Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno, respectivement coordinateurs des opérations et des stratégies du FNDC

Trois jours après leur arrestation, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno, ont été déférés à maison centrale de Conakry, ce lundi 09 mars 2020. Le procureur de Mafanco a inculpé les deux leaders du FNDC et a décidé de les placer sous mandat de dépôt, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Les activistes de la société civile, opposés à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, sont inculpés pour « outrage à agent, violences et voie de fait, production, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine ».

Des infractions qu’ils auraient commises au préjudice du Commissaire Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire. Les deux hommes ont été enlevés dans la soirée du vendredi dernier, 06 mars 2020, par des hommes encagoulés, quelques heures seulement après avoir animé une conférence de presse à Conakry.

Conférence au cours de laquelle, ils ont accusé le responsable de la DPJ d’être le commanditaire des kidnappings d’opposants qui sont légion actuellement en Guinée. Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno se retrouvent pour la deuxième fois à la maison centrale de Conakry, depuis le début de leur combat contre le projet de nouvelle Constitution, qui donnerait au président Alpha Condé, la possibilité de briguer un troisième mandat.

En octobre dernier, ils avaient passé plusieurs semaines dans cette maison carcérale, en compagnie de quatre autres leaders du Front National pour la Défense de la Constitution. Ils avaient alors été jugés et condamnés en première instance, avant que leurs peines ne soient annulées par la Cour d’Appel de Conakry.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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