Alpha Condé fait appel à l’armée pour le vote : ce qu’en dit Ibrahima Diallo du FNDC

25 février 2020 à 19 07 03 02032

Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC

Dans un courrier daté d’hier, lundi 24 février, le Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre a instruit les commandants des garnisons militaires du pays à être en alerte maximale. Dans le même courrier, demande a été faite aux commandants des quatre régions militaires du pays d’organiser des patrouilles diurnes et nocturnes du 28 février au 3 mars 2020. Joint au téléphone dans l’après-midi de ce mardi, Ibrahima Diallo, coordinateur des Opérations du FNDC, dit que cette mesure prouve l’inquiétude du président Alpha Condé qui veut ainsi abattre sa dernière cartouche pour s’accrocher.

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Yomou : manifestation pour réclamer la vérité sur la mort de l’enfant de 7 ans retrouvé pendu

25 février 2020 à 18 06 54 02542

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le corps pendu d’un enfant de 7 ans a été découvert hier lundi dans la commune urbain de Yomou. Une foule en colère, venue du quartier Gbanakoly où la découverte a eu lieu, a exprimé son souhait de voir lumière faite dans cette affaire ce mardi, 25 février 2020. Après une marche, les citoyens ont lancé un ultimatum aux autorités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Recours à l’Armée pour sécuriser le vote : « ça n’aura pas de conséquences sur notre programme »

25 février 2020 à 18 06 31 02312

Ousmane Gaoual Diallo, député uninominal de Gaoual et responsable de la Communication de l’UFDG

Le communiqué du chef d’Etat-major de l’Armée de Terre annonçant la participation de l’Armée dans la sécurisation du double scrutin du 1er mars 2020, suscite une vague de réactions au sein de la classe politique et de la société civile guinéennes. Les acteurs du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) voient cette annonce d’un mauvais œil et pensent qu’elle ne sera pas suivie à la lettre.

C’est le cas l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, le responsable de la communication de l’UFDG, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, dans la l’après-midi de ce mardi, 24 février 2020. « Cette mesure ne sera pas appliquée, sauf par les unités zélées. Ceux qui, de façon sélective, sont en train d’exécuter une politique répressive, violente et assassine des populations guinéennes », a réagi l’opposant.

Le député uninominal de Gaoual assure que cette mesure ne va nullement dissuader le FNDC dans son combat visant à empêcher la tenue des élections législatives. « Alpha Condé est libre même de décréter un Etat de siège. Cela ne changera en rien notre détermination de faire en sorte que cette élection ne se déroule pas le 1er mars prochain. Il peut mobiliser toute l’armée, toute la gendarmerie et toute la police.

Nous savons déjà que l’immense majorité de ces gens-là ne le suivent pas et ne sont pas d’accord pour cette violation systématique de la Constitution guinéenne. Donc, nous savons que la mesure n’aura pas de conséquences sur notre programme d’empêchement de ce double scrutin anticonstitutionnel », a laissé entendre Ousmane Gaoual Diallo.

A rappeler que dans son communiqué, le chef d’Etat-major de l’Armée de Terre a indiqué que toutes les unités de l’Armée de terre sont en alerte à partir de ce mardi, 25 février 2020. Il a instruit par la même occasion les 4 régions militaires de l’intérieur du pays à organiser des patrouilles de jour comme de nuit du 28 février au 03 mars prochain et à être disponibles au besoin, pour renforcer la sécurisation des bureaux de vote le 1er mars.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Guinée : le FNDC ne reculera pas « même si Alpha Condé réquisitionnait l’Armée rouge de Russie »

25 février 2020 à 17 05 47 02472

Dans un message radio daté du 24 février 2020, l’Etat major de l’armée de terre a annoncé qu’à partir de ce mardi, 25 février 2020, toutes ses unités seront en alerte sur toute l’étendue du territoire national. Le même communiqué indique que les unités de l’intérieur du pays doivent être également organiser des patrouilles jours et nuits et être disponibles pour sécuriser le vote du 1er mars prochain. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le président du Bloc Libéral, Docteur Faya Millimouno, reprouve cette décision.

Selon Dr Faya Millimouno, il n’est pas du ressort d’une armée de sécuriser un vote. « Je crois que ce n’est pas le rôle de l’armée de sécuriser le vote. Nous avons aujourd’hui certains officiers qui, pour des raisons qu’on ne connait pas, font du zèle. Mais, nous disons à cette armée qu’elle doit être républicaine et surtout qu’elle doit être du bon côté de l’histoire. L’armée n’a pas pour vocation de soutenir une dictature. L’armée a pour mission de veiller à l’intégrité du territoire national », a dit l’opposant.

Pour le président du Bloc Libéral, il y a beaucoup de choses qui sont entrain de se passer en Guinée aujourd’hui et qui méritent d’être contrôlées par les forces de défense. « L’armée doit s’organiser pour mettre hors d’état de nuire tous ceux et toutes celles qui sont entrain d’organiser le putsch constitutionnel. Cette armée n’a qu’à vérifier le contenu des deux bateaux stationnés au port de Conakry qu’on dit avoir à bord des centrales pour électrifier Conakry », demande-t-il.

Pour Dr Faya Millimouno, cette annonce ne fera pas reculer les opposants au 3ème mandat. « Même si Alpha Condé réquisitionnait l’armée rouge de la Russie, ce que nous avons dit, nous le ferons conformément aux dispositions constitutionnelles de notre pays. Nous sommes entrain d’agir en vertu de l’article 21 alinéas 4 de la Constitution qui donne le droit et même le devoir au peuple de Guinée de résister à l’oppression. Nous sommes clairement dans une situation d’oppression dans la mesure où l’Etat est devenu du terrorisme humain », a conclu l’opposant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : lancement des activités du projet « 50 millions de femmes Africaines ont la parole »

25 février 2020 à 17 05 29 02292

La gent féminine est aujourd’hui très engagée dans le combat contre la pauvreté à travers entrepreneuriat. C’est dans le cadre de combat que les activités du projet « 50 millions de femmes Africaines ont la parole » ont été lancées ce mardi, 25 février 2020, à Conakry. Cette initiative, appuyée par le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, à vocation sous régionale, est une plateforme numérique de réseautage pour les femmes entrepreneures du continent africain, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le lancement de ce projet a mobilisé des membres de l’équipe dirigeante, le ministère de l’Action Sociale, les organisations de la société civile, les universitaires, les femmes et filles responsables d’associations évoluant dans divers secteurs.

Dans son allocution, la coordinatrice du projet « 50 millions de femmes Africaines ont la parole », Batouly Kaba est revenue sur ses objectifs. « Ce projet a pour objectif de contribuer à l’autonomisation des femmes entrepreneures grâce à l’utilisation de la plateforme pour le développement des entreprises en général ; aussi, à favoriser l’apprentissage entre les pairs, susciter l’échange, le transfert des connaissances, le mentorat, le partage d’informations, de connaissances entre les communautés. »

De son côté, Ibrahim Funsho Oladele, le représentant de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à cette rencontre, a laissé entendre que ce projet permettra aux femmes et filles de 38 pays africains de bénéficier d’opportunités de financement. « Cette plateforme couronne tous les efforts déployés par le gouvernement de ces pays en faveur de l’autonomisation de la femme. Mais, elle permettra surtout d’accroître la visibilité de toutes nos initiatives en faveur des femmes à travers le monde entier…

Les femmes entrepreneures de ces pays pourront également faire de cette plateforme une fenêtre de lecture sur chacun des 38 pays africains qui utilisent cette plateforme. Désormais, toutes les femmes et jeunes femmes entrepreneures de ces pays peuvent également faire de cette plateforme leur principal outil de réseautage et d’accès aux opportunités de financement local, national et international. »

Pour sa part, la ministre de l’Agriculture, Hadja Mariama Camara, représentante de la ministre de l’Action Sociale, a félicité vivement la Banque Africaine de Développement qui finance ce projet. Dans la même lancée, elle a remercié la CEDEAO pour avoir initié ce projet d’envergure qui, selon elle, « favorisera des échanges fructueux en termes de bonnes pratiques entre les femmes dans divers domaines de leurs activités ».

Au terme de cette rencontre, madame Madina Daff, représentante de la Chambre de Commerce au niveau de l’équipe pays de ce projet, a dit être doublement satisfaite de cette initiative. « Je suis doublement satisfait de ce projet. Ça, c’est une organisation qui va porter des fruits. Le projet 50 millions de femmes africaines ont la parole donne la chance aux jeunes filles et femmes entrepreneures d’avoir des facilités d’informations, d’être interconnectées par rapport aux autres pays membres. Officiellement, il y a à peu près 80 femmes guinéennes ici. Mais officieusement, on est plus de 100 femmes. Donc, c’est plus qu’une satisfaction et j’encourage vivement ce genre d’initiatives », a-t-elle lancé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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Appel au départ d’Alpha Condé du pouvoir : réactions de quelques citoyens

25 février 2020 à 16 04 58 02582

Comme annoncé précédemment, le FNDC a annoncé hier, lundi 23 février 2020, qu’il ne reconnait plus Alpha Condé comme le président de la République de Guinée. Lassé par l’obstination de l’actuel chef de l’Etat guinéen à changer la Constitution pour se donner la possibilité de briguer un troisième mandat, le Front National pour la Défense de la Constitution a demandé le départ d’Alpha Condé du pouvoir. Cette sortie des opposants au régime en place suscite aujourd’hui beaucoup de commentaires à Conakry. Un reporter de Guineematin.com a donné la parole à quelques habitants de la capitale guinéenne, qui ont dit ce qu’ils pensent de cette situation.

Mamadou Bangoura : je pense qu’il est trop tôt pour les leaders du FNDC de tenir de tels propos, disant qu’ils ne reconnaissent plus le pouvoir d’Alpha Condé, parce que jusqu’à preuve du contraire, il reste et demeure toujours le président de la Guinée. Son mandat prendra fin en décembre 2020. Mais, en ce qui concerne son probable 3ème mandat, je suis contre. Il faut qu’il respecte l’actuelle Constitution qui l’a déjà porté deux fois au pouvoir. Et plus loin, je m’en vais vous dire que même ce couplage des élections, prévu le 1er mars 2020, aura du mal à se dérouler convenablement parce que les grands partis ne participeront pas à ces échéances électorales.

Ibrahima Yansané : je suis d’avis avec les leaders du FNDC quand ils disent qu’ils ne reconnaissent Alpha Condé comme étant le président de la République. Vous ne pouvez pas vous rendre compte que ce monsieur, qui a lutté pendant près 42 ans pour qu’il y ait une vraie démocratie dans notre pays, arrive au pouvoir en 2010 et veuille tenter de nous ramener en arrière en voulant changer l’actuelle Constitution pour se tailler un éventuel 3ème mandat. Pour cela, il veut mettre note pays dans une instabilité politique, et ça, nous n’allons pas l’accepter parce que la Guinée, depuis son indépendance, a toujours connu la paix et la quiétude sociale. A partir de l’instant, j’adhère à l’idée du FNDC pour chasser Alpha Condé du pouvoir.

Aboubacar Condé : cette fois-ci, les leaders du FNDC sont allés vite en besogne en disant qu’ils ne connaissent plus désormais Alpha Condé comme président de la République. Pour cela, je ne suis pas trop d’accord avec eux parce qu’Alpha Condé est un président élu démocratiquement par deux fois. Donc, je veux que le FNDC reconnaisse cela. C’est vrai que pendant les deux mandats d’Alpha Condé, la gouvernance économique du pays n’a pas été à la hauteur des attentes des citoyens, l’école guinéenne a aussi toujours été perturbée par les grèves du SLECG ces dernières années. Tout cela laisse croire qu’Alpha Condé doit obligatoirement déposer le tablier pour une nouvelle génération. Mais, le FNDC doit mettre de l’eau dans son vin, et ne rester que dans sa stratégie de manifestations dans le but d’empêcher un éventuel 3ème mandat d’Alpha Condé.

Propos recueillis par Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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Sécurisation des élections du 1er mars : l’Armée appelée en renfort

25 février 2020 à 15 03 43 02432

Général de Corps d’Armée, Namory TRAORE, Chef d’État-Major Général des Armées

Dans un communiqué publié ce mardi, 25 février 2020, le chef d’Etat-major de l’Armée de Terre a annoncé que toutes les unités de l’armée de terre sont en alerte à partir d’aujourd’hui. Il a instruit les 4 régions militaires de l’intérieur du pays à organiser des patrouilles diurnes et nocturnes du 28 février au 03 mars prochain.

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Egypte : décès de l’ancien président Hosni Moubarak

25 février 2020 à 14 02 28 02282

L’ancien président Egyptien, Hosni Moubarak, est décédé ce mardi, 25 février 2020, à l’hôpital militaire Galaa au Caire, la capitale du pays. L’annonce de son décès a été faite par les membres de sa famille puis communiquée par la télévision d’Etat égyptienne.

Hosni Moubarak, né le 4 mai 1928, tire sa révérence à l’âge de 91 ans. Il est arrivé au pouvoir le 14 octobre 1981, suite à l’assassinat du président Anouar-El-Sadate.

Après 30 ans de gestion du pays d’une main de fer, Hosni Moubarak a démissionné de son poste de président sous la pression populaire le 11 février 2011, au début du printemps arabe qui a balayé Kadhafi (Lybie) et Ben Ali (Tunisie). Comme par hasard, l’ancien dirigeant égyptien décède en février 2020.

Il faut préciser que Muhammad Hosni El Sayed Moubarak avait été emprisonné pour des faits de corruption pour avoir ordonné le meurtre de manifestants, notamment de la place Tahrir. Après avoir été acquitté de certaines charges qui pesaient sur lui, Moubarak a été remis en liberté en 2017, apprend-on.

Selon nos sources, la présidence égyptienne va se charger de l’organisation des obsèques de l’ancien président qui a dirigé l’Égypte pendant 3 décennies.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Retrait de l’OIF, sortie du FNDC, élections du 1er mars : Damaro Camara à Guineematin

25 février 2020 à 14 02 06 02062

Dans entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 25 février 2020, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, a réagi à plusieurs sujets d’actualité. Il s’agit entre autres, du retrait de l’OIF du processus électoral guinéen, de la sortie du FNDC qui appelle au départ du président Alpha Condé du pouvoir, et du double scrutin du 1er mars prochain. Des questions brûlantes que ce responsable du parti au pouvoir a évoquées avec son franc-parler habituel.

Décryptage !

Guineematin.com : dans un communiqué diffusé hier, lundi 23 février 2020, sur son site, l’Organisation Internationale de la Francophonie a annoncé son retrait du processus électoral en cours dans notre pays. Comment réagissez- vous à cette décision ?

Amadou Damaro Camara : je ne sais pas de quel processus l’OIF se serait retirée. Ils ont été invités par la CENI depuis novembre 2019, ils ont fini leur mission le 20 février dernier, ils ont remis le rapport de leur activité au président de la CENI, ils se sont proposés de faire la remise le 15 mars après les élections. Et quand tu es commis à une tâche par une institution, et quand tu penses qu’il y a des problèmes, c’est à cette institution qu’il faut d’abord s’adresser. La CENI ne devrait pas apprendre leur prétendu retrait par voie de presse, quand ils ont déjà déposé leur rapport au niveau du président de la CENI. Vous avez vu le communiqué de la CENI, vous avez vu le rapport du président de la CENI.

Donc, le rôle de la CENI n’est pas politique, ce n’était pas à elle de demander un consensus. Mais, ils ont demandé à la CENI de ne pas faire les élections le 28 décembre puisque c’était pour des problèmes techniques ; leur rôle s’arrête strictement au niveau technique. Un fichier n’est pas consensuel, un fichier est technique. On ne dit pas dans ton fief il y a 1000, il faut que dans mon fief il y ait 800. Cela ne se négocie pas, ce n’est pas des négociations politiques ça. Donc de toutes les façons, ce n’est pas à 5 jours des élections qu’on peut se retirer d’un processus qu’on a déjà conclu. Et, les institutions internationales et les pays partenaires comprennent que depuis 61 ans, la Guinée est un pays souverain, le processus est déjà lancé et le dimanche prochain, la Guinée procédera au vote.

Guineematin.com : vous dites que la Guinée est un pays souverain, c’est vrai. Mais, vous rappeliez tantôt que c’est la CENI qui a fait appel à l’expertise de l’OIF. Est-ce que cette sollicitation ne découle pas du fait que la commission électorale est incapable à elle seule d’organiser ces élections sans se faire aider par une expertise internationale ?

Amadou Damaro Camara : la CENI a fait appel à l’OIF parce que tout simplement ceux de l’opposition, tant qu’il n’y a pas l’étranger ils ne sont sûrs de rien. C’est tout. C’était une supervision, sinon ils ne pouvaient pas envoyer l’expertise qui n’était pas sur place. Quand on voulait faire l’enrôlement, c’est eux-mêmes (les opposants, ndlr) qui ont demandé qu’on ait un opérateur international parce que la CENI n’a pas ceci, la CENI n’a pas cela. Ils ne sont jamais d’accord quand ce n’est pas en leur faveur.

Guineematin.com : selon vous, quelles conséquences ce retrait de l’OIF pourrait avoir sur le double scrutin du 1er pars prochain ?

Amadou Damaro Camara : je dis qu’il n’y aura aucune conséquence. Le processus est terminé, le rôle de l’OIF dans le processus est terminé. Donc, son retrait aujourd’hui n’a aucune incidence sur le processus.

Guineematin.com : est-ce que ça ne va pas entacher la crédibilité de ces élections ?

Amadou Damaro Camara : la crédibilité c’est ce que le peuple de Guinée va donner dimanche prochain. Si le peuple se mobilise dimanche pour aller voter, le scrutin sera crédible. Et, c’est tout ce que nous demandons ; maintenant, l’opinion des autres s’ajoute à cela.

Guineematin.com : à l’issue d’une plénière tenue à son siège hier, le FNDC a annoncé qu’il ne reconnait plus Alpha Condé comme président de la République de Guinée et a demandé son départ. Comment réagissez-vous à cette sortie ?

Amadou Damaro Camara : je dis tout simplement que c’est une bêtise politique. Ce n’est pas le FNDC qui a élu le président de la République, c’est le peuple de Guinée qui l’a élu à près de 60%. Donc, ce n’est pas quelques individus qui diront nous le reconnaissons ou nous ne le reconnaissons pas. Mais je les préviens, s’ils ne reconnaissent pas la République, la République les reconnaitra quand ils vont fauter. De toutes les façons, le FNDC, c’est l’UFDG dans l’accoutrement appelé FNDC. Cellou n’a jamais reconnu aucune victoire du professeur Alpha Condé, donc ce n’est pas nouveau. Ni en 2010, ni en 2015, il n’a reconnu aucune élection. Pour lui, il a toujours gagné mais il a été triché.

Guineematin.com : le FNDC justement réitère également sa décision d’empêcher la tenue des élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars prochain. Avez-vous des inquiétudes par rapport à ces menaces des opposants ?

Amadou Damaro Camara : écoutez, qu’une bonne frange de la population veuille installer de la chienlit dans le pays, c’est inquiétant. Aujourd’hui, l’opposition n’a que le chaos à proposer. Mais, ils ne feront plus rien de ce qu’ils n’ont pas déjà fait. Ils ont tiré sur une citerne pleine de carburant, ils ont déversé de l’huile de vidange sur la chaussée.

Guineematin.com : où et quand ils ont fait ça ?

Amadou Damaro Camara : vous ne savez pas ce qui s’est passé à Matam ? Vous ne savez pas ce qui s’est passé à Tombolia ? Vous ne savez pas qu’ils ont tiré sur une citerne pleine de carburant ? Vous ne savez pas qu’ils ont déversé de l’huile de vidange sur la chaussée et que des Magbanas (des minibus) sont venus trébucher là-dans avec des passagers ? Vous ne savez pas qu’ils ont brulé des commissariats, ils ont brûlé des gendarmeries ? Vous ne savez pas qu’ils ont attaqué des prisons pour libérer des malfrats ? Vous ne savez pas qu’ils ont attaqué le cortège du Premier ministre ? Vous ne savez pas qu’ils se sont attaqués à des préfectures, ils ont chassé des préfets, des sous-préfets, ils sont brûlé des résidences de l’Etat ?

Qu’est-ce qu’ils vont faire de plus ? Peut-être ce qui leur reste, c’est de prendre des armes et tirer dans les rues sur des gens. Et dans ces conditions, l’Etat prendra ses dispositions. Il n’y a aucune menace qui n’est pas lancée encore. Je me souviens quand ils ont dit : à telle date si quelqu’un va au travail, c’est qu’on a échoué. Ils ont même fait des jours de baptême à partir du 13 janvier. Il y a eu la marche de l’ultimatum, il y a eu la marche de l’assaut final etc. C’est le peuple de Guinée qui ne les a pas suivis, le peuple de Guinée ne veut pas de la guerre dans ce pays même si c’est ce qu’ils souhaitent aujourd’hui, la chienlit en Guinée.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Retrait de l’OIF du processus électoral : l’incompréhension de Fodé Mohamed Soumah

25 février 2020 à 13 01 11 02112

Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération Citoyenne (GECI)

Le retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) du processus électoral en cours en Guinée est diversement apprécié par les acteurs politiques. Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération Citoyenne (GéCi), engagé dans la course pour les contestées législatives du 1er mars prochain, ne cache pas son incompréhension devant cette prise de position de l’OIF.

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Yomou : des interrogations après la découverte du corps pendu d’un enfant

25 février 2020 à 12 12 38 02382

Le corps d’un enfant de 7 ans, suspendu à une corde, a été découvert dans la journée d’hier lundi, 24 février 2020, à Yomou. Le corps de Michel Mara a été retrouvé au centre NAFA, situé dans le quartier Gbanakoly, suscitant l’émoi et des interrogations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Corruption à la FEGUIFOOT ? Super V tacle Antonio Souaré au tribunal de Kaloum

25 février 2020 à 12 12 16 02162

Antonio Souaré et Salifou Camara Super V

Le dossier judiciaire opposant la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot) à quatre de ses anciens dirigeants s’est ouvert hier lundi, 24 février 2020, au tribunal de première instance de Kaloum. Salifou Camara, connu sous le nom de Super V, ancien président de la Féguifoot ; Ibrahima Blasco Barry, ancien secrétaire général de la Féguifoot ; Aboubacar Morthon Soumah, ancien agent comptable ; et Aly Camara, sont poursuivis pour des faits d’abus de confiance et d’atteinte à l’image d’autrui, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, il est reproché à ces quatre personnes des faits de détournement de fonds, portant sur la somme de 28 milliards francs guinéens pendant la période de 2013 à 2015.

Les prévenus, qui comparaissent libres, ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis en plaidant non coupables à la barre. Ibrahima Blasco Barry se dit être surpris d’être cité dans cette affaire alors qu’il devait être « décoré » pour service rendu à la nation. « C’est avec une grande surprise que je me vois cité dans une affaire de détournement de 28 milliards. Je suis à la fédération depuis 1994 et je n’ai jamais été accusé de quoi que ce soit. De 2013 à 2015, il y a chaque année des audits des comptes de la fédération et un rapport est adressé à la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) sur l’utilisation de tous les fonds que la fédération reçoit. Je ne comprends pas comment ce que ces audits n’ont pas pu prouver peut aujourd’hui être évoqué pour m’incriminer. »

Cité dans une affaire de 800 mille Euros de la société de téléphonie mobile MTN, Ibrahima Blasco Barry a botté en touche. « Je suis également étonné qu’on m’accuse d’avoir détourné les 800 mille euros de MTN. En fait, la Guinée devait postuler pour l’organisation de la CAN de 2019 ou celle de 2021; il n’y avait pas d’argent. Il fallait donc trouver de l’argent pour monter un dossier de candidature. Pour cela, nous avons recruté un cabinet pour le montage de notre dossier de candidature. Pour payer ce cabinet international, et en collaboration avec le gouvernement, MTN a offert une enveloppe de 800 mille euros qui a servi à payer ces experts. Ceci nous a permis de défendre le dossier de la Guinée et d’obtenir l’organisation de la CAN de 2023. Au lieu de me retrouver ici, je crois que je devais plutôt être décoré de médailles », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Salifou Camara Super V soutient que cette affaire est une cabale montée par l’actuel président de la FEGUIFOOT, Antonio Souaré, depuis 2011 pour le salir et récupérer le poste qu’il occupait. « Dans cette affaire, il y a des non-dits qui remontent depuis 2011. C’est monsieur Mamadou Antonio Souaré, dans son envie de me remplacer à la tête de la FEGUIFOOT, qui a incité un dysfonctionnement profond à la fédération. Il a approché certains travailleurs dans le but de créer des crises pour que l’on dise que la fédération ne fonctionne pas normalement. Avec cette situation, on pourrait mettre en place un comité de normalisation et à l’issue, on allait me faire partir. Ensuite, il a organisé un tract pour me salir, d’abord à l’interne, puis à l’international », accuse Super V.

Pour arriver à ses fins, poursuit-il, Antonio Souaré aurait commandité des audits en confiant la tâche à un de ses amis à qui il aurait donné une importante somme d’argent. « Alors, Antonio Souaré a commandité un audit. Même cet audit n’a pas été organisé dans des conditions normales. Il a confié cet audit à son ami, Mory Cissé, à qui il a payé 73 mille dollars par mois et qui lui a déposé un rapport à usage personnel. C’est ce rapport qu’il utilise pour nous accuser de corruption », soutient Super V.

En outre, l’ancien président de la FEGUIFOOT met en doute l’audit qui l’incrimine, surtout qu’il affirme n’avoir jamais été entendu par les auditeurs. « Cet audit ne m’est pas opposable pour la simple raison qu’il n’a pas été fait conformément aux statuts de la FEGUIFOOT. En plus, je n’ai jamais été entendu par les auditeurs pour une confrontation avec les faits qu’on me reproche aujourd’hui. Il ne me désigne pas non plus pour avoir détourné quoi que ce soit. Et mieux, même si les faits qu’on me reproche aujourd’hui s’avéraient, ils ne peuvent pas constituer d’infractions car ils sont frappés de prescription. Je tiens à rappeler que les faits dont il est question remontent en 2013 jusqu’en 2015 ».

Après des débats et une projection de quelques séquences de preuves par le camp Super V, la présidente du tribunal a renvoyé l’affaire au jeudi 27 février pour la suite des débats.

Alsény KABA pour Guineematin.com

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Avis d’appel d’offres pour la construction de la route Boké-Quebo

25 février 2020 à 11 11 53 02532

Le Ministère des Travaux Publics lance un appel à candidatures pour la construction de la route Boké-Québo. Les candidats intéressés et éligibles, qui souhaitent être considérés pour la fourniture de biens, travaux et services de consultants pour le projet, ou qui désirent obtenir des informations additionnelles, sont invités à contacter la Direction Nationale des Infrastructures/Ministère des Travaux Publics…

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Télimélé : début du payement des primes d’incitation aux enseignants

25 février 2020 à 10 10 51 02512

Le payement des primes « d’incitation » aux enseignants en situation de classe se poursuit en Guinée quelques jours après la signature d’un accord entre le département de l’éducation et l’inter-centrale de l’éducation. Dans la préfecture de Télimélé, c’est la salle de conférence de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) qui a servi de cadre au début du payement de ces primes dans la journée d’hier lundi, 24 février 2020.

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Elections du 1er mars : formation des formateurs des agents électoraux à Yomou

25 février 2020 à 10 10 32 02322

Alors que la crise politique, liée l’organisation des élections législatives et du référendum constitutionnel s’enlise davantage en Guinée, la commission électorale nationale indépendante (CENI) déroule allégrement son programme sur le terrain. Cette institution en charge de l’organisation des élections en Guinée procède actuellement à la formation des formateurs locaux des agents des bureaux de vote et des membres des commissions de réception et de transmission des procès-verbaux dans le pays.

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N’Zérékoré : des femmes dans la rue pour implorer Dieu en faveur de la paix

25 février 2020 à 9 09 48 02482

Les femmes de N’Zérékoré ont pris d’assaut les rues de la ville ce lundi, 24 février 2020, pour implorer la grâce de Dieu pour la paix et l’unité nationale. C’est par un rituel que ces femmes ont entamé une marche qui les a conduites à divers endroits de la ville avant de conclure par des discours appelant à la concorde nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ces femmes étaient munies de balai, de calebasses remplies d’eau, d’écorces de plantes, habillées en tenue traditionnelle avec des cauris et des queues de vaches. La marche a débuté au domicile du patriarche, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, au quartier Dorota, pour le carrefour de Dorota, le gouvernorat, la préfecture via le carrefour de Gbanghana. Les marcheuses ont fait escale à l’université où elles ont tenu un discours. La foule, sécurisée par la police, a fini son parcours au domicile du vice doyen des sages de Nzérékoré, au quartier Tilépoulou.

Selon Madeleine Théa, ancienne maire de la commune de N’Zérékoré et porte-parole des femmes, cette marche vie à contribuer à l’apaisement et à la quiétude sociale en Guinée. « En ce jour solennel, toutes les femmes de la tradition coutumière des différentes communautés de la région ont l’habitude, à des moments critiques de la vie de notre pays, de se réunir pour un sacrifice pour l’unité nationale, la paix, la concorde et de prier Dieu et les ancêtres de cette terre pour atténuer l’atmosphère sociopolitique dans notre pays, la préservation de la quiétude sociale, l’engagement exclusif pour une région stable, émergente et sécurisée ; mais aussi, l’orientation de la Guinée Forestière vers un processus de développement.»

Poursuivant son intervention, l’ex maire de N’Zérékoré a souhaité qu’au terme de leur rituel que la région Forestière soit stable et que l’entente règne entre les guinéens. Nous prions également Dieu le Tout Puissant, que l’entente règne entre l’opposition et la mouvance présidentielle, que nos enfants candidats à la députation soit pleins de vigueur et de succès dans l’exercice de leurs futures fonctions », a laissé entendre Madeleine Théa.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : +224620166816/666890877

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Observation des élections législatives : le Balai Citoyen dément la CENI

25 février 2020 à 9 09 11 02112

Démenti formel du Balai Citoyen à propos de l’observation du coup d’état constitutionnel en Guinée

Sékou Koundouno, l’administrateur général du Balai Citoyen en Guinée, dément de manière catégorique toute participation du Balai Citoyen aux « élections législatives » et au « référendum » du 1er mars. Le Balai Citoyen, ainsi que la mission d’observation électorale de la société civile guinéenne « Won ma élections », se sont retirés du processus électoral depuis le 16 décembre 2019, constatant que ces pseudo-élections ne visent en réalité qu’à maintenir le dictateur Alpha Condé au pouvoir, y compris par la fraude électorale et la forfaiture. Par ailleurs, le Balai citoyen a suspendu depuis décembre sa participation au comité inter-partis et à la cellule d’appui au processus électoral, à laquelle il n’a jamais pris part.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui participe à la divulgation de ces fausses informations, démontre une fois de plus son incompétence et sa malhonnêteté. La patronne du département « accréditations » a sciemment menti, car elle ne peut ignorer que le Balai Citoyen comme « Won ma élections » se sont retirés du processus. Les partenaires de « Won ma élections » comme la fondation Osiwa et le PNUD peuvent le certifier. Sans doute la CENI cherche-t-elle à camoufler par cette manœuvre le retrait de l’OIF (organisation internationale de la francophonie) d’un processus électoral qui n’est désormais plus cautionné par personne et qu’on peut qualifier sans nul doute de véritable coup d’état.

Conakry, le 25 février 2020

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Conakry : kidnapping d’un étudiant opposé à un 3ème mandat pour Alpha Condé

25 février 2020 à 8 08 44 02442

Malgré les nombreuses dénonciations, les cas d’enlèvement de citoyens se multiplient tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Le dernier cas en date a eu lieu le dimanche, 23 février 2020, avec le kidnapping de Mamadou Kallan Diallo, président de la Coalition des Etudiants Leaders de Guinée (CELG), une structure opposée à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Les faits se sont produits aux environs de 23 h à Hamdallaye Pharmacie, dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Mamadou Cellou Diallo, secrétaire chargé à la communication de la CELG, ce sont des hommes en uniforme qui ont enlevé son collègue. « Hier dimanche, nous avions un programme ensemble qu’on devait effectuer. C’était pour multiplier les tracts que nous devions distribuer dans les différentes universités, pour inciter les étudiants à expliquer aux parents les dangers à l’adoption d’une nouvelle Constitution… Je devrais partir en première position au cyber. Quand je suis arrivé sur place, j’ai trouvé que l’informaticien avait déjà fermé.

Le président de la CELG devait quitter Sonfonia pour venir. Je lui ai dit de m’attendre à Hamdallaye Pharmacie pour essayer de chercher un autre endroit pour multiplier ces tracts. J’ai quitté Commandayah pour venir le rejoindre là où il m’attendait. Dès que je suis arrivé, je l’ai trouvé avec des hommes en uniforme. Ils étaient en train de lui demander en Soussou, Anah mindé (où est-il, ndlr). Comme il ne comprend pas cette langue, il leur a répondu en français. Il disait en français qui ? Quoi ? … C’est dans ces conditions qu’il a été kidnappé aux environs de 23 h par des hommes en uniforme, qui étaient à bord d’un pick-up blanc non-immatriculé. Ils sont partis vers Bambéto. C’était tellement rapide, c’est comme si c’est dans un film », a expliqué le jeune homme.

Pour Mamadou Cellou Diallo, son ami a été kidnappé à cause de ses opinions, notamment son opposition à l’adoption du projet de nouvelle Constitution. « En fait, ces derniers temps, nous sommes en train de travailler sur le projet portant sur la conscientisation de la population sur les dangers liés à l’adoption d’une nouvelle constitution. Donc, nous avons estimé que le combat contre le 3ème mandat n’était pas un combat politique, ethnique ou régional. C’était un combat citoyen et nous avons décidé, en tant qu’étudiants, d’informer les populations sur les dangers liés à ça », a indiqué le secrétaire chargé à la communication de la CELG.

De son côté, Mamadou Saïdou Diallo, frère de la victime, dit être inquiet depuis l’enlèvement de Mamadou Kallan Diallo, et demande sa libération. « C’est un jeune qui a des convictions. Mais, lorsqu’il s’est engagé dans des luttes pareilles, je lui avais de faire doucement, qu’on est dans un pays où la démocratie n’existe pas. Hier, vers minuit, j’ai un ami qui m’a appelé pour me dire que mon frère a été arrêté. Je ne n’ai pas pu dormir et j’ai mal au cœur à cause de ça. Je demande à l’autorité, à l’Etat ou bien à ceux-là qui l’ont enlevé de nous dire où il est pour qu’on aille le chercher. Il n’est ni politicien, ni autre chose, rien du tout. Il n’a fait qu’exprimer son opinion. Au moins on doit respecter la liberté d’expression. Mais, je ferai tout mon possible pour le récupérer », a-t-il laissé entendre.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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