Mohamed Lamine Bangoura, président de la Cour Constitutionnelle

On en sait un peu plus sur les raisons pour lesquelles le double scrutin législatif et référendaire ne se tiendra pas le 15 mars prochain. On apprend que le président de la CENI avait effectivement introduit une requête auprès de la Cour Constitutionnelle pour que celle-ci l’autorise à saisir le président de la République pour la fixation de la date des élections législatives et référendaire le dimanche, 15 mars 2020.

Mais, la plus haute juridiction du pays a désavoué complètement maître Amadou Salif Kébé, jugeant inopportun de prendre une quelconque mesure allant dans le sens de la tenue de ces élections le 15 mars 2020. Dans son arrêt en date du 10 mars 2020, la Cour Constitutionnelle a rappelé que « les élections législatives et référendaire ont été reportées pour des raisons liées à la recherche d’un consensus autour du fichier électoral » et que les experts déployés par la CEDEAO pour auditer le fichier électoral n’avaient pas encore présenté les conclusions de leur rapport d’audit.

Un autre camouflet pour le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, dont le travail a déjà été remis en cause par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et par la mission d’experts de la CEDEAO, qui a rendu public hier, son rapport d’audit du fichier électoral guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’arrêt de la Cour Constitutionnelle au sujet de la requête du président de la CENI.

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