs de ces artisans.

Cette annonce est diversement appréciée par les briquetiers rencontrés par notre reporter.

Lancinèba Kaba, président des fabricants de briques

Lancinèba Kaba, président des fabricants de briques, n’y croit pas trop. « Les premières promesses n’ont pas été réalisées jusqu’à présent. Nous sommes quand même à l’attente. Nous savons que la pratique de cette activité joue entièrement sur l’environnement, nous n’avons personne qui nous vient en aide. Nous avons commencé avec le Préfet de Kankan qui est même venu nous rendre visite. Mais, lorsque les machines sont venues, ils les ont donnés aux entrepreneurs. Sinon, s’ils peuvent nous offrir de l’emploi, cela nous fera plaisir », a-t-il laissé entendre.

Par contre, Lafélé Sakovogui, étudiant de son état, pense que le Président réalisera sa promesse, mais il souhaite que les machines arrivent dans les mains des vrais bénéficiaires. « Moi, je suis sûr et certain que le président va le faire. Les responsables qui sont à la tête, il fait passer par eux pour faire la sensibilisation pour donner ces machines à ceux qui sont chargés pour faciliter le travail ».

Sékou Camara

Même son de cloche chez Sékou Camara, qui demande à ce que ces machines soient mises en leur possession dès leur arrivée. « Ils nous ont promis, ils ont dit qu’on aura des machines. Nous demandons cette fois qu’on nous procure de ces machines, parce qu’on rencontre assez de difficultés. C’est la pauvreté qui amène la plus part des travailleurs ici, sinon tout le monde veut avoir une meilleure vie. Nous demandons aux autorités de nous aider. Nous vivons dans la misère ici », a-t-il fait savoir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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