Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : la circulation fluide sur l’axe Matoto-Aéroport

27 février 2020 à 13 01 26 02262

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) appelle ses partisans à manifester encore une fois contre le pouvoir d’Alpha Condé qui veut doter le pays d’une nouvelle Constitution. Les activités ne sont que partiellement paralysées sur l’Autoroute Fidel Castro, notamment entre l’Aéroport et le grand marché de Matoto, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A Matoto marché, les grandes boutiques et les magasins sont tous fermés. Mais, certains étalagistes et quelques petits commerçants sont visibles le long de la route. Les vendeuses de condiments et denrées alimentaires sont les plus nombreuses même si la clientèle ne se bouscule pas devant les étales. Les banques et assurances sont fermées mais les stations-services sont ouvertes.

La circulation est fluide sur l’axe Matoto-Aéroport en passant par la Tannerie. Ce n’est pas l’engouement habituel qui prévaut.

A l’Aéroport, quelques agences de transfert d’argent, les restaurants, les salons de coiffure et de couture sont également ouverts. Les citoyens vaquent à leurs occupations. Les cambistes sont à leur place habituelle et attendent impatiemment des clients qui se font désirer.

Des pick-up de la police et de la gendarmerie sont déployés à chaque carrefour pour veiller au grain.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : des échauffourées signalées à Wanindara et Sonfonia

27 février 2020 à 13 01 13 02132

Le nouvel appel à manifester lancé par le FNDC fait des effets ce jeudi, 27 février 2020, à Conakry. Des émeutes sont signalées à plusieurs endroits de la route le Prince, relevant des quartiers Wanindara et Sonfonia, dans la commune de Ratoma. Des accrochages ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a sillonné ces localités.

Comme d’habitude, les émeutes ont éclaté à Manguébounyi et au carrefour de la T8, dans le quartier Sonfonia, ainsi qu’à plusieurs endroits du quartier Wanindara. Des jeunes pro FNDC sont sortis ériger des barricades et brûler des pneus sur la chaussée, coupant complètement la circulation entre la Cimenterie et Sonfonia et entre Sonfonia et Enco 5. Ils expriment ainsi leur opposition à la tenue des élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars prochain.

Des affrontements les ont opposés aux forces de l’ordre, qui sont intervenues pour tenter de les disperser. Partout, les manifestants, scandant des slogans comme « Alpha Condé zéro », ont échangé des jets de pierres et du gaz lacrymogène pendant plusieurs minutes. Après avoir repoussé les jeunes dans les quartiers, les agents de sécurité font des patrouilles dans la zone pour empêcher tout attroupement.

La situation reste très tendue de Wanindara jusqu’à la Cimenterie, où toutes les activités sont complètement paralysées.

 

A suivre !

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : ce qui prévaut entre Cosa et Hamdallaye

27 février 2020 à 12 12 27 02272

Comme annoncé précédemment, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) a entamé ce jeudi, 27 février 2020, de nouvelles manifestations dans le cadre de sa « résistance active » contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Une résistance qui paralyse la circulation et les activités économiques dans plusieurs endroits de la capitale guinéenne.

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Pita : des accrochages signalés entre jeunes manifestants et forces de l’ordre

27 février 2020 à 11 11 51 02512

Image d’archive

La manifestation appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) connait des tensions dans certaines parties de la Guinée ce jeudi, 27 février 2020. Tout comme à Labé, des échauffourées sont enregistrés dans la ville voisine de Pita. Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, la tension est vive entre jeunes manifestants et les forces de l’ordre appuyés par des bérets rouges de l’armée.

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Manifs du FNDC : notre constat sur le tronçon Cosa-Enco 5

27 février 2020 à 11 11 30 02302

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ne baisse pas la garde et maintient la pression sur le pouvoir Alpha Condé. C’est dans cette dynamique que la structure appelle à de nouvelles manifestations à partir de ce jeudi, 27 février 2020, à travers la Guinée pour dénoncer le double vote de dimanche prochain. Sur de nombreux axes routiers de la commune de Ratoma, la circulation est très fluide, notamment entre Enco 5 et Cosa, sur la route Le Prince, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La circulation n’est pas à son rythme habituel sur la route Le Prince ce jeudi matin. Entre Cosa et Enco 5, les boutiques et les magasins sont fermés suite à l’appel du FNDC à protester contre le scrutin législatif et référendaire du 1er mars 2020. Les boutiques et les magasins sont fermés tout au long de la route Le Prince.

Contrairement aux autres journées de manifestations, les stations-services sont fermées sur ce tronçon réputé chaud de la capitale guinéenne.

C’est presque le même constat de paralysie que l’on constate sur la route Transversale numéro 3, Nongo-Cosa-Tannerie. La circulation est loin d’avoir son rythme habituel. De nombreux magasins et boutiques sont fermés.

Les forces de l’ordre sont postées à divers endroits et veillent aux grains.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél: (00224) 621 09 08 18

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : plusieurs axes routiers barricadés à Labé

27 février 2020 à 11 11 24 02242

Appelée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC), la « résistance active et permanente » contre le changement constitutionnel en Guinée se poursuit à Conakry et dans certaines préfectures de l’intérieur du pays. C’est le cas à Labé où très tôt ce jeudi, 27 février 2020, des groupes de jeunes sont descendus dans les rues pour manifester leur opposition à la tenue du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 1er mars 2020.

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Faya Millimono : la CEDEAO doit « appuyer le FNDC pour mettre Alpha Condé hors d’état de nuire »

27 février 2020 à 10 10 46 02462

Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc LibéralComme annoncé dans nos précédentes publications, le président Alpha Condé a refusé de recevoir demain vendredi, 28 janvier 2020, une délégation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui tenait à le rencontrer. Cette fin de non-recevoir accordée à 4 présidents de la CEDEAO, annoncée par Radio France Internationale (RFI), est mal perçue par les opposants au président Alpha Condé qui dénoncent une volonté de faire isoler notre pays.

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Refus d’Alpha Condé de recevoir une délégation de la CEDEAO : Cellou Baldé réclame des mesures draconiennes

27 février 2020 à 10 10 32 02322

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a refusé la venue d’une délégation de la CEDEAO qui devait arriver demain, vendredi 28 février 2020, à Conakry, pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui secoue le pays. Une crise liée à l’organisation du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 1er mars prochain, contesté par l’opposition.

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Conakry : la CONAREG sensibilise les médias à véhiculer des messages de paix

27 février 2020 à 9 09 54 02542

La Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) s’inscrit dans la sensibilisation des médias pour le maintien de la paix et de la quiétude sociale à cette période de crise sociopolitique majeure. C’est dans cette dynamique que la CONAREG a organisé une table ronde sur la paix ce mercredi, 26 février 2020, en faveur des hommes de médias. La démarche visait à ouiller les journalistes sur les concepts de paix et de cohésion à quelques jours du double scrutin législatif et référendaire du 1er mars, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a eu lieu dans les locaux de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme (OGDH), au quartier Belle Vue dans la commune de Dixinn. Elle fait suite à la situation que traverse la Guinée en ce moment, avec des remous qui ont fortement fragilisé la paix et le tissu social. La CONAREG a trouvé utile d’organiser cette table ronde pour inviter les journalistes à diffuser des messages de paix à travers les différents canaux d’informations (radio, site d’informations, télés et journaux).

Chaikou Baldé, chargé de communication de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG), est revenu sur les raisons de cette initiative. « Nous sommes tous des Guinéens et nous savons ce que nous sommes en train de vivre dans ce pays depuis l’annonce de la nouvelle constitution par monsieur le président de la République. Comme vous le savez, cela suscite beaucoup de contestations, de controverses et d’oppositions. Nous avons donc deux camps, le OUI et le NON. Ceux qui sont opposés à ce projet sont dans le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et ceux qui sont favorables sont dans la Coalition Démocratique pour la Nouvelle Constitution (CODENOC).

En tant que structure faitière qui réunit des associations de défense des droits de l’homme, des associations de victimes et des femmes et hommes de médias, nous nous sommes dit, il fallait lancer une alerte, essayer de sensibiliser tout le monde pour qu’on arrive à sortir de ces élections avec zéro mort, zéro blessé et zéro dégât matériel. Nous avons réuni des acteurs de paix pour qu’ils lancent des messages de paix à l’endroit de tout le monde, non seulement aux hommes et femmes de médias pour qu’on assiste à des élections apaisées », a laissé entendre monsieur Baldé.

Prenant part à cette table ronde en tant que panéliste, Ibrahima Aminata Diallo, président de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen pour la Démocratie et le Développement (PJDD) n’a pas caché son opposition au projet de nouvelle constitution. L’activiste de la société civile soutient que la paix se construit sur le respect des textes de lois qui régissent notre pays. « On ne peut pas mettre quelqu’un dans un silence forcé et réclamer la paix. Nous, on ne pourra faire que notre rôle qui est de rappeler, sensibiliser, d’inviter et tout en rappelant que cette paix n’est pas un décret mais c’est un processus qui se construit autour du respect de la loi.

Nous ne sommes pas venus ici en tant qu’acteurs de paix seulement, nous sommes pour l’alternance démocratique en Guinée. Nous sommes dans une lutte non violente pour le respect de la démocratie en Guinée, mais nous n’invitons personne à la violence. L’histoire de la Guinée pourrait changer à partir du 1er mars ou après le 1er mars. Donc, j’invite les Guinéens à faire recours à la lutte non violente pour exprimer leur indignation tout en invitant les forces de défense et de sécurité à respecter l’article 6 de la constitution qui dit que nul n’a le droit d’exécuter un ordre manifestement illégal ».

Du côté des bénéficiaires, cette initiative de la CONAREG est bien accueillie. C’est le cas d’Amadou Lama Diallo, journaliste à la radio nationale. « Les journalistes que nous sommes ont un rôle à jouer dans la consolidation de la paix. Avec ces multiples violences que nous connaissons ces derniers temps à Conakry et à l’intérieur du pays, il est important voire nécessaire d’organiser cette table ronde. Nous devons véhiculer des messages de paix et éviter les messages de violence », a-t-il conseillé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : un avocat porte plainte contre le Directeur de la Police Judiciaire

27 février 2020 à 9 09 27 02272

Maître Mamoudou Sané, avocat à la Cour, a saisi le Procureur Général d’une plainte pour abus d’autorité contre le directeur central de la Police Judiciaire, le commissaire Aboubacar Fabou Camara. Dans cette plainte, l’avocat accuse le patron de la DPJ d’avoir ordonné son arrestation le mardi 18 février 2020, « en plein exercice de ma profession d’avocat ».

Selon maître Sané, « le directeur central de la Police Judiciaire a ordonné aux agents de la BRB, dont six étaient cagoulés, de m’arrêter avec sept (7) de mes clients. Ces faits se sont passés à Kobaya, commune de Ratoma, sur le site de la Société 2CE Construction SARL, laquelle est sous la protection juridique de mon Cabinet ».

Pour maître Mamoudou Sané, cette société est impliquée dans un dossier judiciaire à double ramification (Civile et Commerciale) qui est pendant à la Cour d’Appel de Conakry.

L’avocat proteste contre les agents sous ordre du commissaire Fabou Camara, qui l’ont « arrêté, brutalisé, injurié et humilié » à la présence de sa famille avant de l’embarquer.

Dans la plainte, il est précisé qu’en vertu de l’article 65, alinéa 2 de la Loi 014 régissant la profession d’avocat, le Conseil de l’Ordre doit être préalablement avisé avant toute arrestation d’un Avocat, même si celui-ci a commis un crime ou un délit.

Pour maître Sané, cette loi a été violée par le Directeur Central de la Police Judicaire qui a abusé de son autorité.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la plainte de l’avocat.

 

Réf. n°1171/CAB/CD/MS/20

Conakry le, 24 Février  2020

Objet : Plainte pour abus d’autorité

Victime : Maître Mamoudou SANE

Avocat à la Cour

 

A Monsieur le Procureur Général

près la Cour d’Appel de Conakry

Monsieur,

Dans l’après-midi du Mardi 18 février 2020, étant en plein exercice de ma profession d’Avocat,  le Directeur Central de la Police judiciaire a ordonné aux agents de la BRB, dont 6 étaient cagoulés, de m’arrêter avec Sept (7) de mes clients. Ces faits se sont passés à Kobaya, Commune de Ratoma, sur le site de la Société 2CE construction Sarl laquelle est sous la protection juridique de mon Cabinet.

Quelques heures après notre arrivé à la DPJ à bord de leur Pick up et devant Monsieur le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats venu intervenir pour ma libération, le Directeur central justifie son acte par le fait que j’aurais « refusé de prendre le téléphone de son chargé des opérations pour parler avec lui ». Que sur le site j’étais « en train de crier et attirer l’attention du public sur une opération commandée qu’il a initiée à la demande du Procureur Général». Il ajoute avoir « reçu des instructions fermes du Procureur Général de prêter main forte à Monsieur Claude André Gindein, un expatrié australien, de récupérer des biens se trouvant sur le site de Kobaya appartenant à une tierce société ».

Ces affirmations, comme vous le verrez après vérifications, sont absolument contraires à la réalité.

Pour la petite histoire, je suis l’avocat  de la société 2CE Construction Sarl dirigée par Madame Rouguiatou BAH laquelle est également l’épouse de Monsieur Claude André Gindein, un expatrié australien. Ce  couple vivant dans la communauté des biens a créé la Société à responsabilité limitée dénommée 2CE Construction (Pièces n°1, 2 et 3). Cette société dispose d’un site à Kobaya, Commune de Ratoma dans lequel se trouvent leurs machines. Dans le même site se trouve gardées, à titre onéreux depuis le 14/04/2015 soit 57 mois, d’autres machines appartenant à la Société NRW GUINEA SARL.

Les frais de gardiennage des machines de cette tierce Société pour les 57 mois s’élèvent à un montant total de Six Cent Quatre-Vingt-Quatre millions de de francs guinéens (684, 000, 000 GNF). Soit une mensualité de 12, 000, 000 GNF/mois  x 57 mois. La Société NRW GUINEA SARL n’a jamais payée cette créance. C’est plutôt la société 2CE Construction Sarl qui a supporté ces frais dans l’espoir d’être remboursée après contrat. Ces derniers temps d’ailleurs, la société 2CE Construction Sarl a mis en demeure sa créancière de s’acquitter au risque de se voir opposée le droit de rétention prévu dans les articles 67 et 68 de l’Acte Uniforme sur les Suretés (Pièce n° 4).  Une action en paiement est même engagée devant le Tribunal du Commerce de Conakry (Pièce n°5).

Au départ, ce couple qui a créé la société 2CE Construction Sarl était dans la cogérance jusqu’à la démission de l’époux le 3 juin 2018 (Pièce n°6). S’en suivra une procédure de divorce engagée devant le  Tribunal de Première Instance de Conakry 2 qui s’est soldée par le prononcé du divorce entre les époux, la garde des enfants est confiée à l’épouse et le partage des biens communs ordonné (Pièce n°7).

Contre cette décision, l’époux Monsieur Claude André Gindein a fait appel et l’affaire est pendante devant la Cour d’appel. Pendant ce temps, sachant bien que les biens seront partagés un jour, l’époux  réussit, au mois de juin 2019, à faire signer un second contrat au propriétaire du site alors que le premier contrat n’est pas encore résilié avec le bailleur.

Sur le site, chacun d’eux a mis des gardiens pour empêcher l’autre de sortir une machine avant le partage. Ce matin du 18 février 2020 je revenais d’un baptême avec ma famille (ma femme et mes deux enfants) quand Madame Rouguiatou BAH m’appelle pour me dire que des agents de la DPJ arrivent sur le site et veulent arrêter ses gardiens et prendre des machines.

Je me suis alors précipité à y venir. Là étant, je stationne devant le portail du site et dis à ma femme de m’attendre avec les enfants.  Quelques minutes après, deux Pick up de la BRB sont arrivées. Je me présente aux policiers en tant qu’avocat de la société 2CE Construction Sarl et leur  demande ce qui se passe. Ils me disent avoir reçu l’ordre du Directeur central de la Police judiciaire d’arrêter tous les gardiens placés par la société 2CE Construction Sarl et de prendre des machines. Alors, je leur ai demandé s’ils avaient une convocation, des mandats ou une décision de justice les permettant d’agir ainsi. Je leur informe également que le Tribunal du commerce et la Cour d’appel sont déjà saisis de cette affaire à double ramification (civile et commerciale).

Pendant ce temps, ils embarquaient les gardiens que la société 2CE Construction Sarl avait placés sur le site. Arrive mon tour d’être embarqué Mani militari dans la Pick up. Ils m’ont tiré de force jusque devant le portail où se trouvaient leurs Pick up. Puis, ils m’ont jeté à bord comme un délinquant.  Au nombre de 8 (les 6 gardiens, Madame Rouguiatou BAH et moi), nous avons été arrêtés et conduit à la DPJ. Avant de bouger, je réussi à jeter la clé en direction de ma femme et lui demande de ramener les enfants à la maison.

Et en cours de route, j’ai pu envoyer un message d’information sur le forum du Barreau de Guinée. Tout de suite, un agent cagoulé assis à mes côtés informe le chargé des opérations judicaires de la BRB que j’ai envoyé un message. Immédiatement, il gare la Pick up et ordonne à celui-ci de me retirer mon téléphone, de me mettre à même le sol et flanquer son pied sur ma jambe. Ce que j’ai refusé. Mais il a, tout de même, pu retirer de force mon téléphone. Je lui dis de me le restituer pour que je puisse rentrer en contact avec ma femme. Il  me demande de « la fermer sinon il me mettrait les menottes » et m’a traité de « malhonnête ».

Ainsi, pour ne pas subir d’autres violences de la part de ces agents cagoulés et coléreux, j’ai gardé ma sérénité jusqu’à notre arrivé à la DPJ. A ce niveau, le Directeur Central de la Police judiciaire avoue, devant Monsieur le Bâtonnier et Maître Moussa DIALLO (venus intervenir) qu’il « a seulement dit à ses agents d’embarquer tout le monde y compris l’Avocat et qu’après il va trier à la DPJ ».

Cet acte n’est donc ni plus ni moins qu’un abus d’autorité pour lequel je porte plainte. Car « refuser de prendre l’appel du Directeur central de la police judiciaire» n’est pas une infraction, et demander à ses agents s’ils ont une convocation, un mandat ou une décision de justice était bien mon rôle en tant qu’Avocat, pour la défense de mes clients. Mieux, même en « mission commandée » on ne doit pas arrêter un Avocat, sans au préalable aviser le Barreau. C’est en tout cas l’esprit de l’article 65 alinéa 4 de la loi 014 régissant la profession d’Avocat :

« Le cabinet de l’Avocat est inviolable. Nul ne peut y pénétrer par la force.

 En cas d’infraction à la loi commise par un Avocat, les perquisitions ne peuvent être exécutées qu’en présence du Bâtonnier ou de son représentant, ou de trois membres du conseil de l’Ordre.

Les convocations, mandat de comparution, mandat d’amener, mandat d’arrêt ne peuvent en aucun cas être délivrés directement à un Avocat. Ces actes doivent être adressés obligatoirement au Bâtonnier.

 Hormis le cas de délit ou crime flagrant aucun avocat ne peut être poursuivi ou arrêté sans information préalable du Conseil de l’Ordre.

 Le conseil de l’Ordre peut solliciter une solution amiable.

 L’Avocat ne peut déférer à une convocation ou injonction de l’autorité administrative avant que le conseil de l’Ordre n’en soit saisi et ait entendu l’Avocat.

 Toute convocation doit préciser son objet et ne peut comporter la mention « pour affaire le concernant ».

 Cette loi exige donc que le conseil de l’Ordre soit, préalablement, avisé avant toute arrestation d’un Avocat, même si celui-ci a commis un délit ou un crime. C’est cette loi qui a été manifestement violé par le Directeur central de la police judiciaire qui a abusé de son autorité. Alors que selon l’article 4 du code de déontologie de la Police nationale il doit respecter les droits de l’homme, la constitution, les conventions internationales et les lois. Y compris la loi 014 sur la profession d’Avocat. De ce fait, le Directeur central tombe sous le coup de l’Article 643 du code pénal dispose que : « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner ou d’accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 5.000.000 à 10.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement.

Lorsque l’acte attentatoire consiste en une détention ou une rétention d’une durée de plus de 7 jours, la peine est portée à un emprisonnement de 10 ans et l’amende à 15.000.000 de francs guinéens ».

Par ailleurs, ce que le Directeur Central appelle « mission commandée » n’était en réalité qu’un maquillage d’une bavure policière, puisqu’il a agi sur la base d’une simple plainte de Monsieur Claude André Gindein et sans instruction formelle du Parquet Général, sans convocation, sans mandat et sans aucune décision de justice dans un domaine qui ne relève pas de sa compétence. Car cette affaire pendante devant les Cours et Tribunaux est purement et simplement civile et commerciale.

Monsieur le Procureur Général,

Même si j’avais commis une quelconque infraction, le Directeur Central se devait d’aviser, préalablement, mon Bâtonnier comme le dispose l’article 65 alinéa 4 de la loi 014 régissant la profession d’Avocat. Il n’avait pas le droit de m’arrêter, il devait tout simplement me laisser « crier » sur le site, comme il le soutient.

Je porte donc plainte contre le Directeur central de la Police judiciaire qui a été le donneur de l’ordre de m’arrêter (article 14 portant sur les devoirs généraux des fonctionnaires de la police nationale). Les agents qui ont exécuté cette illégalité m’ont brutalisé, injurié, humilié devant ma femme, mes enfants, confisqué mon téléphone et m’ont illégalement arrêté dans l’exercice de ma profession.

Que justice soit faite !

Dans cette attente, recevez Monsieur le Procureur Général, mes remerciements pour le soutien apporté au feu de l’action.

 

La victime

Maître Mamoudou SANE

Avocat à la Cour

AMPLIATIONS :

-Barreau de Guinée,

-Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile,

-Inspecteur General des services de Sécurité

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Dinguiraye : le préfet porte plainte contre plusieurs responsables de l’UFDG

27 février 2020 à 9 09 07 02072

Une semaine après l’attaque du bloc administratif de la préfecture de Dinguiraye par des manifestants anti-troisième mandat, le préfet sort de sa torpeur. Le lieutenant-colonel Mamadou Lamarana Diallo a porté plainte contre plusieurs responsables locaux de l’UFDG (la principale formation politique d’opposition en Guinée). Selon des informations confiées à Guineematin.com, au moins six opposants sont visés par la plainte de l’autorité préfectorale.
Parmi eux, Dr Boubacar Cellou Diakité, conseiller communal (élu au compte de l’UFDG) à la mairie de Dinguiraye.

Joint au téléphone, il a confié avoir reçu une convocation le mardi, 25 février 2020. « Le mardi, vers 15 h 30’, j’ai reçu deux agents de la gendarmerie qui m’ont déposé une convocation me demandant de me rendre à la gendarmerie le vendredi à 10 heures. J’ai demandé c’est quoi le motif, ils ont dit que c’est le préfet qui m’a convoqué mais qu’ils ne connaissent pas les raisons.

Je me suis déplacé pour aller voir l’officier la police judiciaire, en la personne de monsieur Bangoura. Celui-ci m’a dit que peut-être c’est parce que nous sommes les instigateurs de l’évènement du mardi 18 février (l’attaque du bloc administratif préfectoral), jour où le principal parti de l’opposition (UFDG) devait recevoir ses députés Fodé Maréga et Alpha Ousmane Diallo à Dinguiraye », a expliqué Dr Boubacar Cellou Diakité.

« J’ai appris ce matin que 5 autres personnes ont reçu des convocations. On a même appris que le préfet a déposé une liste au niveau du juge de paix pour demander l’arrestation de certaines personnes. Mais, celui-ci a répondu que le moment n’est pas opportun et qu’il ne peut pas se permettre d’arrêter un citoyen sans plainte. C’est ainsi que le préfet serait parti voir son secrétaire général chargé de l’administration qui aurait rédigé les différentes plaintes. C’est de là qu’ils ont fait appel à la gendarmerie pour déposer les plaintes aux ayant-droit », ajoute l’opposant.

Cet élu local dit avoir dit avoir échangé avec le maire de la commune urbaine autour de cette situation. Et, l’autorité communale se serait engagée à jouer au sapeur-pompier. « Ce mercredi, le maire de la commune urbaine m’a appelé vers midi et demi pour me dire de le trouver chez un ami. Quand je suis arrivé, il était avec l’un des conseillers municipaux. Il m’a demandé de lui rendre la convocation que j’ai reçue pour qu’il essaie de calmer le problème.

J’ai dit que depuis qu’on m’a remis la convocation, j’ai appelé mon fédéral, monsieur Kébé, pour lui remettre ma convocation. Le maire m’a demandé d’aller voir le fédéral mais j’ai refusé. Il m’a supplié et par la suite, je suis allé faire la photocopie pour la lui remettre. C’est ainsi qu’il m’a dit de ne plus rien craindre, qu’il n’y aura rien et que les gens qui devraient partir ne partiront pas. J’ai demandé qui sont ces gens, il a répondu que peut-être je les verrai », a laissé entendre Dr Boubacar Cellou Diakité.

Alpha Assia Baldé pour Guineemation.com
Tel : 622 68 00 41

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Fodé Bangoura du PUP : « pour nous, il n’y a pas d’élections le 1er mars »

27 février 2020 à 8 08 12 02122

Dans un entretien qu’il a accordé hier, mercredi 26 février 2020, Elhadj Fodé Bangoura s’est prononcé sur l’actualité politique guinéenne. Une actualité marquée par les préparatifs du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 1er mars 2020. L’opposant a réitéré la position de sa formation politique par rapport à ces élections, saluant le retrait de l’OIF de ce processus électoral. Le président du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) a déploré la récente sortie du président Alpha Condé, qui a appelé ses partisans à frapper ceux qui tenteraient d’empêcher le vote, mais aussi la décision de faire appel à l’armée pour assurer la sécurité de ces élections contestées par l’opposition.

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Appel à l’Armée pour la sécurisation du vote : la réponse du FNDC

27 février 2020 à 7 07 31 02312

image d’archive

Dans un message radio datant du 24 février 2020, l’Etat-major de l’armée de terre a ordonné des mesures martiales pour accompagner le putsch civil que M. Alpha Condé veut désormais transformer en coup d’Etat civilo-militaire.
Totalement paniqués par la détermination inébranlable du peuple de Guinée à empêcher son projet de troisième mandat, le dictateur Alpha Condé et son clan d’arrivistes viennent d’user de leur dernier recours.

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Incendie à la préfecture de Labé : « une bonne partie du matériel électoral a été ravagée (CEPI)

27 février 2020 à 0 12 23 02232

Comme annoncé précédemment, un incendie d’origine criminelle s’est produit dans la soirée de ce mercredi, 26 février 2020, au siège de la préfecture de Labé, qui abrite également la CEPI. Selon un membre de ce démembrement de la CENI, interrogé par Guineematin.com, une bonne partie du matériel une bonne partie du matériel électoral a été ravagé.

Les auteurs de cet incendie ont attendu que tous les travailleurs de la préfecture rentrent pour agir. Ils ont brisé certaines vitres pour pouvoir mettre le feu dans la partie du bloc administratif préfectoral qui abrite désormais la Commission Electorale Préfectorale Indépendante. Avant l’intervention des sapeurs-pompiers qui ont réussi à éteindre le feu, les dégâts étaient déjà importants.

« J’ai été informé de cet incendie au moment où je programmais la séance de formation des membres des bureaux de vote, qui devait avoir lieu demain. C’est ainsi que je me suis transporté sur les lieux. J’ai trouvé effectivement que le feu a ravagé une bonne partie du matériel électoral.

Il s’agit de deux ordinateurs et le reste des cartes d’électeurs, tout est parti en fumée. En plus de cela, certains dossiers relatifs au recrutement des jeunes dans l’armée ont été incendiés. Le lot de gilets destinés aux membres des bureaux de vote aussi est parti en fumée », a confié un responsable de la CEPI de Labé.

De son côté, le président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante n’a pas souhaité faire de commentaire sur cet incident. Il se dit dépassé par cette situation et annonce avoir reçu une lettre anonyme dans la matinée de ce mercredi, le menaçant de mort.

Les autorités locales ont déployé un important dispositif sécuritaire sur les lieux. Les agents ont mis en place un cordon sécuritaire autour du bloc administratif préfectoral.

Cette attaque, qui s’ajoute à plusieurs autres enregistrées en Guinée et dans certaines ambassades du pays à l’étranger, intervient à trois jours du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 1er mars prochain. Des élections boycottées par l’opposition, qui promet d’empêcher le vote.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Sécurisation du vote du 1er mars : le FNDC adresse un message à l’armée guinéenne

26 février 2020 à 22 10 59 02592

« Par cette décision martiale discrètement prise, M. Alpha Condé confirme sa volonté ardente de créer le chaos et mettre en exécution toutes ses menaces contre son peuple. Sourd et obstiné, il veut à tout prix imposer une constitution ensanglantée, illégale et illégitime sous le couvert de la plus grande parodie électorale de l’histoire du pays qu’il tente d’organiser seul contre lui-même. Si l’armée Guinéenne s’associe à cette forfaiture, elle aura failli à sa mission la plus sacrée »

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Education : le SLECG sursoit à ses actions de protestation jusqu’au 03 mars

26 février 2020 à 20 08 33 02332

Alors qu’il prévoyait d’organiser une assemblée générale ce mercredi, 26 février 2020, à Conakry, pour envisager de nouvelles stratégies pour se faire entendre, le SLECG a finalement ajourné ses mouvements de protestation. Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a décidé de suspendre toutes ses activités liées à sa grève jusqu’au 03 mars prochain.

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Arnaque à Ecobank-Kankan ? Une vendeuse poursuit 2 agents

26 février 2020 à 17 05 36 02362

Un différend entre Madame Assétou Kourouma, une cliente de l’agence Ecobank Kankan, et deux employés de la banque panafricaine, autour de 36 millions de francs guinéens, a été porté devant la justice hier mardi, 25 février 2020. Ansoumane Camara (manutentionnaire) et Louis Lamah (caissier) sont soupçonnés d’abus de confiance au préjudice de dame Assétou Kourouma lors d’une transaction survenue récemment, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Télimélé : le matériel électoral attaqué dans la commune rurale de Tarihoye

26 février 2020 à 17 05 16 02162

A quatre jours des contestées élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars prochain, les esprits s’échauffent à l’intérieur du pays. Après la commune rurale de Timbi Madina, dans la préfecture de Pita, c’est à Télimélé que du matériel électoral a été attaqué ce mercredi, 26 février 2020. A peine arrivé, le matériel électoral destiné à la commune rurale de Tarihoye a été saccagé et vandalisé par des individus hostiles à la tenue du double scrutin, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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