Comme annoncé précédemment, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le FNDC de N’zérékoré ont dénoncé « des atrocités inhumaines » infligées à deux de leurs partisans par l’armée après leur arrestation par la police. Des accusations que rejette la direction régionale de la police de N’zérékoré, qui soutient que le dossier concernant Mamadou Alou Barry et Ibrahima Bah est en cours d’examen par les services de police. C’est ce qu’a confié ce lundi, 02 mars 2020, Sékou Koïvogui, directeur régional de la police, au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Arrêtés depuis le jeudi, 27 février 2020, Mamadou Aliou Barry, responsable du maintien d’ordre de l’UFDG et du FNDC, et Ibrahima Bah, étudiant, auraient subi des tortures au camp militaire de N’zérékoré avant être déportés vers une destination inconnue. Des informations démenties par Sékou Koïvogui, directeur régional de la police de N’zérékoré. « Ce n’est pas au camp qu’on fait la procédure… Personne n’est au camp Béhanzin, c’est du mensonge. S’il y a des gens à interpeller, c’est le commissariat qui fait la procédure et on amène aux juridictions compétentes, c’est tout », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est des circonstances dans lesquelles les deux membres du FNDC ont été arrêtés, le commissaire divisionnaire, Sékou Koïvogui dit qu’ils se sont servis d’un cocktail Molotov qui s’est retourné contre un d’entre eux. « Les deux jeunes ont été interpellés par la population. Ils ont acheté des plombs, les cartouches là, ils ont mis dans la bouteille, et ils ont mis de l’essence. Ça a éclaté. Ils ont voulu faire du mal à la population ; mais, ça c’est retourné contre eux. Une balle est rentrée sous le pied de l’un d’entre eux. Nous sommes en train de le sauver aujourd’hui », a-t-il expliqué.

A la question de savoir si Mamadou Alou Barry et Ibrahima Bah ont été déportés vers une destination inconnue, comme le dit le FNDC N’zérékoré, le commissaire divisionnaire Sékou Koïvogui répond sans ambages. « Ce n’est pas vrai, c’est du mensonge pur et simple. On a fait une réquisition, on attend qu’on puisse soigner l’autre là. C’est le scénario. Ils doivent être déférés au tribunal. »

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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