Abdoulaye Djibril Diallo, victime de pillages à Cosa

Malgré l’instauration d’un couvre-feu nocturne pour lutter contre le Covid-19, les actes de cambriolage et de braquage se multiplient tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Un conteneur rempli d’objets divers a été attaqué et pillé par des malfaiteurs dans la nuit du jeudi au vendredi, 25 avril 2020 à Cosa, dans la commune de Ratoma. Abdoulaye Djibril Diallo, propriétaire de la boutique vandalisée, accuse des agents de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) d’en être responsables, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’insécurité grandit chaque jour un peu plus avec une multiplication des attaques à mains armées et des cambriolages. Cette situation au plus fort du couvre-feu instauré pour lutter contre le Covid-19. Après Dubréka, Kourémalé, N’zérékoré et Kindia, c’est Conakry qui est affecté par les agissements des malfaiteurs. De plus en plus, les citoyens accusent les forces de l’ordre d’exactions et de pillages à l’occasion de ce couvre-feu.

Le dernier cas en date s’est produit au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma. Des individus non-identifiés ont cassé la serrure de la boutique d’Abdoulaye Djibril Diallo, laissant la désolation derrière eux. Selon lui, c’est des agents de la CMIS qui ont attaqué sa boutique. « Habituellement, je mets mes marchandises dans des cartons pour les confier dans les grands magasins. Mais depuis l’instauration du couvre-feu, j’ai arrêté d’envoyer mes bagages dans les magasins. Hier jeudi, vers 15 heures, des agents de la CMIS de Cosa sont venus nous dire de fermer. Ils ne nous ont même pas donné l’occasion de sortir quelques objets importants, comme les téléphones Androïd. Ce matin, j’ai été alerté par un voisin qui m’a dit que mon conteneur a été attaqué et pillé. Je suis venu faire le constat et j’ai compris que ce sont seulement les téléphones Androïd qui ont été volés. Au moins, 10 téléphones Androïd ont été volés. La perte est estimée à près de 10 millions de francs guinéens. Et pour moi, c’est un acte purement monté et orchestré par les policiers, les agents de la CMIS. C’est eux qui viennent nous chasser pour passer la nuit ici. Donc, j’estime que ce sont les policiers qui pillé ma boutique. »

Selon Abdoulaye Djibril Diallo, ce couvre-feu est venu rendre leur situation très compliquée. « Avant le couvre-feu, on n’avait aucun problème ici. On avait le temps de sortir nos marchandises pour les amener ailleurs. Mais depuis l’instauration de ce couvre-feu, nous avons des problèmes avec les agents des forces de l’ordre. Maintenant, à partir de 16 heures, c’est eux qui contrôlent la ville. La nuit, vous ne verrez personne dehors à part les agents des forces de l’ordre. Donc, nous accusons les agents des forces de l’ordre d’être responsables de ce qui nous arrive maintenant. Je demande à l’Etat de faire cesser ces pillages. Les commerçants que nous sommes, nous souffrons énormément des agissements des forces de l’ordre », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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