En 2025, la Guinée va abriter la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football. Pour évaluer les besoins et faire l’état des lieux des besoins des différents départements ministériels concernés par l’organisation de cette compétition, le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN) s’est réuni ce mercredi 11 mars 2020, à son siège à Kaloum. Cette première rencontre a connu la participation des cadres techniques des différents départements ministériels, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, et président du COCAN 2025, est revenu sur les parties concernées par l’organisation de la CAN 2025.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports et du Patrimoine Historique et président du COCAN 2025

« L’objectif de la rencontre était de permettre au comité de pilotage de rencontrer tous les départements impliqués dans l’organisation de cette Coupe d’Afrique des Nations. L’organisation de cette compétition est un méga projet qui ne peut pas être réalisé par un seul département. Il y a donc plusieurs départements qui sont concernés à savoir les Travaux Publics, la Santé, le Tourisme et l’Hôtellerie, la Sécurité et les Télécommunications. Donc, il fallait se rencontrer tous, poser les problèmes sur la table, voir la responsabilité de chaque département et voir comment chaque département peut apporter sa contribution dans la réalisation de ce méga projet. Le débat a été convivial et chaque ministère a reçu des directives. Donc, lors de la prochaine réunion, chaque ministère va nous dire ce qu’il envisage dans la réalisation de ce projet. »

L’organisation d’une telle compétition requiert des moyens pour la construction d’infrastructures à Conakry et à l’intérieur du pays. Pour Sanoussy Bantama Sow la priorité pour les membres du COCAN sera de mobiliser des fonds pour y faire face. « C’est un projet national et chaque guinéen doit être fier un jour de savoir qu’on a réalisé des infrastructures sportives. On ne peut pas parler de développement du sport sans infrastructures… Donc nous, notre rêve est de faire en sorte que demain, la Guinée se retrouve parmi ces grandes nations du sport où toutes les grandes disciplines sportives peuvent vraiment réaliser des performances. C’est pourquoi, au-delà de la réalisation des stades de football, nous allons faire sorte que parmi les six sites : N’Zérékoré, Labé, Kankan, Kindia, Boké et Conakry, qu’il y ait des palais des sports ».

Ibrahima Blasco Barry, ancien SG de la FEGUIFOOT et membre du COCAN

De son côté, Ibrahima Blasco Barry, ancien secrétaire général de la Fédération Guinéenne de Football et membre du COCAN, s’est penché sur l’Accord-cadre qui doit exister entre la Guinée et la Confédération Africaine de Football (CAF). Il a fait savoir qu’une mission du COCAN se rendra très prochainement au siège de la CAF au Caire, en Egypte, en vue de la signature dudit Accord-cadre. « Cet accord cadre fixe les obligations de chaque partie. Et si vous voulez, c’est en quelque sorte le résumé du cahier de charges qui doit nous être remis à cette occasion. Et, c’est en cela que cette réunion a été convoquée pour faire en sorte que chaque département ministériel fasse l’état des lieux de son potentiel et que par rapport au cahier de charges, nous ayons la possibilité d’analyser ce qui est à faire et ce qui est déjà fait. Parce qu’au-delà des infrastructures dont nous disposons aujourd’hui, il y a toujours des normes et standards, par exemple en matière de santé qui sont exigées par le cahier de charges. Et, c’est ce que nous allons aussi voir sur plan des Télécoms. Nous devons nous assurer que le Backbone national est déjà beaucoup déployé sur tous les sites que nous avons réservés. Mais par rapport à tout cela, nous devons donc examiner le cahier de charges, voir ce qui a été fait et ce qui ne l’a pas été. Mais aussi, l’accord-cadre consiste à faire un lien juridique entre notre pays et la CAF… Il s’agit donc d’établir un document officiel, qu’on appelle accord-cadre entre la CAF et notre pays, et qui nous attribue de façon définitive l’organisation de cette compétition ».

La CAF exige un minimum de 6 stades de compétition pour les candidatures individuelles. Le COCAN prévoit à cet effet la remise à niveau des stades Général Lansana Conté de Nongo (50 000 places) et 28 septembre (25 000 places) à Conakry et la construction de cinq grands stades dans les villes de l’intérieur du pays. Une manière d’appuyer sa candidature pour l’organisation de la CAN 2025.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin