Considéré encore comme très clément en Afrique, le nouveau coronavirus gagne de plus en plus de terrain sur ce continent. Cette pandémie qui sème actuellement la mort à travers le monde touche aujourd’hui plus de 45 pays africains. Et, selon le centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine, jusqu’hier, lundi 30 mars 2020, l’Afrique a enregistré 4 871 cas confirmés et 152 décès liés au COVID-19.

L’Afrique du Sud reste encore le pays le plus durement touché du continent. La nation Arc-en-ciel a déjà enregistré plus de 1 200 cas sur son sol. La Libye draine officiellement neuf cas confirmés dont six dans la ville de Misrata. Mais, l’organisation mondiale de la santé (OMS) émet des réserves sur ce nombre. L’OMS estime que le nombre annoncé par les autorités libyennes est bien inférieur à la réalité qui prévaut sur le terrain, d’autant plus que le pays manque de matériel de dépistage. On apprend que le gouvernement d’union nationale a pris soin de libérer quelques 500 prisonniers, par peur de voir le COVID-19 se propager dans le pays. Un couvre-feu y a été instauré et il s’étend de 14 heures à 7 heures.

Au Sénégal, 162 cas confirmés ont déjà été recensés. Et, sur ces cas, 134 sont sous traitement, selon les autorités sanitaire du pays de la Téranga. A ce jour, la Somalie ne compte que trois cas confirmés ; alors que l’Érythrée totalise 12 personnes infectées au COVID-19. La Djibouti compte 25 malades due au nouveau coronavirus, la Guinée équatoriale comporte 14 cas confirmés. Le Zimbabwe compte totalise sept cas confirmés dont un cas de décès. Cependant, les autorités quand même ont appelés les zimbabwéens de rester chez eux. Mais, avec la situation économique précaire que travers le pays, les populations redoutent un effet dévastateur de ce confinement de trois semaines.

Au Nigéria où les cas d’infections au COVID-19 frôlent la centaine, le président Muhammadu Buhari a ordonné un confinement total des populations d’Abuja et de Logos. Guinée, les autorités viennent de passer à la vitesse supérieure. Dans la soirée hier, lundi 30 mars, le président Alpha Condé a instauré un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin, sur toute l’étendue du territoire national. Le chef de l’Etat guinéen a aussi interdit les déplacements de Conakry pour l’intérieur du pays. Ceci, pour éviter la propagation du COVID-19 en Guinée. Mais, le pays compte déjà 22 cas confirmés (dont n sorti guéri) et plus de 1000 personnes contacts en situation d’observation médicale. « Tout l’hôpital Donka (l’une des plus grande structures sanitaires de Guinée) a été réquisitionné pour la prise en charge des patients liés au nouveau coronavirus », a confié la directrice dudit centre hospitalo-universitaire de Conakry.

D’autres mesures contraignantes avaient déjà été annoncées par les autorités guinéennes. Il s’agit de la fermeture des lieux de cultes (mosquées et églises) et la diminution du nombre de passagers dans le transport urbain dans la ville de Conakry. Cette dernière a d’ailleurs suscité la protestation des chauffeurs de taxi à Conakry. Ils sont entrés en grève hier lundi. Certains citoyens de la capitale guinéenne redoutent désormais un confinement qui les contraindrait à rester à la maison.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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