Santy Keïta, adjoint à l’officier de l’état civil de Kaloum

Les effets de la pandémie du coronavirus se font ressentir dans tous les domaines d’activités en Guinée. Même la célébration des mariages a été fortement impactée. Dans la commune de Kaloum, les couples ne bousculent pas devant le service d’état-civil de la mairie, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Habituellement, les officiers d’état-civil sont très sollicités à la veille du mois de ramadan. La période de l’année pendant laquelle on célèbre le plus les mariages en Guinée. Mais cette année, c’est tout le contraire à la mairie de Kaloum. En raison de la crise sanitaire liée au COVID-19, très peu de couples y viennent pour célébrer leur union. Une situation que Santy Keïta, responsable adjoint du service d’état-civil de cette commune, observe avec amertume. « Actuellement, il y a une nette baisse de la célébration des mariages. En début d’année, notamment au mois de janvier, nous avons enregistré 47 mariages.

Et au mois de février nous sommes descendus à 44 mariages célébrés. Au mois de mars, il y en a eu 38. Mais en ce mois d’avril, veille du ramadan, on a célébré pour le moment que 6 mariages, le 7ème a été reporté pour cause de maladie. En tout, on a eu au moins 3 mariages reportés. Et ça c’est à cause de l’épidémie du coronavirus. L’année dernière, en cette période, nous avons enregistré au total 91 mariages. Mais cette année, la fréquence de mariage est très faible. Avec cette allure, je crains même qu’il n’y ait report du ramadan », a-t-il dit.

Et cette situation, poursuit Santy Keïta, ne reste pas sans conséquences pour la mairie de Kaloum. « La baisse de nombre de mariage aura forcément un impact sur le budget de la commune. Aux mois de janvier et février 2020, les recettes de la commune de Kaloum ont augmenté du fait du nombre élevé de célébration des mariages. Lors d’une réunion tenue avec madame le maire, on avait promis de l’accompagner dans la réalisation de son programme de société. Et on avait été beaucoup appréciés par les membres de son cabinet en début d’année. Mais, avec l’arrivée de cette maladie, personnellement je constate que les recettes baissent. Et ça c’est un impact considérable », a confié l’officier d’état-civil.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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