Honorable Mamadou Cellou Baldé, député uninominal de Labé

Comme annoncé précédemment, la promulgation par le chef de l’Etat de la nouvelle constitution, issue du très controversé référendum du 22 mars 2020 suscite une vague de réactions au sein de l’opposition guinéenne. Les adversaires du pouvoir dénoncent un véritable recul démocratique dans notre pays. C’est le cas du député uninominal de Labé, Mamadou Cellou Baldé, membre de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, l’opposant a qualifié cette constitution de « chiffon » que son camp ne reconnaîtra jamais.

« Depuis le départ, les leaders du FNDC et de l’opposition politique dans notre pays, nous avions dit clairement que nous n’avions aucun débat sur ce projet de nouvelle constitution dont le peuple de Guinée ne veut pas. Une nouvelle constitution qui a été initiée, de façon illégale, par monsieur Alpha Condé. Donc, pour nous aujourd’hui, c’est un non-événement. Le peuple de Guinée sait qu’il n’y a pas eu d’élections dans notre pays. Il n’y a eu ni référendum, ni élections législatives dans notre pays. Ce qui s’est passé dans notre pays le 22 mars 2020, ce sont des violences politiques, ce sont les forces de défense et de sécurité qui ont fait subir au peuple de Guinée suffisamment de violences. Il n’y a donc pas eu de vote », soutient-il.

Cellou Baldé demande au président Alpha Condé d’arrêter d’insulter l’intelligence des Guinéens. « Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé doit regarder dans le rétroviseur. Lui qui prétendait dans un premier temps vouloir réviser la constitution actuelle parce que seulement ce n’était pas le peuple de Guinée qui l’avait adoptée mais un Conseil National de la Transition, aujourd’hui, c’est pire que cela. Le 22 mars, même 0, 001% du peuple de Guinée ne s’est pas exprimé. Je crois qu’Alpha Condé doit arrêter d’insulter l’intelligence du peuple de Guinée.

Hier, Alpha Condé a jeté à la poubelle le peu de légitimité qui lui restait. Alors, à partir de maintenant, nous sommes au Gondwana où chacun va faire sa loi. En tout cas, du côté du FNDC et de l’opposition politique, nous ne sommes pas concernés par ce chiffon de constitution. Nous sommes sous la constitution du 7 mai 2010 », a fait savoir ce responsable du parti de Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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