La pandémie de Coronavirus continue d’accabler l’humanité. Cette maladie qui sévit un peu partout à travers les continents a déjà fait plus 26 000 morts dans le monde ; et, plus de 570 000 cas ont officiellement été diagnostiqués dans 183 pays et territoires depuis l’apparition du COVID-19 en décembre 2019 à Wuhan (en Chine).

A ce jour, l’Europe reste encore le continent le plus touché. Hier, vendredi 27 mars 2020, à 19 heures GMT, l’Europe totalisait 18 638 décès pour 313 801 cas. Et, c’est l’Italie qui occupe la tête. Ce pays- qui a recensait son premier décès lié au COVID-19 vers la fin du mois de février- compte désormais 9 134 morts pour 86 498 cas. Dans cette péninsule, 969 décès et 5 959 nouveaux cas ont été enregistrés hier, vendredi. Un bilan quotidien jugé « inédit » pour un seul pays en 24 heures.

Après l’Italie, c’est l’Espagne qui compte le plus de décès sur le vieux continent. Le pays totalise déjà 4 858 morts pour 64 059 cas enregistrés. La France draine encore 1 995 morts pour 32 964 cas détectés sur son sol.

Dans le reste du monde, la Chine continentale connait plus 3 200 morts (sur 81 340 cas), l’Iran a enregistré 2 378 morts (sur 32 332 cas), le Pakistan a recensé neuf (9) morts (sur 1 252). Et, malgré les contraintes sanitaires et la dangerosité de cette pandémie, les autorités pakistanaises ont fait le choix de ne pas fermer les mosquées, du moins pour l’instant.

Les Etats-Unis comptent, depuis hier, vendredi, plus de 1 540 morts et 100 000 cas officiellement déclarés. Face à la « panique », le président américain, Donald Trump, a contraint le constructeur automobile, Général Motors, à produire « des respiratoires artificiels » vitaux pour les malades de COVID-19.

En Amérique latine, on est déjà à plus de 10 000 cas. Et, selon l’organisation mondiale de la santé, les pays les plus touchés dans cette zone sont : le Brésil (2 915 cas dont 77 décès), l’Equateur (1 403 cas dont 34 décès) et le Chili (1 610 cas dont 5 décès). L’argentine a déjà recensé 589 cas dont 12 décès. Ce pays qui est en confinement général depuis une semaine a annoncé ce vendredi la fermeture de ses frontières jusqu’au 31 mars.

Avec plus de 3 400 cas confirmés et 94 personnes mortes de COVID-19 (selon le centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine), l’Afrique reste encore « largement épargnée » par cette pandémie. Mais, « la propagation du virus suit une évolution dramatique », a alerté Matshidiso Rabecca Moeti, la responsable régionale de l’OMS.

Pour l’instant, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et le Ghana sont les pays les plus touchés du continent. Mais, 24 pays africains ont déjà fermé leurs frontières et dix y ont suspendu leurs liaisons aériennes internationales.

Avec plus de 50 cas confirmés, la République Démocratique du Congo a reporté le « confinement total intermittent » de Kinshasa qui devait commencer ce 28 mars. Ceci, dit-on, pour prévenir des « actes d’insécurité ».

Au Nigéria, 63 cas ont été confirmés jusqu’à maintenant. Et, plusieurs personnalités politiques nigérians, le directeur de cabinet et principal conseiller du président Muhammadu Buhari a d’ailleurs été testé positif au COVID-19. L’Etat d’urgence est déjà en vigueur au Sénégal, en Côte d’Ivoire…

Avec 9 cas confirmés (dont un sorti guéri), la Guinée se barricade de plus en plus. L’Etat d’urgence a été décrété le jeudi dernier, 26 mars 2020 ! Ainsi, l’aéroport, les frontières terrestres, les lieux de cultes (mosquées et églises), les bars, les salles de jeux, de spectacles, de cinéma et autres lieux de rassemblement ont été fermés pour deux semaines (même si cette mesure souffre d’inapplication par endroit).

Selon l’ANSS, la Guinée compte à la date d’aujourd’hui, samedi 28 mars 2020, plus de mille (1 100) personnes contacts en situation d’observation médicale. Mais, les populations ont du mal à se familiariser avec les mesures de prévention édictées par les autorités. Les « mesures barrières » ne sont pas observées dans le secteur des transports et dans les lieux publics. Les usagers s’engouffrent dans les taxis, les minibus, comme des sardines. Les rassemblements continuent un peu partout à Conakry et à l’intérieur du pays. Instinctivement, on se serre fréquemment les mains dans les salutations. Cependant, les kits de lavage de mains sont de plus en plus visibles dans les lieux publics et à l’entrée de certains domicile (surtout à Conakry). On constate également un usage fantaisiste des kits de protection et une hausse du prix du gel hydro-alcoolisé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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