Annoncée depuis hier, jeudi, c’est finalement dans la journée de ce vendredi, 13 mars 2020, que la libération des deux responsables du Front national pour la défense de la Constitution a été effective. Au sortir de la maison centrale de Conakry, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno ont réitéré leur détermination à mener le combat contre un troisième mandat du président Alpha Condé, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

« On est proche de la victoire contre le troisième mandat », a notamment précisé le responsable des Opérations du Front national pour la défense de la Constitution, qui sort ainsi d’une détention de deux semaines.

Egalement satisfaits de cette libération et déterminés, les avocats qui assurent la défense des responsables du FNDC, ont regretté le retard accusé entre l’annonce de cette libération et son effectivité.

Interrogé hier par un reporter de Guineematin.com sur les conditions de cette libération, Me Pépé Antoine Lama, un des membres de collectif d’avocats de la défense, a expliqué que les deux doivent se présenter chaque semaine devant le cabinet du juge d’instruction de Mafanco. « Ils seront tenus de se présenter une fois par semaine au cabinet du juge d’instruction de Mafanco, Sékou Almamy Camara. Nous saluons cette décision courageuse et conforme à la loi. Nous visons une seconde étape qui consistera à faire annuler cette procédure manifestement bâtie sur de l’illégalité et des contrevérités ».

Pour rappel, c’est dans la soirée du vendredi 6 mars dernier que les deux responsables du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ont été interpellés au domicile d’Ibrahima Diallo, à Démoudoula, dans la commune de Ratoma. Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno avaient animé une conférence de presse plutôt, dans la matinée du même vendredi pour dénoncer les kidnappings des citoyens guinéens qui sont opposés à un troisième mandat du président Alpha Condé, à Conakry et à l’intérieur du pays. C’est surtout le commissaire Fabou Camara, Directeur central de la police judiciaire, qui a été pointé du doigt par les responsables du FNDC. Ils ont été justement déposés à la DPJ où ils passeront trois jours avant d’être déférés au parquet de Mafanco. Là, Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo ils ont été accusés de : « outrage à agent, violences et voie de fait, production, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine » et ils avaient alors été placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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