Alors que la Guinée ne cesse d’enregistrer de nouveaux cas de coronavirus, la maladie semble encore banalisée à N’Zérékoré. Dans cette ville, les mesures de protection, pouvant empêcher la propagation du virus ne sont pas respectées par la population, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Avec désormais neuf cas confirmés et plus de 1000 contacts recensés, selon les chiffres officiels, la Guinée est entrée en pleine riposte contre le COVID-19. D’où la déclaration de l’état d’urgence dans le pays, avec plusieurs mesures restrictives, dont la fermeture des lieux de culte et l’interdiction de tous les rassemblements entre autres. Pendant ce temps, les appels au respect des mesures préventives se multiplient.

Des appels qui ne semblent toutefois pas tomber dans des bonnes oreilles à N’Zérékoré. Dans cette grande ville de la Guinée forestière, peu de citoyens se conforment à ces mesures visant à empêcher la propagation de la maladie. Le lavage régulier des mains et l’utilisation des gels hydro-alcoolique ont encore du chemin à faire dans cette ville. Car, la majeure partie de la population n’en fait pas du tout une préoccupation.

La situation est la même en ce concerne le respect de la distance de sécurité. Les conducteurs de taxis motos continuent de prendre deux à trois passagers. « Imaginez, si je loue la moto à 30 ou à 40 000 francs par jour, j’utilise 3 litres d’essence par jour, quand on fait la sommation, ça me fait 60 ou 70 000 francs. Et si je ne prends qu’un seul passager sur ma moto, je risque de me mettre en mal avec le propriétaire de la moto. Parce que je n’aurai même pas 70 000 francs comme recette journalière », a expliqué un jeune conducteur de taxi moto.

Ce dernier préconise la baisse du prix du carburant pour permettre aux transporteurs de respecter la réduction du nombre de passagers décidée par le président Alpha Condé, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire décrété le jeudi, 26 mars 2020, en Guinée. La fermeture des lieux de culte, décidée également par le chef de l’Etat, n’est pas aussi respectée à 100% à N’Zérékoré. Si les mosquées et églises situées dans la ville sont toutes fermées, d’autres mosquées situées dans les périphéries continuent d’ouvrir leurs portes aux fidèles.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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