On n’en pas encore fini avec la polémique suscitée par le report du double scrutin législatif et référendaire qui était prévu pour se tenir le 1er mars 2020, en Guinée. Plusieurs petits partis d’opposition, en lice pour les élections législatives, se sont retrouvés ce mardi, 03 mars à Conakry pour se concerter sur cette situation. A l’issue de la rencontre, ils ont exigé la tenue du scrutin dans un meilleur délai, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’Union Démocratique de Guinée (UDG) de Mamadou Sylla, l’Alliance pour le Renouveau National (ARN) de Me Pépé Koulémou, le Parti pour la Paix et le Développement (PPD) d’Elhadj Boubacar Diallo entre autres, ont pris part à cette rencontre, organisée au domicile du leader de l’UDG, à Dixinn. Elle s’est déroulée à huis clos et a duré environ quatre heures.

A la fin des discussions, le président du Parti pour la Paix et le Développement s’est exprimé sur les différents reports du scrutin législatif enregistrés dans le pays. Ce qui a causé des dommages aux partis en course pour ces élections, selon Elhadj Boubacar Diallo. « On s’est retrouvés pour une concertation, parce que c’est un problème national qui prévaut actuellement. Tous les partis en lice, surtout ceux de l’opposition, ont estimé que nous avons été lésés. On n’a pas été consultés par rapport aux différents reports, surtout le tout dernier.

Tout le monde a vu que c’est à la veille de la tenue des élections que le président de la République a pris la responsabilité de reporter les élections. Nous nous sommes dit que ça nous impacte, surtout que nous n’avons pas reçu les subventions de campagne. Nous avons fait la campagne sans subvention. Ce qui était prévu pour un mois, on a fait un mois et 15 jours. Et s’il prolonge encore de deux semaines, ça va faire deux mois. Et ça impacte psychologiquement et financièrement les partis que nous sommes », a-t-il expliqué.

Ces partis politiques réclament « la tenue des élections législatives dans les meilleurs délais ». Ils exigent dans le même temps, le paiement de la subvention de campagne qu’ils n’ont toujours pas reçue. Ce qui est un droit pour eux et non cadeau, rappelle le président de l’Alliance pour le Renouveau National, Me Pépé Koulémou.

« Ce n’est pas un cadeau qu’on nous donne. La subvention est tirée de l’argent que les partis politiques ont payé de leurs poches lors de leur candidature. Donc, cette subvention est un droit acquis. Ça ne doit même pas être négocié. Cela doit être fait bien avant la campagne. Mais voilà, depuis l’ouverture de la campagne jusqu’à maintenant, aucun parti de l’opposition en course pour les législatives n’est rentré en possession de ses subventions. Ça c’est une irrégularité que nous reprochons à ce gouvernement et à la CENI », a dit l’opposant.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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