Dr Kaba Kourouma, responsable du laboratoire national de santé publique et coordinateur des laboratoires biologiques dans le cadre de la lutte contre le coronavirus

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire, ANSS, continue de faire les tests de dépistage du COVID-19 en Guinée. Hier, mardi 7 avril 2020, c’était le tour des députés nouvellement élus de passer devant les agents postés au Palais du peuple pour faire leur test de dépistage, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Selon Dr Kaba Kourouma, le responsable du laboratoire national de santé publique et coordinateur des laboratoires biologiques dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, ces tests sont organisés pour aider les députés à connaître leur statut.

« Les tests effectués sur le députés viennent après ceux des agents de l’ANSS, du cabinet du ministère de la santé et des cadres de la primature entre autres. Et après les députés, suivront les membres du gouvernement, ce mardi même dans la soirée, avant de programmer certains magistrats et les départements. Ces tests vont permettre à nos honorables députés de connaître leur statut. L’importance ici, quand on est négatif, cela permet d’observer rigoureusement les barrières. Lorsqu’on est malade du COVID-19, on est automatiquement pris en charge par l’ANSS et les contacts sont identifiés pour contrer la propagation du virus », a-t-il expliqué.

Pour mener à bien ce travail, quatre laboratoires sont mobilisés. A savoir le laboratoire national de santé publique, celui de l’Institut Pasteur, le laboratoire de fièvre hémorragique et le laboratoire de Pastoria à Kindia, qui bénéficie de l’appui d’experts Russes. Il y a également 10 centres de dépistages qui sont ouverts à Conakry dont deux mobiles.Et dans un bref délai, une décentralisation sera faite et les postes frontaliers seront pris en charge, selon Dr Kaba Kourouma. Mais si tous ces labos et centres de dépistages sont équipés et opérationnels, des inquiétudes demeurent chez les professionnels de santé.

« Tout de suite, je vais taper du poing sur la table puisqu’en tout et pour tout, nous n’avons que 20 milles tests disponibles, offerts par la Chine. Si notre demande d’urgence n’arrive pas à temps, nous avons des craintes si la maladie ne s’arrête pas d’ici fin juin que nous soyons à court de test. Autrement dit, il n’y aura plus de réactifs pour faire les tests de dépistage. Ce qu’il faut absolument éviter », avertit le laborantin.

Parlant du cas de suspect décédé dans la nuit de dimanche, 5 avril, à Donka, Dr Kaba Kourouma précise qu’il y a eu un prélèvement post-mortel et les résultats sont attendus dans 72 heures à compter du lundi. Et d’ici, dit-il, il faut se réjouir qu’il n’y ait encore aucun cas de décès lié à cette pandémie en Guinée. Cela doit encourager les Guinéens à rester vigilants, à rester chez eux, à multiplier le lavage des mains et d’observer la distanciation sociale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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