Les accusations contre les forces de sécurité se multiplient depuis l’instauration d’un couvre-feu nocturne en Guinée. Une décision prise par le président de la République dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus dans le pays. Après Conakry et Dubréka, c’est à Koundara où des citoyens se plaignent d’exactions perpétrées par des agents de sécurité.

Mamadou Dian Diallo, mécanicien de profession, qui s’est confié à un journaliste de Guineematin.com, accuse des gendarmes et des policiers de s’être introduits dans son domicile pour le violenter et commettre des actes de vandalisme. Les faits se seraient passés dans la soirée du dimanche, 05 avril 2020, aux environs de 21 heures. « Ils (les gendarmes et policiers, ndlr) sont venus en demandant à tout le monde de rentrer. Quand chacun est rentré chez lui, ils ont défoncé ma porte et m’ont trouvé en pleine prière, ils ont interrompu ma prière. L’un d’entre eux a demandé qui est-ce qui s’appelle Mamadou Dian, j’ai dit que c’est moi.

Ils m’ont sévèrement bastonné avant de me laisser. J’ai voulu fuir par la porte arrière, mais j’ai entendu d’autres dire : tirez ! tirez ! Pendant ce temps, ma femme et mon enfant se trouvaient sur le lit et mon oncle était à l’intérieur de la maison également. Ma femme a crié parce qu’elle avait peur pour son enfant, mais un des assaillants a dit qu’ils n’ont pas besoin de l’enfant. Ils m’ont frappé à nouveau. Avant de partir, les gendarmes ont cassé toutes les chaises en plastique et les vitres d’un véhicule qui était garé au dehors. Même notre jarre d’eau n’a pas épargnée », a-t-il expliqué, précisant que ce sont les gendarmes qui ont commis ces actes et que les policiers ont tout fait pour les en dissuader.

Au lendemain de ces exactions, plusieurs jeunes se sont mobilisés tôt ce lundi pour aller d’abord chez le chef du quartier, Kalifa Camara, puis à la mairie de la commune urbaine avant de rallier la gendarmerie de Koundara. Selon certains citoyens, joints au téléphone, la gendarmerie s’est engagée à réparer les dégâts causés et à veiller à ce que des actes de ce genre ne se reproduisent plus dans la ville. Une information qui n’a ni été confirmée ni infirmée par le chef de quartier. Kalifa Camara, également joint au téléphone, s’est contenté d’annoncer qu’une solution a été trouvée sans donner plus de précisions.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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