Après le report du double scrutin législatif et référendaire qui était prévu le 1er mars dernier en Guinée, la CEDEAO a désigné trois experts informaticiens qui arrivent ce mardi, 3 mars 2020, à Conakry. Ils vont faire l’audit du contesté fichier électoral et appuyer la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans son assainissement. Pour Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération Citoyenne (GéCi), joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, la venue de ces experts est une bonne chose qui pourrait rétablir la confiance entre les différents acteurs.

« J’ai appris comme tout le monde l’arrivée de ces experts. Je pense que c’est une très bonne initiative. C’est une bonne chose, parce que ce qui pose problème aujourd’hui, est un problème de confiance. Moi, je crois que si nous avons des experts indépendants, qui viennent, qui donnent des recommandations, ça peut nous aider à aller vraiment dans le bon sens. Mais je crois que le respect des textes, le respect de notre processus électoral devrait être mis en avant pour qu’on n’ait même pas besoin d’avoir une main étrangère ou-bien une main invisible sous notre processus électoral. C’est pourquoi je dis que leur arrivée est une bonne chose », a-t-il déclaré.

Mais avant même l’arrivée des experts déployés par la CEDEAO en Guinée, des voix s’élèvent déjà pour émettre des doutes quant à leur sincérité. L’un des missionnaires de l’organisation sous régionale est jugé proche du président guinéen, Alpha Condé, par certains partis d’opposition. Ce qui augure déjà la contestation des résultats du travail de ces experts, selon le président de la GéCi.

« Soyez sûrs qu’après la recommandation de ces experts, vous aurez encore des contestations, vous aurez encore des gens qui vont dire, ils sont venus encore pour valider quelque chose qui était déjà programmé, ou bien Dieu merci, ils sont venus remettre en question les problèmes d’achoppement. C’est dire que quoique l’on fasse, il y aura toujours des problèmes, et ça c’est dommage. C’est dramatique qu’à chaque fois, on ait besoin d’une aide extérieure pour nous mettre ensemble.

En tous cas pour ma part, j’ose espérer que selon leur indication, tout le monde sera d’accord sur la suite à donner. Mais, s’ils doivent venir et que ça pose déjà problème, imaginez la suite. En tout cas, je rêve d’un jour où la Guinée pourra elle-même organiser ses élections, un jour où on connaîtra deux ans ou trois ans la date pour les nouvelles élections. Je crois que ce moment viendra et ça, c’est l’engagement de tout le monde », espère Fodé Mohamed Soumah.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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